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Biens mal acquis : la justice saisit deux propriétés du clan Nguesso près de Paris

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  carteanime.gifSoure : LE MONDE - AFP

 

  Biens mal acquis : la justice saisit deux propriétés du clan Nguesso près de Paris

 

 

 

 

Les juges en charge de l’enquête dite des « biens mal acquis » ont saisi plusieurs propriétés, notamment une luxueuse demeure dans les Yvelines, soupçonnant un neveu du président congolais Denis Sassou Nguesso d’en être le véritable propriétaire, a appris l’Agence France-Presse, mardi 29 septembre.

Selon une source proche du dossier, les juges ont ordonné le 15 août la saisine de deux biens immobiliers, l’un à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et l’autre, la villa Suzette, une demeure de près de 500 mètres carrés au Vézinet (Yvelines). Les enquêteurs sont persuadés que « leur véritable propriétaire », dissimulé derrière des sociétés écrans, est le neveu du président, Wilfrid Nguesso.

Tout comme le Gabonais Omar Bongo, décédé en 2009, et son homologue de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, le président du Congo et sa famille sont visés depuis 2009 par une enquête sur leur patrimoine français. Elle a été déclenchée par une plainte de l’association Transparency International qui le soupçonnait d’« avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière » de ce pays d’Afrique centrale.

« Des circuits de financements frauduleux »

La justice avait déjà saisi une quinzaine de véhicules de luxe en février à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) chez des membres de sa famille. La villa Suzette a été achetée, en 1983, 450 000 euros par Valentin Ambendet, frère du président congolais, décédé en 2004.

D’importants travaux avoisinant les 3 à 4 millions d’euros y ont été réalisés entre 2002 et 2005. « Une partie d’entre eux ont été financés par des sociétés dont le bénéficiaire économique est Wilfrid Nguesso », selon la source proche du dossier. L’écheveau de sociétés est complexe, mais les enquêteurs s’appuient notamment sur des signalements de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin.

Pour William Bourdon, avocat de l’association Transparency International France, « les investigations ont mis en évidence des circuits de financements frauduleux. L’enquête sur le clan Sassou Nguesso va maintenant s’accélérer. »

Âgé de 72 ans, Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de trente ans au pouvoir en République du Congo, a annoncé le 22 septembre vouloir soumettre à référendum une nouvelle Constitution qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat.


En savoir plus sur : http://http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/29/biens-mal-acquis-la-justice-saisit-deux-proprietes-du-clan-nguesso-pres-de-paris_4777342_3212.html#CqCmuDdMdpi5wQmH.99

 

 

 

Congo : Sassou Nguesso, président inéligible, en campagne

(AFP 29/09/15

Le président congolais Denis Sassou Nguesso semble lancé dans une véritable campagne électorale alors que la Constitution du Congo-Brazzaville lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016.

Depuis plusieurs mois, son compte Twitter, la radio-télévision publique congolaise et divers sites internet relaient des messages présentant le chef de l’État comme "l’homme de la situation", "l'apôtre de la paix", "l'artisan de la démocratie" ou encore le "bâtisseur infatigable", en allusion aux infrastructures réalisées dans le pays, en grande majorité par des entreprises chinoises.

Dans les rues de Brazzaville et d'autres villes du Congo, ce sont de grands panneaux d'affichage qui vantent le "travail" du président pour son peuple.

M. Sassou, 72 ans cette année, cumule plus de 32 ans à la tête du pays, et la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat à la présidentielle programmée mi-2016.

Le 22 septembre, il a annoncé son intention de soumettre à référendum sous peu un projet de nouvelle Constitution qui ferait sauter les deux verrous l'empêchant de se représenter : la limitation à deux du nombre de mandats que peut exercer un chef de l’État, et l'âge maximal de 70 ans imposé aux candidats à la magistrature suprême.

Dimanche, l'opposition a mobilisé en masse contre ce qu'elle considère comme un "coup d’État constitutionnel", organisant sa plus grande manifestation depuis le retour au pouvoir de M. Sassou en 1997, à l'issue d'une violente guerre civile.

Avant cela, M. Sassou avait dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il avait perdues.

M. Sassou n'a jamais dit publiquement qu'il souhaitait un nouveau bail à la tête de l’État, et laisse le gouvernement ou les hauts cadres de sa formation, le Parti congolais du travail (PCT), plaider pour son maintien au pouvoir... ou affirmer que la question n'est pas à l'ordre du jour.

- 'Spectre de la guerre' -

"En annonçant le référendum, le président n’a pas dit qu’il voulait d’un troisième mandat. Ce dont nous avons besoin c’est changer la gouvernance", déclarait ainsi vendredi le ministre de la Communication congolais, Thierry Moungalla: "Nous ne sommes pas à l’heure du choix des candidats".

Mais de l'avis de Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation de l'opposition, "quand on écoute ce qui se dit depuis deux ans, c'est ni plus ni moins la chronique d’une décision d’avance annoncée".

Pour lui, aucun doute que M. Sassou sera candidat en 2016 si le peuple ne se lève pas pour "défendre sa démocratie et sa liberté".

 

 

 

 

 

Entre l'annonce du prochain référendum et la manifestation de l'opposition, M. Sassou a diffusé chaque jour sur son compte Twitter le même message, "Le travail ne peut pas s'arrêter !", décliné - photos à l'appui - sous un angle différent: "Nouvelles routes", "Santé pour tous", "Eau pour tous", "Nouvelle université Denis Sassou Nguesso".

Avant cela, en juin et juillet, le président avait vanté la paix, "bien le plus précieux des Congolais", soutenant son propos par des vidéos en ligne de Congolais louant la concorde comme "facteur de développement".

