Exagérément méfiant avec une tendance à se croire visé par des allusions ou des critiques du fait d’un bilan foncièrement chaotique, dans un sketch désopilant devant un parterre de clowns acquis à sa cause sous le couvert d’une désignation dérobée de parlementaire, le Président du Comité Central du Parti Congolais du Travail, Denis SASSOU-NGUESSO, a tenté de parfumer la charogne, en esquissant le maquillage de sa prestation désastreuse faite de pillage au grand jour, parlant d’une industrialisation visible à ses seuls yeux, d’une Force publique unie qui veillerait sur nos frontières nationales avec professionnalisme, détalant à toutes jambes quand arrivent quelques soldats Angolais, des réalisations dans les domaines de la santé, de la scolarité, de l’eau potable, de l’électricité que les Congolais peinent à voir.
Quelle pitrerie ! Je remercie le ciel de m’avoir fait naître Koongo, j’en mourrais de honte autrement. Mais comment l’on peut prendre tout un peuple pour une bande d’imbéciles prêts à tout avaler jusqu’aux fadaises les plus grossières ? Les images de ce rassemblement d’un Parlement comique marquent de façon indélébile les archives de la République avec une bande de clowns députés et sénateurs inutilement budgétivores applaudissant le mythomane et se moquant des Congolais. Beaucoup d’entre eux, en dehors de l’hémicycle, on le voit chaque jour et de plus en plus, stigmatisant la gestion chaotique du chef du PCT, attendant sa chute pour espérer changer de camp. Trop tard ! A l’opposition, nous n’embauchons plus, les trois dernières places restées jusque là vacantes, viennent d’être occupées par André OKOMBI SALISSA, Parfait KOLELAS et Dame MUNARI. La candidature du censeur de la presse BANANGANZALA qui se découvre des vertus démocratiques à la dernière seconde, après avoir torturé le journalisme avec une censure en parfaite illégalité, vient d’être rejetée par la commission de censure de l’opposition. L’opposition n’est pas un merdier.
C’est l’occasion de dire à SASSOU que sa pièce de théâtre dans laquelle il fait éloge de sa médiocrité en vantant autrement son échec, est une plaisanterie qui caractérise sa nature de Président dont l’histoire africaine ne retiendra aucun fait positif. Il est une honte pour le continent tout entier, un cancer social pour l’Afrique centrale, mais surtout, une punition de la nature pour les Congolais. C’est aussi le lieu de rappeler à l’ordre le clergé du Congo et singulièrement celui de Brazzaville qui ouvre les portes de l’Eglise à un esprit malsain comme SASSOU, rendu coupable de tous les crimes tant de sang qu’économiques. La présence de SASSOU dans une Eglise suffit à y laisser de salissures qui rendent inaccessible le lieu à Dieu lui-même L’Eglise est un lieu sacré où ne doivent accéder que ceux qui sont susceptibles d’Evolution spirituelle, mais jamais les âmes damnées. Et ceux qui sont susceptibles d’Evolution spirituelle ne se trouvent pas dans toutes les communautés, c’est la Loi !
Je me permets donc de rappeler à Monseigneur MILANDOU Archevêque de Brazzaville, cette grande question : quel est le but des Religions ? C'est à cette question que doit répondre tout aspirant à l’Initiation avant d’avancer sur la Voie. Les Religions sont données au monde par des hommes plus sages que les masses qui doivent les recevoir; elles sont destinées à hâter l'Evolution humaine, et leur action, pour être effective, doit atteindre et influencer individuellement les hommes. Or, il est vrai, tous les hommes ne sont pas arrivés au même degré d'Evolution. L'Evolution peut, au contraire, se représenter comme une rampe ascendante dont chaque point se trouve occupé par un homme. Les plus Evolués sont, intellectuellement et moralement, bien au-dessus des moins avancés. A chaque degré, la faculté de comprendre et d'agir se modifie. Il est donc inutile de donner à tous le même enseignement religieux. Ce qui serait une aide pour l'homme intellectuel resterait tout à fait incompréhensible pour l'homme primitif et borné ; ce qui mettrait en extase le Saint ne ferait aucune impression sur le criminel. Quand le Cardinal accepte de se laisser assassiner, alors qu’il avait été prévenu de cet évènement, il donne là la preuve de son avancée spirituelle. Aucun imbécile d’esprit ne saurait comprendre ce message ultime. Le message écrit laissé par ce grand homme témoigne à la fois de sa grandeur spirituelle, et de la médiocrité spirituelle de son assassin, mais c’est aussi la marque ou la caractéristique d’un peuple dont le Cardinal est issu. Tel est le principe, et ce qui est vrai en principe demeure vrai en principe. En français facile, nous dirions que tout homme n’est pas susceptible d’Evolution.
