La solution à la situation du Congo, pris en otage par le satrape d’Oyo, ne viendra que des Congolais. Je ne me lassera...is jamais de reprendre l'axiome de Magellan « On ne libère pas un peuple, un peuple se libère tout seul ». Pour cela, il faut faire une analyse objective des éléments sur le terrain et répondre aux questionnements suivants : Boycott, oui ou non ? Candidature unique oui ou non et comment faire ?

Alors, il faut le dire avec force, un boycott mal ficelé nous amène droit au mur. Comme en 2002 et 2009, Sassou nous sortira encore ses aventuriers habituels qui sont Le malade mental Kignoumbi Kia Mboungou et le rêveur Nyck Filla.

Quand j’entends M.DZON, je me dis que nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Tenez, il demande ni plus ni moins la démission de Sassou, un dialogue inclusif, une transition. Je vous rappelle que ces conditionnalités n’ont pas bougé sur le fond depuis plus de 14 ans . C’est ridicule de demander à Sassou de démissionner sans nous dire comment l’y contraindre. Franchement. Comment peut –on penser qu’un sanguinaire qui n’a pas hésité de massacrer des jeunes qui manifestaient à mains nues , puisse changer d’avis uniquement pour plaire à Dzon ?
Ensuite, le dialogue inclusif, il s’agit bien entendu des fameux « états généraux » que Mathias et ses rêveurs ont toujours réclamé sans nous dire comment les obtenir.

Ensuite, il parle d’une transition sans Sassou. Je ne vous apprends rien, l’obsession de Dzon est d’être Premier ministre, avec ou sans Sassou.
En définitive, vous voyez comment Ce Monsieur et ses amis offrent un réel boulevard à Sassou pour un 3e mandat. Tout ce qu’ils demandent à sassou est simplement inaccessible par le simple fait que Sassou n’est un enfant de chœur. C’est un authentique dictateur sanguinaire et seule la pression populaire pourrait avoir raison de lui.

Quant aux autres ( MUNARI, TSATY MABIALA, MIERASSA, OKOMBI ) qui pensent probablement à une candidature unique, deux problème, saillants comme le nez sur la figure, se dressent sur leur chemin :

- D’abord, le choix sera difficile entre les partisans de Okombi qui estiment que c’est lui le candidat naturel sans oublier qu’il n’a pas plus de troupes que Kolelas par exemple. Est-ce que ce qui sera décidé dans les états majors sera accepté par la population ? Toujours est-il que la foire d’empoigne commencée hier , se poursuivra.
- Ensuite, une candidature unique n’est pas la panacée. Je l’ai dit et je vais le redire : Sassou doit déposer un brevet au panthéon de la triche électorale. Il ne s’encombre plus des tripatouillages électoraux en bourrant les urnes, désormais : IL DECLARE LES RESULTATS FAUX. Il sait que personne en face ne viendrait le contester.
Alors, candidat unique ou pas, Sassou sera vainqueur avec un chiffre qu’il choira lui-même .

QUE FAIRE ?

-Développer un plan stratégique global de libération judicieux et le mettre en œuvre avec compétence…

Bien évidemment, l’idée d’une CENI indépendante, lancée par Sassou lors de son dernier conseil de ministres c’est pour faire diversion et Sassou ne donnera à cette structures ni les moyens de son indépendance financière, ni les marges de manoeurvres dans le cadre du déploiement sur le terrain.
La seule brèche qui reste doit s’articuler autour de cette CENI et renverser la vapeur. Dit autrement, les membres de l’opposition ont intérêt à rentrer dans cette structure et exiger ,comme c’est dit au Conseil de ministre, son indépendance. Ils auront alors la possibilité de demander le report de l’élection pour la simple raison que les listes électorales erronées doivent être nettoyées et soumise à l’OIF pour validation, comme dans d’autres pays francophones.

Tout en ayant à l’esprit qu’on ne renverse jamais une dictature par les urnes, l’opposition doit créer le rapport de force en mettant les populations à contribution. Le peuple est toujours prêt, l’information doit être claire sur la stratégie à adopter.

-Renforcer la détermination du peuple opprimé, sans eau, sans électricité et sa confiance en lui-même, et améliorer ses compétences pour résister. Résister et agir.

Bon à savoir, les populations congolaises ont une autre approche : elles ne le font pas pour appuyer les opposants, elles peuvent se mettent dans la rue pour sauver leur peau. Elles savent que Sassou, le grand rancunier de son état ne leur pardonnera jamais d’avoir eu l’idée de vouloir le chasser du pouvoir.

C’est maintenant ou jamais. Elles sont les premiers concernés. Nos leaders, presque tous milliardaires s’en fichent.

« L’art est difficile, la critique aisée ». Voilà quelques pistes, non exhaustives certes , mais réalistes…

djess
Djess dia Moungouansi

 

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Togo… En Attendant La Démocratie