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Excellences Messieurs les Dirigeants de la République
Objet: Gouvernance locale et Diaspora Congolaise
Chers Dirigeants,
Très respectueusement, au nom de ma citoyenneté congolaise et de ma jeunesse, je vous présente mes civilités. Que Dieu se manifeste encore à travers sa paix et vous guide vers le tarmac du peuple.
En ma qualité de jeune observateur de notre vie politique, j’aime dire: mon soutien à un dirigeant étatique se traduira en actes que si son action politique améliore sensiblement les attentes des populations, offre à chacun de nous l'ambition de porter un rêve du mieux vivre social, d'ouvrir les possibilités aux jeunes diplômés d’accéder à la vie professionnelle de qualité, de créer les conditions d’épanouissement et d'encadrement de la petite enfance, de renforcer l'unité de la Nation dans toutes ses diversités ethniques, de doter le Congo de tout ce qui lui serait confortable pour sa visibilité physique entre autres attentes.
Comme c’est le cas aujourd’hui de vos nombreuses réalisations physiquement visibles à travers le pays. Il n’y a pas plus aveuglé, que celui qui refuse de voir, c'est ce que disent ceux qui vous soutiennent, un trompe œil, c'est de la poudre aux yeux, c'est pour des raisons de calendrier caché, voilà ce que pensent ceux qui s'opposent à votre action politique.
Je pense, sans ratatiner qui que ce soit, qu'un intellectuel concret, doit toujours placer son honnêteté devant des faits quand ils sont avérés, dans le sens de reconnaître un bien fait, et dénoncer le mal fait afin de concourir à la conscience citoyenne dans le cadre du vivre ensemble dans la société. Moi, je dis reconnaître tout ce qui se fait en terme d'infrastructures routières, sportives, aéroportuaires, maritimes, je reconnais les efforts dans la prise en charge des questions liées aux fondamentaux tels que: l'emploi des jeunes, la rénovation et la construction des structures de santé, la diversification de notre économie, oui c'est vrai, bravo, en tout cas bravo Messieurs les Dirigeants pour ce qui se rattrape bien que le temps perdu n'a jamais été rattrapé dit-on.
Mais par contre, je dénonce les slogans des heures dépassés des années derrière nous, je dénonce le favoritisme dans l'appareil de l'Etat, je dénonce le manque d'objectivité des ministres dans les nominations à des postes de responsabilités, je dénonce le vivre mal de la majorité des congolais, je dénonce la rareté de l'eau et de l’électricité, je dénonce l'affaissement du niveau scolaire, je dénonce le manque des conditions dans la prise en charge des malades dans nos hôpitaux, je dénonce le manque d'automatisation des bourses destinées à soutenir les étudiants locaux et ceux admis à l’extérieur dont certains attendent toujours leurs billets de rapatriement au pays pourtant boursiers de l’Etat du Congo entre autres maux à dénoncer.
Monsieur le Président de la République a dit: Travaillons d'abord, j'approuve le slogan, super motivant mais ceux qui ne travaillent pas, qui dorment à longueur de journées dans leurs bureaux, les quittent à 12h pour réapparaître le lendemain à 9h, ceux-là méritent quoi Messieurs les Dirigeants: Des retraites anticipées? Des licenciements? ou des recyclages?, mais non, ils ne travaillent pas, mais sont les premiers à se demander si les salaires sont déjà virés.
Excellences Messieurs les Dirigeants de la République,
J'en arrive au sujet qui me préoccupe tant, en fait, il s’agit de votre Diaspora que certains de vous cataloguent d'opposants radicaux.
Bon nombre de vous responsables politiques, hommes d’Etat parfois, dirai-je, posent des actes tendant à placarder votre diaspora d’opposants radicaux à votre régime. Cette obsession de cataloguer la diaspora, a fini par inciter nombreux de vos compatriotes de l'étranger à l’activisme notoire contre le pouvoir. Aujourd'hui plus que jamais, les congolais, nous sommes tous interpellés à massifier les actions de participation à la cause nationale. Maintenant ma question est celle-ci : Comment le Congo compte t-il organiser sa diaspora afin que le pays en tire le maximum de profit pour son développement?.
Je pense compter aussi sur les élus du peuple pour que cette préoccupation soit prise en compte lors des prochaines sessions et interpellations du Gouvernement.
Excellences Messieurs les Dirigeants de la République,
En posant cette question, je me dois devoir apporter une contribution moi même aussi, celle-ci s’appuie sur les politiques incitatives de l’Etat, qui doivent permettre à la diaspora de participer efficacement à l’édifice de reconstruction et de construction de notre Congo. Cette contribution demeure, et restera une démarche participative, citoyenne et républicaine. Elle s’articule sur de deux (02) axes suivants :
1. Une reforme du code d’investissement actuel :
Dans le cadre de la politique de relance économique, et dans le souci de booster l’effort privé national, de façon à permettre une diversification de l’offre locale, de faciliter une émergence des services, la petite entreprise, l’habitat, l’immobilier entre autres, il serait nécessaire d’élaborer des politiques incitatives destinées à faire participer efficacement la diaspora aux objectifs de l’émergence de notre pays. Il s’agira pour ce faire, de modifier l’actuel code d’investissement, pour y insérer une disposition portant réduction ou tout simplement exonération des taxes à l’importation, dans des cas précis, d’un certains nombres de produits, machines, denrées, outils, d’entreprises identifiées, appartenant aux Congolais de l’extérieur. Elle devrait à terme permettre un flux monétaire important en devises étrangères envers le pays, et une parfaite implication de la diaspora dans l’animation des activités génératrices des revenus. Cette disposition devra avoir des garanties, partant du niveau de l’investissement jusqu’aux retombées sociales. Elle devra se renouveler chaque année après un contrôle du résultat d’exercice par les services compétents.
