Dans son discours de vœux prononcé le 31 Décembre 2015, Sassou-Nguesso s’en est pris tout de go aux « diables qui de temps en temps, quand ils le veulent nous prennent la tête ». Qui d’autres que lui- même et ses propres lubies peuvent lui prendre la tête ou bien la lui perdre ?
SASSOU CHERCHE DESESPEREMENT DES POUX SUR LES TETES DE SES CONCITOYENS TOUT EN S’OCTROYANT DES ETRENNES
C’est la 32è fois au moins que Sassou-Nguesso, s’octroyant des étrennes, cherche des poux sur les têtes des autres, même sur celles qui n’en peuvent contenir.
Il oublie son propre entêtement à vouloir changer une constitution qui ne posait aucun problème et qui lui était extrêmement favorable, sa détermination farouche à vouloir se maintenir au pouvoir coûte que coûte, en dépit de la loi et du bon sens, son instinct criminel qui ne tolère aucune contradiction dans le Pays et qui le conduit à tuer tous ceux qui osent bouger ou parler.
Y’a-t-il vraiment des gens qui lui en veulent simplement pour leur bon vouloir et en fonction de leur propre agenda? Lorsqu’ un chef commence à voir le diable, c’est qu’il ya quelque chose qui ne tourne pas rond, dit la sagesse populaire.
Un tel chef n’en est plus un si tant est qu’il n’en fut jamais. Sa place n’est plus à la tête d’une Nation aspirant à la paix, à la concorde et à la sérénité, mais sur une chaise longue, dégustant nonchalamment un gobelet de moulengué.
Combien de villages ne se sont- ils pas détruits parce que leurs chefs avaient crié fort que le Diable était dans leurs murs et, surtout qu’il s’était incarné dans telles ou telles personnes, créant la trouille dans les esprits d’honnêtes gens ? Notre Chef d’État serait-il moins respectueux des principes de la chefferie traditionnelle qu’un Chef de Village ordinaire ?
En tout état de cause, si j’étais comme le susurre son entourage l’un de ces diables qui l’empêchent de dormir, je ne serais que tout aise et je persévèrerais dans cette posture. Car je le fais pour l’intérêt général, sans a priori et sans autre objectif que celui de servir mon pays en lui disant ma part de vérité dans la situation d’imbroglio créée par Sassou-Nguesso.
L’on peut s’en rendre compte à propos de la gouvernance générale et dans tous les domaines : politique, étatique, constitutionnel, juridique, économique, financier, patrimonial, social, moral, militaire et sécuritaire. Il a accaparé tous les pouvoirs de décision, à l’exclusion de toute autre institution même à titre consultatif.
Le Parlement et autres institutions délibérantes ne sont que des organes croupion à son service, quelles que puissent être les dispositions constitutionnelles.
Si empêcheur de tourner en rond que je puisse paraître, il faut que je brise la chape de plomb qui maintient le peuple congolais dans une peur de chien et un silence de mort, comme s’il était chloroformé sous prétexte de paix, de paix des tombeaux et de stabilité du malheur.
Denis Sassou-Nguesso est le plus grand perturbateur de paix que le Congo ait connu. Il a toujours secoué l’épouvantail de la guerre chaque fois qu’il veut opérer un passage en force, comme récemment, avec son référendum constitutionnel boycotté à 95 % mais qu’il a déclaré officiellement voté à 92.26% par 72.44% du corps électoral.
Alors que tout le monde y compris les observateurs internationaux a noté que le suffrage exprimé ne dépassait pas 5%. C’est le même taux que pour les précédents scrutins électoraux.
Dans aucun pays et à quelque époque qu’on se réfère dans l’Histoire de l’Humanité, y compris dans les régimes monarchiques de droit divin, on n’a vu un dirigeant disposer à titre personnel et exclusif d’autant de pouvoirs sans contrepoids, et en abuser sans parcimonie.
Ce, de Jules César à Mobutu, en passant par Néron, Louis 14, Ceausescu et Bokassa 1er.
Aucun de ses contemporains en Afrique, en Europe, en Amérique et ailleurs, n’a autant de pouvoirs lui permettant de disposer à son gré des Caisses publiques, des Forces de défense et de sécurité, des Tribunaux, des Urnes, etc. quand bien même ils le voudraient, car des contrepoids constitutionnels et légaux les en empêchent et ils n’en font pas à leur tête.
Et avec un peu de recul, dans notre pays, même au temps du Mono, les dirigeants y compris lui- même qui défie le temps, n’ont agi comme il le fait aujourd’hui après son retour fracassant au pouvoir par les armes. Un chef d’État, de surcroit Président de la République doit respecter les lois de son pays à peine de forfaiture, ce qui n’est pas son cas.
Ou que je puisse donc me trouver, du moment que je ne demande ni salaire, ni honoraires, ni commission, pour mes interventions en tous genres, pour éclairer la lanterne de mes lecteurs, je continuerai à émettre mon point de vue, de quelque manière que ce soit, au risque de me créer des ennuis, comme c’est déjà le cas depuis des lustres.
Si le grain est bon dit Jean Cocteau, qu’importe que le semeur ait la main sale. Sous-entendu, il germera toujours. Tout me convainc en effet que je ne prêche pas dans le désert et que mes interventions n’entrent pas dans les oreilles des sourds. Le Président lui- même en est le témoin privilégié qui fait état de la présence de diables qui lui prennent la tête.
