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CONGO BRAZZAVILLE : POLEMIQUE AUTOUR DES MOLECULES DESTINÉES AU TRAITEMENT DU CANCER

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CONGO BRAZZAVILLE : POLEMIQUE AUTOUR DES MOLECULES DESTINÉES AU TRAITEMENT DU CANCER

 

 

 

 

Pourquoi Denis Christel Sassou Nguesso et le Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon ne relancent-ils pas le projet de portée nationale qui avait été élaboré par le Dr Bienvenu Victor Dzamba sur les chambres implantables et qui était accepté par l'état congolais ?

 

Depuis plusieurs décennies, les molécules destinées au traitement des cancers, dites "chimiothérapie", s'administrent dans des dispositifs appelés "chambre implantable".
 
Ce dispositif, aussi appelé port-à-cath ou PAC (en sigle), est composé d'un petit boîtier (la chambre implantable) et d'un cathéter (tuyau souple et fin) et permet d'administrer la chimiothérapie de façon sûre et confortable.

À chaque perfusion, les médicaments sont injectés directement dans la chambre implantable, à travers la peau. Il existe des patchs d'anesthésiants cutanés permettant de limiter la douleur lors de l'installation de l'aiguille. 
 
Ce système limite les douleurs liées aux piqûres répétées car celles-ci sont beaucoup moins profondes. Il reste en place pendant toute la durée du traitement et permet à la personne malade d'avoir une activité physique normale, de se baigner, de voyager, etc.
 
Il y a quelques années, nous avions lu des échanges sur la toile des médecins de la diaspora, où l'on apprenait qu'un certain Dr Bienvenu Victor Dzamba (médecin de la diaspora) s'était rendu à Brazzaville, à ses propres frais, implanter ces dispositifs à nos concitoyens atteints de cancers pour faciliter l'administration de leur traitement.
 
Mais ce qui nous avait beaucoup choqué dans cette histoire - et nous en sommes encore très choqués aujourd'hui -, c'est que nous avions lu également dans ces échanges qu'un projet initié par ce Dr Bienvenu Victor Dzamba sur la pose de ces dispositifs dits "chambre implantable" à tous les patients atteints de cancer au Congo (et dieu sait qu'ils en ont besoin), n'a jamais été financé par l'état congolais, alors que le Pr. Charles Gombé Mbalawa, alors chef de service de cancérologie au CHU de Brazzaville avait annoncé que ce projet du Dr Bienvenu Victor Dzamba sur les chambres implantables était accepté par l'état congolais.
 
Il se trouve qu'aujourd'hui le Pr. Charles Gombé Mbalawa est parti à le retraite et c'est désormais le Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon qui est à la tête du service de cancérologie au CHU de Brazzaville.
 
Et il se trouve également que ce dernier  (le Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon) est - et c'est ce qui est intéressant et important de souligner - le président de l'association "Solidarité cancer" dont le parrain et le promoteur n'est autre que Denis Christel Sassou Nguesso (Kiki), l'homme qui détient toute la richesse financière du Congo.
 
D'ailleurs tout le monde se souvient de cette déclaration tonitruante du Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon, en sa qualité de président de "Solidarité cancer", je cite : "Le député d’Oyo est l’un des acteurs de premier rang de la lutte contre le cancer, ce fléau qui est un vrai problème de santé publique au Congo. (...) Nous pouvons l'éradiquer en vibrant au même diapason que notre parrain", et d'ajouter, je cite : "Nous vous assurons que toutes les personnes mobilisées pour cette campagne ne trahiront pas votre engagement".
 
Alors la question que tout le monde se pose aujourd'hui est l suivante : Pourquoi Denis Christel Sassou Nguesso, l'homme qui détient toute la richesse financière du Congo et le Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon ne relancent-ils pas ce projet de portée nationale qui avait été élaboré par le Dr Bienvenu Victor Dzamba sur les chambres implantables et qui était accepté par l'état congolais ?
 
Comment comprendre que les Congolais atteints de cancer continuent d'aller se faire opérer à l'étranger (au Maroc ou en France pour ceux qui en ont les moyens) à cause du manque des chambres implantables au CHU de Brazzaville et que la grande majorité (ceux qui n'ont pas les moyens) continue à se faire administrer les chimiothérapies dans des veines périphériques, avec des conséquences innombrables que l'on sait, pouvant aller jusqu'aux amputations des organes cancéreux ?
 
Comment comprendre que l'Etat congolais finance des congrès médicaux à hauteur des centaines de millions dont l'utilité est pourtant discutable et pas un tel projet d'une portée nationale, qui ferait bénéficier ce dispositif de chambre implantable à nos concitoyens (sans distinction de classe sociale) atteints des cancers ?
  