2. La Création d’un ministère des Congolais de l’extérieur :
Le Congo regorge aujourd'hui une si riche diaspora, son organisation passe absolument par la création d’un ministère exclusivement destiné à leurs attentes. Ce ministère devra se positionner en pont entre les institutions du pays et sa diaspora. Il devra prendre en mains toutes les préoccupations des Congolais de l’extérieur et le bénéfice à tirer d'une meilleure prise en charge et d'une bonne organisation de celle-ci. A l’instar de beaucoup des pays qui ont compris l’enjeu d’une diaspora dans l’émergence d’une nation, les pays comme le Sénégal, le Mali, le Bénin, la Cote d’Ivoire, le Burkina Faso et bien d’autres disposent des ministères en charge exclusivement de leurs compatriotes de l'étranger. En Europe, à l’instar de la France, plusieurs pays Européens ont dû modifier leurs lois électorales et fondamentales pour permettre à leurs citoyens établis à l’étranger, d’avoir des élus au parlement et des représentants dans biens d’autres institutions nationales. Malheureusement, notre diaspora est exclue du droit de vote depuis 1991, celle-ci ne participe pas au choix des programmes soumis au peuple congolais lors des rendez-vous électoraux. Nous n’ignorons pas que la force de l’Israël réside en partie dans sa diaspora, que le Liban est une destination des transferts tous azimuts grâce à sa forte diaspora, que l’immobilier, l’habitat, l’économie décentralisée dans le cas des pays de l’Afrique de l’Ouest, est d’un apport remarquable de leurs diasporas. Ce ministère devra lancer un grand chantier de localisation et d’identification des compétences et savoir-faire congolais dispersés à travers le monde. Il s’agira pour lui, de quantifier toutes les ressources humaines Congolaises établies à l’extérieur. Cette mission, devra se faire avec l’appui de nos représentations à l’étranger, par une communication, inciter toutes les compétences congolaises à se faire identifier afin de permettre à leur ministère de tutelle, la mise en place d’une banque de données fiables des compétences et ressources humaines Congolaises de l’extérieur. Cette démarche à l’avantage, de permettre au gouvernement, dans le cadre de sa politique d’emplois, d’instaurer le système des quotas, sous forme de 60% locaux et 40% diaspora, afin de permettre non seulement un retour organisé de l'expertise congolaise de l'étranger mais de bénéficier aussi des retombées d'un brassage de culture managériale dont le Congo pourrait avoir besoin pour le bien de son développement.
Excellences Messieurs les Dirigeants de la République,
Votre diaspora porte un potentiel additionnel fort pour l’avenir de notre Congo, dans sa riche diversité, elle est constituée des : Médecins, Ingénieurs, Professeurs d’Universités, Managers, Pilotes, Banquiers, Assureurs, Fiscalistes, Juristes, Journalistes, Documentalistes, Écrivains, Logisticiens, Inventeurs, Créateurs, Mathématiciens, Physiciens, Géologues, Informaticiens, Environnementalistes, Architectes, Généticiens, Biologistes, Urbanistes, Footballeurs, Consultants , pour ne citer que ceux-là.
Ainsi, ma contribution trouve son intérêt dans la mesure où nous pensons que le Congo a tout à gagner en rassemblant toute son expertise nationale, quelque soit l’endroit où elle se trouve à travers le monde. Ma vision restera constante, sur le principe de l’unicité de l’effort commun pour bouter hors du quotidien des Congolais la misère, le chômage, la maladie, l’analphabétisme, la pauvreté, oui c'est cette façon que nous pouvons Oser l’Avenir.
C’est une des raisons, pour moi, de croire que cet appel permettra de lire les signaux forts de nos dirigeants en direction de la diaspora, en leur dédiant un ministère, souvent évoqué dans les milieux. Surpassant l’acte, c’est bien la grandeur du Dirigeant qui est à l’écoute de son peuple tout entier, qu’on reconnaîtra infiniment.
Excellences Messieurs les Dirigeants de la République,
Soucieux de ce que le Congo, notre patrie mère représente pour tout citoyen Congolais, ne pouvant donc avoir accès à vous, pour les motifs bien connus de tous, j'ai ainsi sollicité la voie de la clarté, dans un seul but de contribuer à renforcer la pluralité d'opinions autour d'un idéal commun, celui de l'émergence du Congo dans l'unité et la participation de tous ses filles et fils.
Fait à Dakar le, 05 septembre 2015
Audès D'acquin MOULOUMBOU
Président du Mouvement Uni pour le Renouveau ( M.U.R)
Membre d'Amnesty International
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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