Sassou.Tu voulais des élections? Nous les voulons libres et transparentes. Puisque tu es sûr de toi. Puisque le peuple est soi-disant avec toi. Alors pourquoi trembles-tu ? Pourquoi cette trouille? Pourquoi cette agitation? Pourquoi toutes ces intimidations ? Pourquoi menaces-tu la Paix ? Sassou, toi, homme de la paix des dupes, tu es un phénomène, te voilà démasqué.
Sassou perd ses nerfs. Sassou perd sa tête. Sassou perd son sang-froid. Sassou devient nerveux. Sassou est dans tous ses états. Mais pourquoi diable, tu t’es mis dans de beaux draps ? Ah tes con-seillers là, ne t'ont pas rendu service. Allô Moudoudou. Allô Moungala. Il faut calmer le vieux.
Ça se corse. Ça se durcit. Ça se tend. La température grimpe. Ça devient très intéressant, et j’adore ça.
TIC. TAC. TIC. TAC. TIC. TAC. TIC. TAC. TIC. TAC. TIC. TAC
Pourquoi Sassou? Mais pourquoi, tu as osé faire ça? En t’attaquant au général Mokoko tu nous as rendu service. Nous n’en espérions pas tant. Quelle belle pub ! Mais quelle belle pub, Sassou ! Nous te disons merci. En Mars prochain toutes les caméras du monde seront braquées sur le Sassouland, pour voir la chute d'un chef de gang.
L’information a fait le tour du monde. L’agression, à son arrivée, à Maya Maya, du Général Jean Marie Mokoko, est le signe tangible d’un pouvoir finissant désormais aux abois. D'un pouvoir avilissant d'une autre époque, bon pour la poubelle.
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Inlassablement, lentement mais surement, le temps s’égrène. Trop vite, pour Sassou et ses bouseux. Trop lent pour nous, la majorité républicaine.
Sassou. Comment comptes-tu t’en tirer cette fois-ci ? On te savait tricheur. On te savait dictateur. On te savait aussi chef Cobra. Avec l’agression du général par tes Barbouzes, te voilà mis à nu.
Ah Sassou, ta démocratie là, ce n’était que du vent. Si le monde entier ne le découvre que maintenant, les Congolais le savaient déjà.
33 ans Sassou. Voici 33 ans que tu nous nargues. 33 ans que tu nous mens. 33 ans que tu voles notre pognon. 33 ans que tu nous chies dessus. 33 ans que tu t'es arrogé le droit de vie ou de mort sur nous. Mais cette fois-ci, c'est la fois de trop.