A une année de la fin du deuxième et dernier mandat des actuels présidents des deux Congo (CONGO BRAZZAVILLE et CONGO DEMOCRATIQUE), il se pose la sempiternelle question de l’alternance démocratique en 2016 dans ces deux pays.
Il semblerait que KABILA et SASSOU aient décidé contre vents et marées de violer leurs constitutions en déverrouillant la clause de limitation des mandats présidentiels; se faisant, ils ouvriraient la voie à une logique de coups d’Etat.
Par ailleurs, le pouvoir de Brazzaville vient de convoquer un pseudo dialogue national du 11 au 15 juillet 2015 avec deux points à l’Ordre du jour à savoir :
1. Les réformes constitutionnelles ;
2. La gouvernance électorale.
Il est clair que les participants seront soigneusement sélectionnés de façon à ce que le pouvoir, qui a créé de nombreuses organisations de complaisance, ait la majorité écrasante dans la salle.
Tous ceux qui sont contre le changement de la constitution doivent boycotter avec force ces assises.
Nombreux leaders politiques congolais ont été corrompus, d’une manière ou d’une autre par le pouvoir. Un seul est susceptible d'unifier le pays du fait de son "impartialité régionale". Officier Général ayant les mains propres et Chef d'Etat Major pourtant originaire du nord du Congo, il a choisi sans hésitation de résider dans un quartier du Sud DIATA. Il est l’un des rares officiers capable d'éviter au pays de s'installer dans un chaos qui semble inéluctable sans une inflexion politique forte.
Le Général Jean Marie Michel MOKOKO est-il cet homme providentiel ?
Son esprit républicain manifeste, sa rigueur au travail reconnue, son charisme incontesté, son sens de l'exemplarité et son courage remarquable, le désignent sans discussion.
L'inconnu porte sur les désirs du pouvoir du général, lequel s'exprime très rarement.
C'est un homme silencieux, préoccupé et mobilisé par sa mission qui consiste à remettre de l’ordre dans les capitales africaines endeuillées par les politiciens véreux et sans vergognes; telles que l'attestent ses nombreuses actions en faveur de la paix et de la stabilité démocratique sur le continent :
- De 2006 à 2007, il a œuvré pour le compte de l'Union Africaine (UA) à la recherche de solution à la crise Ivoirienne.
- Au début de l'année 2013, il est au Mali.
- Quelques mois plus tard, le 23 novembre 2013, jusqu'à ce jour, suite à la crise centrafricaine, le Général MOKOKO s'est vu confier la lourde tâche de rétablir l'ordre et la sécurité en RCA par l'Organisation Panafricaine.
Pourquoi ce silence ?
Les congolais veulent entendre sa voix, connaître son opinion, sa réflexion, sa vision et son projet pour le pays. Bref, les congolais veulent découvrir l'homme.
Mais l’homme demeure résolument silencieux; sans doute tenu à la fois par une obligation de réserve sur les affaires de son pays du fait de sa mission au RCA mais très certainement aussi par son tempérament animé par l'amour de son pays lequel lui commande une grande neutralité dans l'action publique.
C'est un homme désintéressé par le pouvoir, une qualité rare.
Mais faut-il attendre un soulèvement des populations exsangues et violemment brimées pour qu’il vienne en sapeur pompier ? Non.
Monsieur Jean Marie Michel MOKOKO n’a jamais voulu le pouvoir pour lui même. Les congolais le savent, notamment qu’il avait refusé au début des années 90 par deux fois de renverser le Premier Ministre de transition André MILONGO et le Président Professeur Pascal LISSOUBA alors qu'il en avait l'opportunité et surtout l'armée acquise à sa cause. Il a, à son grand honneur, ignoré les encouragements de SASSOU qui l'invitait pourtant à s'accaparer le pouvoir; laissant triompher ses aspirations de paix et de stabilité du pays !
Certaines indiscrétions des dirigeants de TOTAL et ELF témoignent si cela était nécessaire sur le caractère loyaliste et républicain de cet officier (Cf les déclarations de l'époque de l'ancien PDG d'ELF Loïc LEFLOCK PRIGENT à propos des manigances naguères d'ELF au Congo pendant la période des conflits qu'a connus le pays).
Le Général MOKOKO, est un officier pas comme les autres. Il n'a jamais participé à une crise quelconque qu'a connue notre pays. Il a toujours donné l'image d'un bon Chef qui sait écouter ses collaborateurs.
D'ailleurs, plusieurs observateurs le considèrent comme l'un des meilleurs Chefs d'Etat Major que le pays ait connu.
Aujourd’hui, le Congo, la Nation a besoin de lui. Pourquoi n’irions-nous pas tout simplement le chercher, comme naguère les Français le firent en 1958 pour De Gaulle.
Il est venu le temps de la rencontre entre le Général MOKOKO et le pays.
La question est d’autant plus préoccupante qu’elle dépasse le seul cadre national et interpelle même les grandes chancelleries occidentales et orientales qui ont des intérêts économiques et financiers au Congo. De Washington à Pékin, en passant par Paris, Londres et Bruxelles les sondages et enquêtes montrent que, Jean Marie Michel MOKOKO est de l'avis de TOUS, l’Homme providentiel dont le Congo a besoin. Mais, l’homme semble ignorer (de l'avis même de ceux qui ont réussi à arracher quelques mots à cet officier général secret et réservé) les appels du pied des blancs et, répond inlassablement par une autre question: "Que pensent véritablement les congolais ?"
