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Le Ministre Moungalla pris la main dans le sac ; sa DAF, son frère-Conseiller et Cie déférés à la Maison d’Arrêt de Brazzaville !

 

Auteur  Ghys Fortuné DOMBE-BEMBA 

 

Scandale au sommet de l’Etat ? Thierry MOUNGALLA serait mêlé dans une rocambolesque affaire de trafic clandestin de fréquences

 

 

 


 

 

 

 

 

Le Ministre Moungalla pris la main dans le sac ; sa DAF, son frère-Conseiller et Cie déférés à la Maison d’Arrêt de Brazzaville !


Dans notre précédent numéro nous avons fait état d’un scandale au Ministère des postes et télécommunications, relatif aux changements intervenus à la tête de l’Unité de coordination du « Projet Fibre optique », plus connu sous la dénomination de « CAB » (Central africain backbone).Les conséquences de ces changements seraient, entre autres, le ralentissement de la réalisation dudit projet .Nous regrettons que plusieurs coups de fil nous aient été adressés, pour nous menacer de mort, par des personnels anonymes qui s’étaient senties éclaboussées dans ce scandale. Elles se sont demandé pourquoi nous nous étions permis d’aller de dénonciation en dénonciation dans notre journal, après la publication du Pélican N°005 du 17 avril 2015, dans laquelle nous avons évoqué ‘’les scandales de Gilbert Ondongo’’, portant notamment sur ‘’plus de 100 milliards de FCFA qui seraient volés à l’Etat’’.Loin de nous l’intention de nuire à qui que ce soit, nous estimons que nous ne faisons que notre métier : celui d’informer le public, pour que chacun, par la suite, se fasse sa religion. Et nous ne baisserons pas notre plume devant les menaces, d’où qu’elles viennent, parce que le peuple lésé, qui voit partir son argent dans les poches des agents véreux, est notre force. Les citoyens honnêtes ont fini par nous donner raison d’avoir dénoncé les maffieux.

Cela dit, nous évoquons aujourd’hui un nouveau scandale constaté dans le même ministère ! Décidément,…

Les faits

La Direction générale de l’Agence de régulation des postes et communication électroniques (ARPCE) a constaté, depuis quelques jours, une exploitation frauduleuse des communications électroniques, autrement dit des pics de fraude dans les appels téléphoniques à travers les SIM-BOX. Cette fraude a fait perdre plusieurs centaines de millions de FCFA non seulement à l’Etat congolais, mais aussi aux sociétés de téléphonie mobile implantées au Congo. Cette exploitation se serait faite avec la complicité de deux premiers collaborateurs intimes du ministre des Postes et télécommunications, Thierry Lézin Moungalla, à savoir : sa DAF (Directrice administrative et financière), Patricia Shirley Nganga, et son frère cadet, le Conseiller Patrick Moungalla, l’homme à tout faire du ministre. Comment a-t-on procédé pour le savoir ?

L’enquête

L’ARPCE a résolu de porter plainte contre X auprès du Commandement de la gendarmerie nationale. Et les gendarmes enquêteurs se sont mis en chantier, une semaine après, en se laissant guider par plusieurs indices dont un Relevé d’appels téléphoniques.

Avec du matériel sophistiqué, Ils ont repéré une zone qui les a orientés vers un immeuble de deux étages peint en jaune, situé en diagonale du portail d’entrée du Lycée Chaminade, dans l’enceinte du Centre interdiocésain des œuvres (CIO) quartier Cathédrale, à Brazzaville. Cet immeuble de plusieurs appartements appartiendrait à un certain sujet libanais nommé Hussein et serait géré par son frère Ali. Là-bas, les gendarmes ont suivi les allées et venues des occupants du bâtiment. Très tôt, ils ont vu une personne suspecte arriver dans ledit bâtiment. Ils l’ont suivi discrètement avant de lui demander d’ouvrir sa porte, au deuxième étage. Devant son refus, les gendarmes ont défoncé la porte. Ils ont découvert qu’il s’agissait d’un bureau. L’infortuné a décliné son identité, Stevy Mobiba Loukayat. C’est à cet étage donc que la DAF Patricia aurait choisi de prendre un appartement en location, dans lequel était placé le matériel d’exploitation frauduleux des appels téléphoniques et autres SMS via les SIM-BOX.

Selon le technicien Mobiba, lui n’était qu’un innocent travailleur privé, les renseignements sur les tenants et les aboutissants du matériel installé dans ce local ou sur le propriétaire véritable du local ne pouvaient être obtenu par les gendarmes qu’auprès de « ses chefs ». «Quels chefs?» ont demandé les agents enquêteurs. «Le ministre Thierry Moungalla, sa DAF Patricia et son frère-Conseiller Patrick», a-t-il répondu.

En approfondissant l’enquête, les gendarmes se sont rapprochés du Cabinet du ministre. Ils ont appris que la DAF Patricia rentrait tout récemment d’un voyage au Gabon, au moment de l’ouverture de l’enquête et qu’elle avait beaucoup à faire. Cependant, Patrick Moungalla était sur place à Brazzaville depuis quelques jours. Patrick et Patricia, qui ne savaient pas que les gendarmes avaient déjà questionné Stevy Mobiba Loukayat, ont nié ne pas le connaître.

Poursuivant ses investigations, l’équipe de gendarmes à découvert, sur la base du Relevé d’appels, qu’un certain Camerouno-Gabonais nommé Siméon Mbadinga, à cheval entre Brazzaville et Libreville (au Gabon) où Patricia qui venait de séjourner, était souvent en conversation téléphonique avec le frère-Conseiller Patrick Moungalla et le Ministre Thierry Moungalla, lui-même! Plus tard, pendant que les gendarmes cherchaient à le rencontrer à nouveau, Patrick Moungalla va mentir au téléphone disant qu’il se trouvait en réunion avec son frère, le ministre Thierry Moungalla. Face à cet énième mensonge, les gendarmes, qui l’avaient localisé ont décidé de l’embarquer.

Les enquêteurs ont vite décidé aussi de confronter le technicien Stevy Mobiba aux deux premiers collaborateurs du ministre. La pression des enquêteurs était tellement forte et les éléments d’appréciation si concordants que les trois suspects sont passés aux aveux ! En clair, Patricia Shirley Nganga et Patrick Moungalla ont reconnu que Stévy Mobiba-Loukayat était placé à l’immeuble de Hussein et Ali sous leur bénédiction. De même, ils ont avoué que Siméon Mbadinga, le Camerouno-Gabonais, était leur collaborateur et qu’il logeait de temps à autre dans cet immeuble, où se passait le trafic téléphonique décrié.

La Gendarmerie n’a eu d’autre décision que de placer les trois individus en garde à vue, dans ses geôles.

L’intervention spectaculaire du ministre Moungalla pour faire libérer les trafiquants
Mis au parfum de l’arrestation de ses deux premiers et grands collaborateurs intimes ainsi que du technicien à la Gendarmerie, le ministre Moungalla, paniqué, il s’est mis à solliciter que sa DAF et son frère cadet ne passent pas la nuit en prison, mais qu’ils aillent dormir chez eux, pour qu’ils reviennent le lendemain répondre à l’interrogatoire du Service d’enquête, dans le cadre de lapoursuite de ses investigations.

Le ministre Moungalla ne se serait pas arrêté là. Pressentant le refus de la Gendarmerie d’accéder à sa requête, il aurait mis à contribution ses collègues ministres, notamment celui de la Défense nationale, le général Richard Mondjo, pour non seulement faire sortir les trois prévenus des geôles de la Gendarmerie, mais aussi pour faire taire l’affaire, c’est-à-dire pour qu’on classe le dossier, et qu’on en parle plus.
Mais, c’était mal connaître la loyauté de la Gendarmerie, qui a pour devise « La Loi et la force » et du ministre de la Défense, qui ne cède pas facilement.

Tout naturellement, au nom de la Loi, la Gendarmerie a présenté les trois trafiquants présumés devant Monsieur le Procureur de la République, le magistrat Love. Celui-ci, à son tour, devant le flagrant délit, ne pouvait pas ne pas orienter l’affaire en direction du juge d’instruction qui les a déférés, depuis vendredi 29 mai 2015 à 13heures, à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Thierry Moungalla réussira-t-il à les faire libérer ? La question reste posée.

Autre question :

Le zèle du ministre Moungalla ne traduit-il pas sa complicité dans la magouille?