 
Bienvenu MABILEMONO
 

DROIT DE REPONSE DU PROFESSEUR Jean Bernard NKOUA MBON

Bonjour Monsieur
J'ai lu avec intérêt votre cri de cœur. Je crois que le plus simple aurait été que vous vous rapprochez de nous pour avoir la vraie information. S'il vrai que le Dr B Ndzamba avait fait le déplacement de Brazzaville à ses frais pour implanter une dizaine de PAC qu'il avait ramené de belgique, ce qui est une bonne chose, il est cependant faut de dire qu'il existe sur le plan national un projet. Je crois qu'il faut éviter de jouer avec ce genre d'allégation qui pourrait nous mettre en difficulté vis à vis de nos patients. J'observe que vous vous intéressez à nos problèmes. Votre contribution est donc très attendue. Mon service et mon équipe sont prêts à vous recevoir pour examiner ce que vous pourriez nous apporter
Pr Jb Nkoua-Mbon
Chef de Service de Carcinologie-Radiothérapie
CHU de Brazzaville
 
Contribution de Monsieur Bienvenu MABILEMONO
 
Professeur, 
 
Depuis que j'ai lancé ce cri de cœur au sujet des PAC, je suis surpris par le nombre de réactions que j'ai reçues.
 
Mais le plus stupéfiant dans tout cela c'est que j'ai reçu des témoignages qui ne plaident guère en votre faveur (On me parle par exemple des travaux faramineux de votre clinique qui seraient financés avec l'argent que vous aurez détourné, on me parle de votre passage chaotique à la mairie de Brazzaville, on me parle de l'achat de votre maison payée cash dans la région de Namur dans le centre de la Belgique où résident votre épouse Bernadette et vos enfants, on me parle de votre épouse d'origine zaïroise à qui vous aviez fait bénéficier d'une bourse de l'OMS pour le compte du Congo, on parle du fait que vous n'aviez pas pu exercer le métier de médecin en Belgique car votre cursus ne le permettait point et qu'il vous auriez fallu pour cela refaire 4 années d'études pour pouvoir homologuer votre diplôme étranger, on me parle de ce que votre épouse, elle, aurait réussi là où vous, vous avez échoué... Bref, j'ai reçu beaucoup de réponses qui ne plaident guère en votre faveur)    
 
Donc, je constate, au vu de nombreuses réponses qui sont parvenues que ce cri de cœur crée un véritable malaise, une incompréhension au sein de la communauté médicale congolaise. 
 
Beaucoup de vos collègues me donne raison de parler à nouveau de cette affaire de Port à Cath (PAC) d'autant plus que le cancer est un problème de santé publique dans notre pays.
 
Si j'ai soulevé ce problème de PAC, c'est parce que je sais qu'actuellement, c'est même une obligation de proposer à tout patient susceptible de bénéficier de la chimiothérapie anti-cancéreuse, ce dispositif couramment appelé PAC. C'est ce que les Anglo-Saxons appellent "The Standards of Care".

Pratiquer de la chimiothérapie anticancéreuse sans ce dispositif (PAC), est assimilable à de la torture. C'est inadmissible, voire même criminel de savoir que nos concitoyens malades de cancer sont soumis à de telles rudes épreuves (une torture qui ne dit pas son nom). 
 
Vous les médecins, vous êtes pourtant sensés travailler sous Serment (Serment d'Hippocrate). Vous ne devriez donc pas faire n'importe quoi avec vos patients. 
 
Si le CHU de Brazzaville n'a pas un budget suffisant pour financer un tel projet, Le Ministère de la Santé doit tout simplement retirer au CHU l'autorisation de pratiquer ce genre de traitement à Brazzaville.

Je pense que le coût de ce projet de PAC est dérisoire par rapport à l'argent dépensé pour des évacuations sanitaires au Maroc, France ou en Afrique du Sud pour des motifs similaires (pathologie cancéreuse). De plus, ce projet est l’œuvre d'un congolais ; ce qui devrait donc vous glorifier et faire votre fierté à tous, vous les médecins congolais.
 
Je rappelle que conformément à l'obligation solennelle d'Hippocrate, vous médecins, vous  devez proposer à vos patients, les meilleurs soins et non pas les soumettre à des actes désuets cela se fait aujourd'hui au CHU et partout ailleurs dans le pays.
 
Je pense qu'une fois ce projet effective au Congo, les patients seraient pris en charge sur place au Congo, soignés auprès de leurs familles. Tout cela bien sûr à votre honneur en votre qualité de chef de service cancérologie (vous aurez donc réaliser ce que votre prédécesseur n'aura pas pu réaliser). C'est un projet qui relève donc du bon sens.
 
 
J'espère que vous prendrez en compte ce conseil patriotique.
 
 
Bienvenu MABILEMONO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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