C'est pourquoi, il est urgent que les leaders politiques et les autres leaders d'opinions s'opposent comme un seul homme au coup de force que Sassou prépare méticuleusement et, lancent un appel au Général MOKOKO.
Comme De Gaulle en juin 1946, Jean Marie Michel MOKOKO peut aussi donner sa vision sur l’organisation de l’Etat, donner à voir aux congolais une voie alternative et opposable au pouvoir actuel pour sortir le pays du bourbier dans lequel SASSOU l'a installé tant d'années durant. Nous ne doutons pas un seul instant que les congolais le suivront avec frénésie, puisqu’ils le réclament en silence telles que l'indiquent les enquêtes d’opinion commandées ici et là y compris dans les chancelleries étrangères présentes au Congo.
L’opinion nationale n’ignore pas à quel point la question du respect des constitutions constitue un sujet de préoccupation majeure indissociable de la paix et la sécurité des populations. Une problématique qui devrait à l'avenir être le fondement des relations entre les ETATS UNIS de Barak OBAMA et l’Afrique. On se souvient que lors de son premier voyage en Afrique, au Ghana notamment, en tant que président des Etats Unis, il avait déclaré que l’Afrique n’avait pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes.
Fort de cette position, le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères américain passait quelques mois plus tard en revue quelques capitales africaines pour faire la pédagogie du respect de l’ordre constitutionnel; en clair le respect du nombre de mandats consignés dans les constitutions des deux Congo.
Le 04 juin dernier, le Secrétaire d’Etat adjoint à la Démocratie, aux Droits de l’Homme et au Travail, monsieur MOLINOWSKI lors de sa visite de travail à KINSHASA, sans ambages, l’officiel Américain déclarait au cours de son point de presse que son pays était d’accord pour le dialogue mais que celui-ci ne devait pas constituer un moyen pour s’éterniser au pouvoir au mépris de la constitution :
<< Les USA mettent en garde que le dialogue ne doit pas être une occasion pour passer à une nouvelle transition>> a-t-il ajouté en substance.
Enfin, pour lui, la limitation des mandats est une bonne chose pour la démocratie et la stabilité, il faut en finir avec l’ère des présidents à vie en Afrique et ailleurs.
Cette attention portée sur la limitation constitutionnelle du nombre de mandat à deux vaut bien son pesant d’or, car l’alternance démocratique apaisée en 2016 permettra à ces deux pays de se doter d’institutions fortes pouvant conduire au développement socio-économique.
Afin de réussir ce pari qui lui tient à cœur avant la fin de son mandat, le président OBAMA aurait confié à son administration la mission de contacter, d’une manière directe ou indirecte, certaines personnalités politico-militaires dans les deux Congo. En toile de fond de ces contacts : l'adhésion aux principes du respect des constitutions et la lancinante question de l'alternance démocratique en Afrique en 2016.
C'est toujours dans cet objectif que, le Président Barak OBAMA effectuera courant le deuxième semestre de cette année, un voyage officiel au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba pour réaffirmer la position des USA.
Cette information aurait été reçue défavorablement par le clan au pouvoir à Brazzaville, dont la fébrilité notée ces derniers temps laisse présager un risque d’implosion en son sein. Déjà dans les coulisses, il nous a été donné d'observer qu'une bonne partie des cadres de ce clan, notamment ceux opposés au plan machiavélique du changement de la constitution du 20 janvier 2002, composés d’universitaires, de ministres en fonction ou anciens, de hauts fonctionnaires, d'officiers généraux et autres cadres de l'armée, ne seraient pas opposés au fait que le choix d'incarner l'alternance en 2016 au Congo - Brazzaville soit porté par la personne de Jean Marie Michel MOKOKO.
D'aucuns affirment même que, le pays va très mal et exigent la fin de la récréation.
Le gouvernement Congolais a prévu l'émergence économique à l'horizon 2025. A l'approche de cette échéance, nous constatons des manques criants dans la vie quotidienne de nos concitoyens tels que, la pénurie d'eau, d’électricité, du pétrole, du gazoil et de l'essence, des insuffisances structurelles révoltantes sur le plan sanitaire et de l’enseignement !
Pour ne citer que ces domaines où les besoins des populations sont essentiels et demeurent cependant scandaleusement insatisfaits au XXI éme siècle !
Le tableau que présente notre pays, ne le cachons pas, est désespérément très sombre.
La corruption et les détournements des deniers publics sont institutionnalisés et se pratiquent comme un sport national, au vu et au su de tous, avec la complicité des pouvoirs publics en général et le concours complaisant de la justice à certains égards.
Le Congo a besoin d’un changement radical.
Pour ce faire, il faut un homme d’Etat exemplaire capable d'insuffler un nouvel élan.
Nous pensons que le choix des congolais doit se porter sur la personne de Jean Marie Michel MOKOKO, un homme de défis et dont la compétence et le courage sont indispensables au pays pour faire face aux enjeux du XXI éme siècle.
Patou MASSAMBA
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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