Et pourtant, il est tout aussi vrai, que toutes les catégories humaines ont besoin de religions, afin de pouvoir tendre vers une vie supérieure à leur existence actuelle. En même temps, aucune catégorie, aucune classe ne doit être sacrifiée à une autre. Mais, la religion doit être aussi graduée que l'Evolution elle-même ; autrement elle n'atteint pas son but. Ceux qui sont encore à l’âge du fétichisme ne doivent pas encore avoir accès à la Religion, au risque de polluer les esprits avancés.
« Certaines vérités courent tellement les rues que, précisément pour cela, le vulgaire ne les voit pas, ou du moins ne les reconnaît pas. Il passe le plus souvent devant elles sans les voir, ainsi qu'il reste aveugle devant des vérités aveuglantes, et qu'il est extrêmement surpris quand quelqu'un vient soudain à découvrir ce que tous devraient pourtant savoir. Il y a tout autour de nous, par centaines de milliers, des problèmes aussi simples à résoudre que l'œuf de Christophe Colomb, mais ce sont précisément les hommes du genre de Colomb qu'on rencontre assez rarement. C'est ainsi que tous les hommes, sans exception, se promènent dans le jardin de la nature, se figurent tout connaître et savoir, et se comportent comme des aveugles à peu d'exceptions près vis-à-vis de l'un des principes les plus saillants de son action : celui de l'existence de caractères organiques distinguant les espèces entre lesquelles se répartissent tous les êtres vivant sur cette terre.
L'observation la plus superficielle suffit à montrer comment les formes innombrables que prend la volonté de vivre de la nature sont soumises à une loi fondamentale et quasi inviolable que leur impose le processus étroitement limité de la reproduction et de la multiplication. Tout animal ne s'accouple qu'avec un congénère de la même espèce : la mésange avec la mésange, le pinson avec le pinson, la cigogne avec la cigogne, le campagnol avec le campagnol, la souris avec la souris, le loup avec la louve, etc. Seules, des circonstances extraordinaires peuvent amener des dérogations à ce principe ; en première ligne, la contrainte imposée par la captivité ou bien quelque obstacle s'opposant à l'accouplement d'individus appartenant à la même espèce. Mais alors la nature met tous les moyens en œuvre pour lutter contre ces dérogations, et sa protestation se manifeste de la façon la plus claire, soit par le fait qu'elle refuse aux espèces abâtardies la faculté de se reproduire à leur tour, ou bien elle limite étroitement la fécondité des descendants ; dans la plupart des cas, elle les prive de la faculté de résister aux maladies ou aux attaques des ennemis. Cela n'est que trop naturel :
Tout croisement de deux êtres d'inégale valeur donne comme produit un moyen-terme entre la valeur des deux parents. C'est-à-dire que le rejeton est situé plus haut dans l'échelle des êtres que celui des parents appartenant à une race inférieure, mais reste en dessous de celui qui fait partie d'une race supérieure. Par suite, il succombera, plus tard, dans le combat qu'il aura à soutenir contre cette race supérieure. Un tel accouplement est en contradiction avec la volonté de la nature qui tend à élever le niveau des êtres. Ce but ne peut être atteint par l'union d'individus de valeur différente, mais seulement par la victoire complète et définitive de ceux qui représentent la plus haute valeur. Le rôle du plus fort est de dominer et non point de se fondre avec le plus faible, en sacrifiant ainsi sa propre grandeur. Seul, le faible de naissance peut trouver cette loi cruelle ; mais c'est qu'il n'est qu'un homme faible et borné ; car, si cette loi ne devait pas l'emporter, l'évolution de tous les êtres organisés serait inconcevable.
La conséquence de cette tendance générale de la nature à rechercher et à maintenir la pureté de la race est non seulement la distinction nettement établie entre les races particulières dans leurs signes extérieurs, mais encore la similitude des caractères spécifiques de chacune d'elles. Le renard est toujours un renard, l'oie une oie, le tigre un tigre, etc., et les différences qu'on peut noter entre les individus appartenant à une même race, proviennent uniquement de la somme d'énergie, de vigueur, d'intelligence, d'adresse, de capacité de résistance dont ils sont inégalement doués. Mais on ne trouvera jamais un renard qu'une disposition naturelle porterait à se comporter philanthropiquement à l'égard des oies, de même qu'il n'existe pas de chat qui se sente une inclination cordiale pour les souris. Par suite, la lutte qui met aux prises les races les unes avec les autres a moins pour causes une antipathie foncière que bien plutôt la faim et l'amour. Dans les deux cas, la nature est un témoin impassible et même satisfait…… ».