Non, ce n’est pas que je veuille titiller « de temps en temps » le timonier pour lui prendre la tête, car ce que je fais, je le fais en réponse à ce qu’il me fait et ce qu’il fait au Pays. C’est en effet plutôt lui qui me prend ma tête « de temps en temps, quand il le veut ».
En Mars de l’année dernière, j’ai dénoncé, outre de nombreux actes de son fait, l’empoisonnement de mon frère ainé, de mon cousin et de deux de mes principaux amis.
SASSOU SÈME LA MORT ET LA DÉSOLATION DANS MA FAMILLE AVEC SON POISON ET JE LE DIS AVEC BEAUCOUP DE GRAVITE
Récemment le 15 Juillet 2015, il vient encore d’empoisonner mon jeune frère Pascal Makoundou à Nkayi sans raison, simplement parce que nulle part il ne veut entendre de voix discordante, surtout qui fasse écho à la mienne.
Mon frère Pascal était un homme digne et sans histoire, qui vivait au milieu d’une nombreuse famille. Il n’a jamais fait de politique et n’a jamais provoqué quelque individu que ce soit.
Que le Seigneur Tout-Puissant et Miséricordieux protège les miens comme il me protège moi- même !
En effet, pour la 23ème fois en l’espace de 25 ans, j’ai échappé à la mort, à la suite de deux empoisonnements, perpétrés coup sur coup en Décembre 2015 et début Janvier 2016. Je n’en dis pas plus pour le moment.
De plus, ma pension de retraite, gagnée à force de travail et d’abnégation est toujours suspendue sur ses ordres, et pour la rétablir on me demande d’aller moi- même à Brazzaville, alors que je suis en séjour à l’étranger et que le 5 Mai 2014, je me suis présenté à Paris devant la Commission de contrôle des retraités spécialement venue pour la circonstance.
J’ai à cette occasion fourni à la satisfaction des contrôleurs tous les renseignements nécessaires.
Je ne suis pas de ceux qui sont capables de percevoir en fraude plusieurs pensions de retraite ou plusieurs salaires à la fois. On me cherche des poux sur la tête en me demandant d’aller remettre purement et simplement mon sort à la disposition du Tyran, je ne sais pour quelle intention malveillante.
Devant quel tribunal local digne de justice irais-je me plaindre contre ce diable de Président ? Toutes les institutions même judiciaires sont sous sa botte. Et il en use et abuse par le biais de ses dévots. Alors, qui prend la tête de qui ? C’est bien lui « le diable qui prend la tête » de tout le monde, pour reprendre sa propre expression.
Le fait est que je poursuis allègrement mon combat à la fois pour le Droit, l’Alternance et l’Unité nationale, contre la mauvaise gouvernance et la tyrannie. Je n’en démordrai point, tant que le Seigneur me prêtera force et santé.
Si par bonheur il y avait au Congo des Sages soit dans le groupe éponyme, soit au Parlement, qu’ils disent à Sassou-Nguesso de cesser de tuer les miens qui n’ont jamais fait de mal ni de politique. Je suis la seule personne dans ma famille à laquelle il peut s’en prendre, quoique n’ayant reçu de lui le moindre centime, à quelque titre que ce soit.
Peut-être devrais-je me résoudre à saisir des juridictions extérieures afin de présenter cette situation gravissime de Droits de l’homme et de perte des vies humaines, qui me prive de la présence et de l’affection des miens ?
Dans tous les cas, le peuple congolais est mon Allié et mon Juge, même si l’on peut penser qu’il est sodomisé par Sassou-Nguesso, qui lui fait consommer son eau de la SNDE, infectée de ses excréments, et qui l’abreuve de propagande médiatique à tue- tête, de quoi lui prendre la tête.
Dans son discours de vœux pour l’année 2016, il parle de « mérite et de génie du peuple », évoquant les réalisations faites par des étrangers sur notre sol et de « l’organisation réussie » des Jeux Africains.
Il serait mieux inspiré s’il avait dit qu’il a donné au peuple les moyens matériels et financiers de son entier épanouissement et de l’entrée du Pays dans l’ère du progrès, en énumérant nos propres réalisations, fruit de la réflexion et du travail de nos dirigeants.
Cela, il ne le dira jamais parce qu’il est malhabile dans l’organisation du travail mais prompt à la jouissance impénitente de richesses offertes sur un plateau d’argent. Le pétrole et autres mannes du sous- sol dont il se vautre sont en effet exploités par des multinationales étrangères. Que les puis de pétrole viennent à se tarir et l’on verra Sassou-Nguesso perdre de son superbe.
Que n’a-t-il parlé d’ouvrir le procès de la production, pour que nous produisions ce que nous consommons, sans plus dépendre de l’Extérieur ? N’eût-il pas mieux valu nous dire comment nous allons ou devons procéder pour l’organisation de la production nationale afin que nous contribuions au commerce international en étant exportateurs nets des biens et services, de produits agricoles et d’élevage finis ou semi- finis ?
C’est le critère principal de l’émergence économique et sociale, et non le fait d’avoir le plus grand stade sportif d’Afrique. Là également se trouve la porte de sortie de la dépendance pétrolière et de ses contrecoups qui nous font tant douter du lendemain, dans la perspective de l’émergence attendue d’ici à l’an 2025.
Pour lire le texte intégral, cliquez sur les liens ci-dessous :
Ces diables qui prennent la tête de Denis Sassou Nguesso (fichier Word)
Ces diables qui prennent la tête de Denis Sassou Nguesso (fichier PDF)
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