Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Pourquoi le combat des Burkinabé est aussi le nôtre

undefined 

  carteanime.gif

 

Pourquoi le combat des Burkinabé est aussi le nôtre  

 

 

Blaise COMPAORE ET Denis SASSOU NGUESSO  deux dictateurs aux moeurs identiques

Marien NGOUABI et Thomas SANKARA  les victimes des deux dictateurs

 

MARIEN%20NGOUABI

La constitution le totem des deux DICTATEURS, la pomme de la discorde avec leurs oppositions respectives

 

Le Congo n’est pas le Burkina et vice versa, entend-on souvent dire, en haut lieu. C’est vrai. Mais, ce qui se passe au Burkina, nous concerne à double titre.

A l’origine, deux dictateurs aux mœurs identiques, assoiffés de pouvoir, arrivés aux affaires avec des cadavres dans leurs placards, et à qui certaines langues de vipère, imputent l’assassinat du président Marien Ngouabi pour l’un et de Thomas Sankara pour l’autre, pour ne citer que les plus connus. Ironie de l’histoire, c’est à leurs victimes-bienfaitrices que ces dictateurs doivent tout, mais ils n’ont eu aucun scrupule de leur infliger un destin si atroce. Cela en dit long sur les personnages.

Mais, ce n’est pas tout. Après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré a voulu changer la constitution qui lui interdisait de briguer un nouveau mandat. On sait comment il a fini. Dans quelques jours, c’est le Congo de Sassou Nguesso, déjà en ébullition, qui emboitera le pas, lorsque ce dernier annoncera son référendum pour changer lui aussi sa constitution qui lui barre la route pour un énième mandat, après 32 ans au pouvoir.

Deux pays, deux peuples, mais une même tragédie politique. Sassou et Compaoré sont la pire des choses qui nous soit arrivée. Les Burkinabé comme les Congolais veulent tourner la page de cette Afrique qui fait honte. Celle des dictatures qui rime avec gestion clanique et conduit inéluctablement à la pauvreté, celle du pouvoir à vie, des crimes impunis, où les putschs seraient le moyen d’arriver au pouvoir. Nos frères Burkinabé aspirent à une Afrique juste et démocratique débarrassée de ses vieux démons et de ses vieux dictateurs ringards issus des comptoirs coloniaux et qui ne pensent qu’à eux et à leurs obligés. Une Afrique où chaque citoyen serait libre de son choix, gage d’alternance politique et du vrai développement. Voilà pourquoi le combat des Burkinabé est aussi le nôtre.

Les dictateurs ont une tare. Ils sont teigneux et n’abdiquent jamais. Laissés libres, après leur chute, ils sont et restent un véritable poison pour nos pays qui aspirent à la démocratie. Comme Sassou, hier, revenu au pouvoir en 1997, par la force des armes, après avoir été congédié par le verdict des urnes, 5 ans auparavant. Ou Compaoré, aujourd’hui, chassé du pouvoir comme un malfrat et dont les velléités de revenir aux affaires sont restées intactes, sinon vivaces. Lui, en liberté, le Burkina sera un pays instable. Les derniers événements dans ce pays en sont la preuve. C’était sans compter avec la mobilisation du peuple burkinabé.

D’après certaines indiscrétions, le coup d’Etat militaire au Burkina serait parti de Brazzaville. Quoi que dise le général putschiste et l’homme fort du Burkina, il est clair que Compaoré, qui n’aurait jamais digéré son éviction, aurait continué à tirer les ficelles en coulisses et serait resté très actif, comme nous le rapporte la Lettre du Continent N°713 du 16 septembre 2015. On apprend donc que ce dernier a séjourné au Congo le 28 Août 2015 et partagé un mets avec un des neveux de l’autocrate congolais (Jean Dominique Okemba). Autre curiosité, l’ex président burkinabé aurait été vu mercredi à Brazzaville, le jour même du putsch (RFI, à 9h50).

Aujourd’hui, c’est donc cette triste réalité qui se rappelle à nous et nous appelle à des vraies réponses. Celles du sort à réserver à nos vieux dictateurs déchus, mais prêts à tout, quitte à enjamber de nombreux cadavres pour satisfaire leurs vieux fantasmes.

Les temps ont changé. Sauf eux. Si les Congolais venaient à tourner la page Sassou, aussi longtemps que ces vermines seront en liberté, et leurs bras armés opérationnels (RSP au Burkina, police politique de Sassou au Congo) nos pays ne seront jamais en paix et l'histoire bégayera.

Si l'Afrique veut  se donner une chance et tourner définitivement la page, il n'y a pas mille solutions. Le cas du Bénin avec Mathieu Kérékou, reste une exception. En leur temps, la Côte-d’Ivoire et le Libéria avaient opté pour une solution radicale. Scellant définitivement et respectivement le sort du général Robert Gueï, et de Samuel Doe. Depuis, on n’en a plus jamais entendu parler. Faut-il vraiment en arriver là ?

La plume libre !

Diaz Mahindou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article