"Le spectre de la guerre civile est régulièrement brandi comme argument de mobilisation du camp présidentiel, tout en associant l’opposition au risque d'instabilité", écrivait alors Benjamin Hauville, analyste du Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (Grip), basé à Bruxelles, dans une note sur le Congo.

"L’ensemble de la majorité [...] s'emploie donc à faire porter la charge de la responsabilité d’une éventuelle déstabilisation du pays sur l'opposition, et non sur la perspective d’un changement de Constitution, pourtant susceptible d’alimenter la division du pays", ajoutait-il.

©AFP

 

Congo : manifestation d’une ampleur inédite contre le président Sassou Nguesso
 

 

Lors de la manifestation contre le référendum constitutionnel à Brazzaville, le 27 septembre.

 

 

 

 

« Sassoufit », « Le Congo n’est pas une propriété des Nguesso », « Non au coup d’Etat constitutionnel »... Inscrits au stylo, à la craie ou tout simplement au charbon sur les pancartes des manifestants, les slogans hostiles au président congolais ont fleuri, dimanche 27 septembre, dans les rues saturées de chaleur de Brazzaville.

 

La foule compacte et bigarrée, composée d’au moins 25 000 militants venus des quatre coins de la capitale congolaise et de l’intérieur du pays, s’étalait sur près d’un kilomètre, le long du boulevard Alfred-Raoul, ex-boulevard des Armées. Si la participation avancée par les organisateurs dépasse de loin les chiffres de la police et des médias publics (3 000 personnes), le rassemblement était assurément la plus importante manifestation de l’opposition depuis le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en 1997.

Le survol du cortège par un hélicoptère des Forces armées congolaises (FAC) a provoqué les huées des militants qui ont dénoncé une tentative d’intimidation et de provocation du pouvoir. Très visible à certains carrefours, la police est toutefois restée discrète dans le périmètre du boulevard.

Trente et un ans à la tête du Congo

Organisé par le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), le meeting aurait dû se tenir avant les Jeux africains. Il a finalement eu lieu après l’annonce, par le président, d’un référendum sur une nouvelle Constitution. Un projet présenté le 22 septembre, et violemment décrié par l’opposition, qui dénonce un « coup d’Etat constitutionnel » du chef de l’Etat pour lui permettre de briguer un troisième mandat.

Denis Sassou Nguesso, 72 ans, cumule déjà trente et un ans d’exercice du pouvoir. Or, la loi fondamentale en vigueur depuis 2002 au Congo limite l’âge des candidats à la magistrature suprême à 70 ans et interdit au chef de l’Etat d’enchaîner plus de deux mandats.

« En annonçant le référendum, le président n’a pas dit qu’il voulait d’un mandat de plus. Il ne s’agit pas de l’affaire d’un homme. Nous voulons changer la Constitution pour changer la gouvernance », a défendu bec et ongles Thierry Moungalla, nouveau ministre de la communication et des médias. Et le ministre des affaires foncières et du domaine public, le juriste Pierre Mabiala, d’insister : « Le président a bien dit qu’il donne la parole au peuple. Et le peuple, vous le savez bien, détient la souveraineté nationale. C’est la décision du peuple qui compte. Donc, le référendum est un procédé démocratique naturel et légal. »

Un « subterfuge » pour s’éterniser au pouvoir

L’argumentaire du gouvernement ne convainc pas les partisans de l’alternance, loin s’en faut. Les opposants et certaines organisations de la société civile n’ont de cesse de brocarder le « subterfuge » du chef de l’Etat pour s’éterniser aux affaires. « Nous avons vu le président de la République venir avec des consultations, des concertations et des dialogues. C’était pour atterrir sur le changement de la Constitution. Il n’a aucune légitimité pour convoquer un référendum. Il doit simplement partir et laisser le pays en paix », a réagi Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation de l’opposition.

Si le président n’a jamais fait part explicitement de son désir de se représenter, la perspective ne fait aucun doute selon Paul-Marie Mpouelé, coordonnateur du Frocad. « Les masques sont tombés : en annonçant le référendum, Sassou tient coûte que coûte à avoir un mandat de plus, estime le militant. Mais nous lui demandons de faire preuve de grandeur d’esprit, de sortir par la grande porte et d’accepter l’alternance en 2016, comme il l’avait fait en 1992. »

Battu à la régulière et dès le premier tour lors de la toute première élection présidentielle après l’ouverture du Congo au multipartisme, Denis Sassou Nguesso avait passé le témoin à Pascal Lissouba, le vainqueur, en 1992. Il était revenu au pouvoir cinq ans plus tard au terme d’une sanglante guerre civile avant de se faire élire et réélire en 2002 et 2009.

Vers un boycott ?

« L’alternance est le meilleur héritage que la Conférence nationale souveraine de 1991 nous a légué. Mais quand un homme se croit indispensable, il n’est plus qu’un dictateur. C’est le cas du président Sassou », déplore Mathias Dzon, ancien ministre des finances (1997-2002) passé dans l’opposition.

Le référendum divise jusqu’au sein du Parti congolais du travail (PCT), la formation au pouvoir. Membre du bureau politique, le philosophe Charles Zacharie Bowao a annoncé vendredi 25 septembre qu’il démissionnait du mouvement dans une lettre ouverte au président :

Je refuse de cautionner l’escroquerie historique dont vous êtes, monsieur le secrétaire général du PCT, le chantre aux commandes d’une formation politique fanatisée, empêtrée dans l’archaïsme idéologique et incapable de se démocratiser.

Si le débat constitutionnel n’a pas entraîné de violences, comme au Burkina Faso ou au Burundi, l’opposition ne compte pas laisser faire. Plusieurs meetings sont attendus dans les prochains jours. Objectif : mobiliser pour un boycott du référendum.

 

Togo… En Attendant La Démocratie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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