Ceci est un extrait du très célèbre Mein Kampf d’Adolf HITLER. Bien sûr l’on s’emploiera à critiquer cette approche du fait de la nature politique de son auteur. Je rétorque par avance que « le bien n’est pas bien parce que nous le désirons, mais nous le désirons parce qu’il est bien », affirmait Saint THOMAS. Je convie à l’occasion à la lecture de mon opuscule paru récemment aux Editions L’HARMATTAN, sous le titre : AUTOUR DE L’ETAT-NATION EN AFRIQUE, LE CAS DU CONGO-BRAZZAVILLE ; dans lequel je m’exprime sans langue de bois sur l’idée de la Nation congolaise. Que chacun le lise, il comprendra alors que l’espérance de l’idée nationale en République du Congo est cliniquement morte.
Mais venons-en à l’actualité, parlons au présent. La palabre autour de la question constitutionnelle, qui balise la fantasmagorie de la classe politique congolaise, nous offre chaque jour, pourvu que l’on sache regarder, des évènements à travers lesquels transparaît clairement le rapport de force dans le pays, mais aussi et surtout la nature de ceux qui sont aux commandes. La peur a changé de camp, ceux qui par nature manquent d’intelligence politique, préparent soigneusement le seul argument dont ils croient avoir la maîtrise et le monopole: la violence. Les preuves de manœuvres d’intimidation sont légion. Comme nous l’enseigne la philosophie chinoise ; « lorsque dans une rixe votre adversaire use de ses deux mains à la fois, c’est signe de fatigue ». Le récent remaniement de l’équipe qui tient lieu de Gouvernement de la République qui fait suite à la campagne d’intimidation, est l’expression pure et simple de la panique à bord, et l’expulsion du Gouvernement de Parfait KOLELAS et de MUNARI est un coup de pied de l’âne dont il faut tirer les conséquences.
Originaire du Pool, je n’ai jamais caché cette fierté, je lance un vibrant et sincère appel à Parfait KOLELAS. Tu as quitté le Gouvernement, c’est ce que nous attendions, car ta place n’était pas là-bas, ce n’est pas notre pouvoir. Reprends donc toute ta liberté en quittant la fameuse majorité présidentielle nuisible à la santé du terroir, retire notre Parti de ce foutoir. J’en appelle à l’occasion à Michel MAMPOUYA, il vous revient désormais à tous les deux la tâche historique de rassembler et de mettre en ordre de bataille politique les filles et fils du Pool devenus orphelins. Nous sommes prêts ! Refaites ensemble la direction du Parti, et prononcer la déchéance de tous les traitres. Ne nous trahissez pas, entrez dans l’histoire par la porte. Le temps presse, nous sommes tous debout pour attendre ce moment historique de la renaissance du Parti. André Grenard Matsoua, Mabiala ma Nganga, Boueta-Mbongo, Moundongo, Biza etc. Les trois martyrs du soulèvement des 13, 14 et 15 août 1963, Raphaël Massamba, Pierre Nsiété et Gaston Lenda, les martyrs religieux : Emile Biayenda, Ernest Kombo, vous interpellent.
« Notre dignité, nous ne la recouvrirons ni par la prière, ni par des discours, ni par des tribulations des conférences ou dialogues nationaux. C’est par le combat politique effectif qu’elle viendra. Il nous faut désormais, à l’instar des autres, croire que pour nous Koongo, le droit c’est ce qui sert notre peuple, l’injustice, c’est ce qui lui porte dommage. Le peuple Koongo doit se reconstituer en un espace territorial unique. Le même sang coule dans les veines de ceux qui vivent au Nord de l’Angola, au Sud du Congo Démocratique et ceux de la région du Pool-koongo (République du Congo). Nous n’aurons droit à aucune dignité tant que notre peuple ne sera pas réuni en un seul Etat. Partout, nous avons versé suffisamment de larmes ; ces larmes devront avoir Préparé les moissons de notre avenir».
Auteur : Daniel NKOUTA
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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