CONGO BRAZZAVILLE : POLEMIQUE AUTOUR DES MOLECULES DESTINÉES AU TRAITEMENT DU CANCER
Pourquoi Denis Christel Sassou Nguesso et le Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon ne relancent-ils pas le projet de portée nationale qui avait été élaboré par le Dr Bienvenu Victor Dzamba sur les chambres implantables et qui était accepté par l'état congolais ?
DROIT DE REPONSE DU PROFESSEUR Jean Bernard NKOUA MBON Bonjour Monsieur
J'ai lu avec intérêt votre cri de cœur. Je crois que le plus simple aurait été que vous vous rapprochez de nous pour avoir la vraie information. S'il vrai que le Dr B Ndzamba avait fait le déplacement de Brazzaville à ses frais pour implanter une dizaine de PAC qu'il avait ramené de belgique, ce qui est une bonne chose, il est cependant faut de dire qu'il existe sur le plan national un projet. Je crois qu'il faut éviter de jouer avec ce genre d'allégation qui pourrait nous mettre en difficulté vis à vis de nos patients. J'observe que vous vous intéressez à nos problèmes. Votre contribution est donc très attendue. Mon service et mon équipe sont prêts à vous recevoir pour examiner ce que vous pourriez nous apporter
Pr Jb Nkoua-Mbon
Chef de Service de Carcinologie-Radiothérapie
CHU de Brazzaville
Contribution de Monsieur Bienvenu MABILEMONO
Professeur,
Depuis que j'ai lancé ce cri de cœur au sujet des PAC, je suis surpris par le nombre de réactions que j'ai reçues.
Mais le plus stupéfiant dans tout cela c'est que j'ai reçu des témoignages qui ne plaident guère en votre faveur (On me parle par exemple des travaux faramineux de votre clinique qui seraient financés avec l'argent que vous aurez détourné, on me parle de votre passage chaotique à la mairie de Brazzaville, on me parle de l'achat de votre maison payée cash dans la région de Namur dans le centre de la Belgique où résident votre épouse Bernadette et vos enfants, on me parle de votre épouse d'origine zaïroise à qui vous aviez fait bénéficier d'une bourse de l'OMS pour le compte du Congo, on parle du fait que vous n'aviez pas pu exercer le métier de médecin en Belgique car votre cursus ne le permettait point et qu'il vous auriez fallu pour cela refaire 4 années d'études pour pouvoir homologuer votre diplôme étranger, on me parle de ce que votre épouse, elle, aurait réussi là où vous, vous avez échoué... Bref, j'ai reçu beaucoup de réponses qui ne plaident guère en votre faveur)
Donc, je constate, au vu de nombreuses réponses qui sont parvenues que ce cri de cœur crée un véritable malaise, une incompréhension au sein de la communauté médicale congolaise.
Beaucoup de vos collègues me donne raison de parler à nouveau de cette affaire de Port à Cath (PAC) d'autant plus que le cancer est un problème de santé publique dans notre pays.
Si j'ai soulevé ce problème de PAC, c'est parce que je sais qu'actuellement, c'est même une obligation de proposer à tout patient susceptible de bénéficier de la chimiothérapie anti-cancéreuse, ce dispositif couramment appelé PAC. C'est ce que les Anglo-Saxons appellent "The Standards of Care".
Pratiquer de la chimiothérapie anticancéreuse sans ce dispositif (PAC), est assimilable à de la torture. C'est inadmissible, voire même criminel de savoir que nos concitoyens malades de cancer sont soumis à de telles rudes épreuves (une torture qui ne dit pas son nom). Vous les médecins, vous êtes pourtant sensés travailler sous Serment (Serment d'Hippocrate). Vous ne devriez donc pas faire n'importe quoi avec vos patients.
Si le CHU de Brazzaville n'a pas un budget suffisant pour financer un tel projet, Le Ministère de la Santé doit tout simplement retirer au CHU l'autorisation de pratiquer ce genre de traitement à Brazzaville.
Je pense que le coût de ce projet de PAC est dérisoire par rapport à l'argent dépensé pour des évacuations sanitaires au Maroc, France ou en Afrique du Sud pour des motifs similaires (pathologie cancéreuse). De plus, ce projet est l’œuvre d'un congolais ; ce qui devrait donc vous glorifier et faire votre fierté à tous, vous les médecins congolais. Je rappelle que conformément à l'obligation solennelle d'Hippocrate, vous médecins, vous devez proposer à vos patients, les meilleurs soins et non pas les soumettre à des actes désuets cela se fait aujourd'hui au CHU et partout ailleurs dans le pays.
Je pense qu'une fois ce projet effective au Congo, les patients seraient pris en charge sur place au Congo, soignés auprès de leurs familles. Tout cela bien sûr à votre honneur en votre qualité de chef de service cancérologie (vous aurez donc réaliser ce que votre prédécesseur n'aura pas pu réaliser). C'est un projet qui relève donc du bon sens.
J'espère que vous prendrez en compte ce conseil patriotique.
Bienvenu MABILEMONO
|
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi
/http%3A%2F%2Frap-as.com%2Fwp-content%2Fuploads%2Fimages%2Fla-voix-du-peuple-540x270.jpg)
Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi