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O tempora ! ô mores !
Après la décision imbécile prise par le Ministre Hellot Matson MAMPOUYA de prononcer l’annulation de la session du baccalauréat général 2015 pour fraude massive, certains organes de presse, adeptes de la médiocrité, financés en catimini par certains Ministres pour s’acharner sur un Gouvernement dont ils sont pourtant membres, se sont empressés de crier au piège. Le Ministre Hellot Matson MAMPOUYA aurait ainsi été piégé, par qui ? Personne ne le dit. Il faut dire que le Ministre n’a été victime d’aucun piège ; simplement, c’est ce qui arrive lorsque que l’on parachute aux fonctions importantes de membre de Gouvernement, des diplômés sans emploi, autrement dit, des personnes démunies de toute expérience professionnelle, qui finissent par gérer au hasard les affaires de l’Etat.
En fait, Hellot Matson MAMPOUYA, devant l’ampleur de la fraude, a cru naïvement bien faire pour se donner bonne image auprès du Prince et sa famille politique, où, en réalité, la décision est très mal digérée., car, c’est par simple omission qu’il n’a pas été marqué dans la Constitution du 20 janvier 2002 que la fraude ne corrompt rien, pour démentir ce principe connu en Droit et énoncé par le brocard juridique latin : fraus omnia corrumpit,autrement dit, la fraude corrompt tout. En effet, personne n’ignore que depuis le retour de SASSOU au pouvoir, la fraude a été institutionnalisée, aucune élection n’a été exempte de fraude. Je n’ai jamais rien affirmé que je ne puisse prouver, je cite ici l’exemple des résultats qui ont permis l’élection de Denis SASSOU-NGUESSO à la présidentielle de 2002, tels que très officiellement rendus publics par le Ministère de l’Intérieur :
- Denis SASSOU-NGUESSO : 89,41%
- KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU : 2,76%
- Angèle BANDOU : 2,32%
- Jean(Félix DEMBA NTELO : 1,68%
- Côme MANKASSA : 1,25%
- Adamo MATETA : 1,59%
- Bonaventure MIZIDY : 1%
La sommation des ces résultats qui aurait du, logiquement, donner 100% a, en l’espèce donné curieusement :100,1%, fraude validée par Monsieur Placide LENGA, Président de la Cour Suprême, un service judiciaire à la disposition du pouvoir. J’ai à l’époque, aussitôt ces résultats publiés, interpellé par la voie de la presse la Cour Suprême et le Ministère de l’Intérieur par l’Hebdomadaire brazzavillois La Rue meurt, sans aucun écho. SASSOU-NGUESSO a ainsi été voté sans avoir été élu, et il gouverne depuis contre le Droit, au-dessus du Droit et en violation du Droit. Dès lors, quand le Ministre Hellot Matson MAMPOUYA décide d’annuler les épreuves du baccalauréat pour cause de fraude, l’émoi est total et général au PCT où l’on a fait de la fraude une pratique courante et normale. Annuler les épreuves du baccalauréat pour cause de fraude, revient à prononcer tacitement l’invalidation de toutes les élections passées sous SASSOU 2, ce que les élèves auraient bien raison d’exiger. Mais les faits sont désormais prescrits, car la fraude est un délit, et se prescrit par trois ans.
Ce triste épisode et ses conséquences, qui témoignent de l’amateurisme d’un système dont les raisons sont à rechercher dans les gênes de ceux qui sont aux commandes du pays, nous invitent, à réfléchir sur la question cruciale de notre cohabitation de circonstances, imposée par le système colonial. Le débat qui s’articule autour de la révision, du changement ou non de la Loi fondamentale, est une querelle de dupes. