CONGO BRAZZAVILLE : ARRESTATION DE L'OPPOSANT André OKOMBI SALISSA

La cavale de l’opposant congolais et candidat à la présidentielle de mars 2016 aurait pris fin. A l’aube de ce mardi 10 janvier, il aurait été arrêté dans la résidence où se il cachait après des accusations de détention d’armes et d’atteinte à la sûreté de l‘État. Une information relayée par plusieurs sources dont certaines au sein de la police nationale.
A en croire la radio française RFI, l’ancien ministre passé à l’opposition a été arrêté entre 3h et 4h du matin dans l’une de ses résidences située au nord de la capitale Brazzaville. La trajectoire après son arrestation reste toutefois confuse.
En effet, si des proches de l’opposant affirment qu’il est aux mains de la Direction générale de surveillance du territoire (DGST) après être passé par les locaux de la sécurité présidentielle, la DGST dément cependant détenir André Okombi Salissa.
L’homme qui fut un proche du président congolais Denis Sassou Nguesso dont il fut l’un des ministres dès la fin des années 1990 jusqu’en 2012, avait fait volte-face et rejoint le camp de l’opposition. Il faut d’ailleurs l’un des adversaires de Sassou Nguesso lors de la présidentielle de mars 2016. C’est à l’issue de ce scrutin qu’il fut assené d’accusations de détention d’armes et d’atteinte à la sûreté de l‘État.
Pour l’heure, l’inquiétude de sa famille est de savoir où il est détenu.
Pour une fois, Radio Trottoir a dit vrai. Tout comme les réseaux sociaux, qui annoncent, depuis ce matin, l'arrestation d'André Okombi Salissa (AOS). Le dictateur qui avait mis toutes les polices et toute la gendarmerie du Congo-Brazzaville à ses trousses, sait, pertinemment, qu'il lui est, formellement, interdit de toucher un seul de ses cheveux, sinon, ce serait la foudre : son propre clan subirait de sérieuses représailles, à défaut de lui-même. La paix au Congo ne tient qu'à un fil. AOS n'est pas seul dans ce cas de figure : Paulin Makaya, Modeste Boukadia, le colonel Marcel Ntsourou et le général Jean Marie Michel Mokoko, pour ne citer que ceux-ci, sont, directement, sous la surveillance du peuple congolais. Aucun de leur cheveu ne doit manquer sur la tête. Le dictateur sait qu'il peut vaincre son (dynamique) peuple un temps. Mais, il sait, aussi, et surtout, qu'il ne peut le vaincre tout le temps. A un moment donné, même ses fétiches qui dirigent le Congo-Brazzaville, perdront leur boussole.
AOS avait accordé une interview très courue à votre magazine préféré, il y a un mois. On la mettra en ligne prochainement. Une surprenante sortie qui a redonné du punch aux Congolais qui n'avaient plus de ses nouvelles depuis la présidentielle de mars. Il y affirmait être de retour, toujours, prêt pour la lutte, n'abdiquant, jamais. Sassou, peureux comme un rat d'église, a, immédiatement, perdu le sommeil. Conséquence : il réactivé, de plus belle, ses services. Beaucoup d'argent aurait été mis sur la table.
AOS aurait été arrêté, vers 4 heures du matin (3h00 GMT), dans le quartier Diata. Après une année de cavale. Il occupait un petit studio dans l'arrière cour d'une parcelle qui appartient, vraisemblablement, à un ancien militaire originaire de Lekana, comme lui-même.
Selon nos sources, il aurait été repéré à cause de l'utilisation de son téléphone satellitaire par les services secrets. De quel pays ? Probablement, les Israéliens qui ont assisté les éléments de la DGSP et de la GR. Ils sont arrivés, à Brazzaville, il y a quelques jours, avec comme mission, de décrypter ses communications. Le pasteur Ntoumi est, aussi, dans leur collimateur. A la demande du dictateur. Une fois AOS détecté, les éléments de la DGSP et de la GR ont escaladé la clôture avant de mettre la main sur lui. Il leur a, lui-même, ouvert la porte et leur a dit « Bonjour Mes Frères ». Il s'est, par la suite, rendu sans opposer la moindre résistance. Il est, actuellement, cuisiné à la DGST. L'arrestation d'AOS rappelle celle de Jonas Savimbi en 2002, et puis, son assassinat, par la suite. Une technologie, que n'avait pas l'armée angolaise mais qui avait permis de localiser l'ancien leader de l'Unita, grâce à l'assistance des Américains, qui avaient, facilement, localisé le lieu où il avait planté sa tante pour passer la nuit, en pleine forêt. Encerclé par les soldats du régime, il avait refusé de se rendre et a livré bataille jusqu'à la mort.
