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LE AUTOPSIE DE LA GENESE D'UNE CONSTITUTION E 3D AU CONGO - BRAZZAVILLE

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LE AUTOPSIE DE LA GENESE D'UNE CONSTITUTION E 3D AU CONGO - BRAZZAVILLE 

 

 

 

 

 

Dieu ne peut pas se déjuger, trop fier de sa personne, alors il promulgue sa constitution. Pourquoi ? 

Les raisons de la survie d’une constitution mort née

La Constitution est nécessaire pour garantir les droits fondamentaux des citoyens. Elle pose, par exemple, le principe de l’égalité des citoyens devant la loi, fait du suffrage universel la source de la légitimité et accorde à chacun le droit de faire entendre sa cause devant un tribunal indépendant. Elle permet ainsi d’écarter l’arbitraire en donnant à tous les citoyens la possibilité de connaître les différents organes de l’État. 

Or dans mon article intitulé " Quid de la promulgation de la constitution du 25 octobre 2015 au Congo-Brazzaville" il est écrit: Sur le plan substantiel, une Constitution contient deux types de règles. D'une part des règles relatives au fonctionnement des institutions, d'autre part des règles relatives aux droits garantis aux individus. C'est cette dernière qui est viciée au Congo. Cette conception de la Constitution est inscrite dans l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen selon lequel : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminées, n’a point de Constitution ».

Le Congo-Brazzaville n’a pas de constitution alors par quoi sommes nous régis ? 

En l’absence de Constitution, c’est la coutume qui définit le cadre général de l’organisation de l’État. Dans une telle situation, les risques de gouvernement arbitraire sont importants. Toutes les institutions de la République ne sont que des leurres, des coquilles vidées de leur substance destinées à rendre acceptable le Congo aux normes logicielles définies par les nations unies. Sans cette compatibilité et formatage, aucun pays au monde ne peut exister ni politiquement, ni économiquement. 

La constitution Sassou Nguesso II n'a aucune légitimité puisqu'elle a été élaborée SANG le peuple, en catimini et soumise à référendum à coups de canon et à un vote quantitativement et humainement anorexique. Le président de la République tire sa "légitimité" dans sa "coutume" non pas dans le pouvoir apparent qui sont la constitution, l'ONU et les autres institutions qui gravitent autour, mais dans le pouvoir occulte qui du reste à sa propre légitimité. 

La légitimité est une autorisation donnée à un homme ou à une femme par le peuple ou par un groupe organisé pour le diriger sur la base des normes préalablement définies et acceptées par tous. « Weber distingue trois sortes de fondements à la légitimité : traditionnel où l’obéissance tient à ce que l’autorité émane d’une autorité ancestrale; charismatique (dans le charisme d’un homme providentiel) où l’on attribue au dominant un don exceptionnel; légal-rationnel ou bureaucratique qui repose sur la croyance que l’ordre est donné en conformité à la loi positive". A ces trois types de domination correspondent trois régimes : monarchie, dictature, parlementarisme rationalisé, et trois sortes d’élite : anciens, prophètes et fonctionnaires ».

D’après ce sociologue, des trois sources (le pouvoir traditionnel, charismatique et légal-rationnel) seule la dernière permet à une organisation moderne de se développer harmonieusement. Donc, pour commander une société, il faut préalablement légitimer l’exercice de son pouvoir afin de créer une relation de confiance qui supprime la relation précédente basée sur la subordination. 

Dans le cas du Congo-Brazzaville, la légitimité de l'actuel président émane d'une autorité ancestrale composée des morts et des vivants mais aussi de l'osmose entre l'homme charismatique et des créatures issues de deux mondes, celui des eaux et celui de la forêt. 

Aucune personnalité de l'opposition ne peut affronter une créature mi-homme mi-reptile de couleur argentée semblable à celle du python royal. Au Congo-Brazzaville, seul un homme a réussi a le faire...."Me lire en 3D". La légitimité de l'homme charismatique tire sa puissance dans son intronisation spirituelle qui requiert des sacrifices humains. Le pouvoir au Congo Brazzaville n'est pas au bout d'une constitution mais d'un attelage terre-eaux-forêts à l'instar des missiles sol air et mer. 

La nature du pouvoir qu'exerce le président congolais n'a pas la même envergure, profondeur, largeur, longueur et hauteur que celle exercée par ses homologues gabonais, togolais, béninois, Rdcien..... Somme toute, les sacrifices consentis et endurés pour la conservation du pouvoir sont tels que l'homme préfère mourir au pouvoir que de le céder à une opposition aux yeux terrestres et aux appétits dignes d'une équipe de cinquième division à l'instar de l’AS MIF de Mfouati. 

L'homme a une parfaite connaissances des rapports de force tant occultes qu'apparents. La force armée en est une mais pas suffisante. L'acquiescement de la communauté internationale occulte est le silentbloc du leadership tant sur le plan national qu'international. L'ONU, L'UA, L' UE......ne sont qu'à l'instar des institutions congolaises que des coquilles vides. Le Congo pour faire accepter sa forfaiture a négocié les faveurs et les bénédictions des groupes secrets comme Bilderberg et les compromissions contractuellement inégalitaires entre le pouvoir et les multinationales au détriment des intérêts vitaux du pays. A juste titre comme le disait si bien Andrei GROMYKO " l'intérêt est le mobile de nos actions" Leçon bien assimilée depuis des lustres par Denis Sassou Nguesso et qui l'applique sans maugréer. 

Les trois bises forcées humiliantes au prix d'un effort tétanisant du président Sassou Nguesso à son homologue français François Hollande dans la cour de l’Élysée étaient chargées d'un missile d'une puissance terre-eaux-forêts estampillé "air élima" qui a fait perdre à celui-ci sa puissante âme de ses discours africains de Dakar et Cotonou devenant ainsi l'ombre de lui-même le 22 octobre 2015 lors de la conférence France-Mali en déclarant la mort dans l'âme " "Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre", faisant allusion au référendum prévu dimanche au Congo, qui pourrait permettre à Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat après 30 ans passés au pouvoir. Ce jour là à en croire l'écho qui revenait de Diata, la mine défaite de l'opposition était comparable à celui d'un ministre de deuxième catégorie convoqué en urgence par Denis Sassou Nguesso à Mpila.

Certes l'opposition doit impérativement continuer la lutte pour l'instauration d'une société démocratique au Congo; mais naviguer dans les eaux troubles de l'Alima nécessite un navire blindé que l'attelage métallique de fortune Diata, fissuré dont la propension ostensible, nguirisable à l'orée de la formation d'un gouvernement d'union nationale ou de transition ne pourrait, toute proportion gardée résister à ses gardes côtes. 

Le peuple congolais a droit à la démocratie c'est le moindre mal des systèmes politiques au monde. 

Sylvain SENDA 
Docteur en Droit, Avocat Ancien Membre du Conseil de l'Ordre du Barreau de la Seine Saint Denis 

 

 

 

 

Togo… En Attendant La Démocratie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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