De l’avis de nombreux analystes, « qui se sent morveux se mouche, dit l’adage. Le ministre Moungalla est complice. S’il n’était pas de mèche avec sa DAF et son petit-frère voleurs, il ne se serait pas activé pour les faire libérer, ni n’aurait pas invité ses homologues, parmi lesquels Richard Mondjo, à voler au secours des appréhendés, en usant de leurs relations avec les autorités judiciaires pour les faire sortir de la Maison d’Arrêt et faire retirer carrément le dossier de lacirculation ». Le peuple congolais ici-bas et le Dieu Tout-Puissant au ciel, regardent les juges chargés de ce dossier faire leur travail. Les Congolais voudront bien savoir s’ils vont libérer sous pression les trois trafiquants de communications électroniques surpris en flagrant délit ou s’ils vont les garder en prison, comme ils l’ont fait pour le Colonel Marcel Ntsourou. Soulignons, au passage, qu’à sa sortie des Consultations avec le chef de l’Etat en mai 2015 au Palais du peuple, l’un des avocats de l’ancien Secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, Me Thomas Djolani, a sollicité la libération de son client qui croupit en prison depuis deux ans, c’est-à-dire depuis de la fusillade du 16 décembre 2013, date du fameux «flagrant délit» au domicile du Colonel N’tsourou invoqué par les juges.

En guise de rappel, l’exploitation frauduleuse des communications électroniques via les Sim-Box est prévue et sanctionnée par les articles 265 et 266 du Code de procédure pénale (CPP) et 176 de la Loi N°9-2009 du 25 novembre 2009 portant règlementation du Secteur des communications électroniques. En attendant l’ouverture d’un éventuel procès des fraudeurs, nous avons entrepris de poursuivre notre enquête journalistique.

La suite de nos investigations à la source, pour en savoir un peu plus…

Trois structures ont été ciblées dans notre recherche d’information à la source.

Nous avons d’abord tenté de joindre le Directeur général de l’ARPCE, Yves Castanou, pour qu’il nous accorde une interview sur ce qu’il sait de cette exploitation frauduleuse des communications électroniques. Mais, il nous a «zappés». Craignant certainement que nous ne profitions de l’occasion pour réclamer le paiement, par sa structure, de nombreuses factures relatives à notre prestation de services, estimée à plus de 10 millions de FCFA.

Nous nous sommes déportés ensuite au Ministère des PTT, où les agents que nous avons rencontrés sur place sont restés muets comme des carpes. Craignant d’être virés, si le ministre Moungalla apprenait que ce sont eux qui auraient dit un seul mot sur ses deux grands collaborateurs intimes : Patricia Shirley Nganga et Patrick Moungalla.

Au Commandement de la Gendarmerie nationale, nos interlocuteurs nous ont signifié que l’enquête avait été bouclée à leur niveau et que l’affaire se trouvait au Tribunal. Ils ont, à ce sujet, formé plutôt le vœu que la Justice sanctionnera ceux qui se seront rendus coupables de trafic frauduleux des communications électroniques, conformément aux articles 265 et 266 cités ci-haut, du Code de procédure pénale (CPP) et de la Loi N°9-2009 du 25 novembre 2009.

En somme, ce piratage d’appels téléphoniques mobiles passés par des installations informatiques non homologués et non autorisés au réseau maffieux de Moungalla pris en flagrant délit est composé par : Des équipements de Téléphonies, constitués de routeur, plusieurs cartes SIM, Mini BTS et autres. Ces équipements qui étaient installés illégalement dans cet appartement ont fait passer plusieurs appels téléphoniques en provenance de l’étranger vers les destinataires moyennant une connexion Internet à des prix très bas échappant à l’administration et aux opérateurs de téléphonies mobiles.

Le réseau maffieux des Moungalla a utilisé des liaisons Internet dans chaque pays où les appels sont émis et passent par des partenaires internationaux. C’est donc un grand réseau.
Sur l’heure, disons toutes nos félicitations méritées au Commandement de la Brigade de Recherche de la Région de Gendarmerie nationale de Brazzaville et à son chef Olangué ! La Banque mondiale et autres partenaires du Congo ont raison d’émettre des réserves sur l’intérimaire nommé par Thierry Moungalla en violation flagrante des termes de recrutement d’un coordonnateur du projet CAB.

Affaire à suivre

Ghys Fortuné DOMBE-BEMBA 

 

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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