AOS qui a perdu son petit frère, Roland Ngambou, le 22 décembre dernier, va rejoindre Mokoko, Ntsourou, Boukadia et Makaya, en prison. Ainsi, donc, va la vie politique au Congo : « réconciliateur » en chef en RCA, en RDC et en Libye, dictateur (intouchable) qui met tous ses opposants en prison et leur prive de soins adéquats, à l'intérieur. Toute cette farce, au vu et au su de la communauté internationale où l'Américain Obama et le Français Hollande, vont, piètrement, quitter la scène politique internationale, en étant considérés, en Afrique, comme les plus grandes déceptions de ces dernières décennies.
LES DERNIÈRES NOUVELLES DU SASSOULAND : UN PEUPLE DE GROS COUILLONS ?
JE NE SUIS PAS DANS LE SCHÉMA DE CEUX QUI PENSENT CONSERVER OU CONQUÉRIR LE POUVOIR PAR LES ARMES. DIXIT OKOMBI SALISSA.
Okombi Salissa, arrêté ce matin. Une bonne pioche pour le tyran et son clan qui n’hésiteront pas les prochaines heures à exhiber, fidèlement à leurs us et coutumes, ce gros poisson menottes aux poignets pour lui faire subir l’humiliation. Comme toujours, on lui collera des motifs d’atteinte à la sûreté de l’état, curieusement comme à Jean Marie Mokoko, Paulin Makaya ou à Ntumi. Tous des opposants qui, inflexibles et droits dans leurs bottes, dénoncent avec constance le viol de la constitution et le hold-up électoral. Coïncidence? Certainement pas.
Mais personne n’est vraiment dupe, le tyran fait payer à Okombi Salissa le fait non seulement de contester sa légitimité issue du viol électoral, mais aussi et surtout, d’avoir révélé aux yeux du monde avec ses compagnons d’infortune, un dictateur aux pratiques sordides se servant de fausses élections organisées, pour cacher sa dictature et mourir au pouvoir.
Mais au-delà de ces 4 arrestations, se pose une vraie question : Quel peuple sommes-nous ? Si j’étais méchant, je dirais un peuple de gros couillons et ce n’est pas par hasard si le tyran et son clan ont décrété leur Nouvelle République, celle des gros couillons que nous sommes. Une République taillée sur mesure pour peuple endormi..
Voyez-vous, nous avons en face de nous un monstre froid de surcroît un mafieux qui pille nos richesses et n’hésite pas à tuer en toute impunité depuis des années. A chaque fois, nous lui avons trouvé des circonstances atténuantes, comme en 1991, avec cette connerie de lavement des mains et encore plus grave, il n’ ya pas si longtemps, en 2015 où on avait une occasion en or de débouler au palais pour en finir une bonne fois pour toute, lors du meeting au boulevard des armées. Et qu’avons-nous fait ? Rien, si ce n’est rentrés chez nous comme des petits imbéciles sur instruction de je ne sais pas quels leaders corrompus.
Un dictateur reste un dictateur. ll ne fait pas dans les sentiments. Paulin Makaya en taule. Jean Marie mokoko en taule. Okombi en taule. Modeste Boukadia en taule. Jean Ngouabi en taule. Et tous les autres en taule ,torturés quand ils ne sont pas tués. Ntumi et les populations du Pool sont sous le feu des obus.Que faisons nous ? Et finalement, si nous méritons notre sort !
Jusqu'où ira le dictateur Denis SASSOU NGUESSO, après Paulin MAKAYA, Modeste BOUKADIA, Jean Marie Michel MOKOKO, c'est autour de André OKOMBI SALISSA de tomber dans les griffes du tyran. Il ne reste plus que le révérend Pasteur NTUMI qui a choisit de résister dans la forêt et pour combien de temps.
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

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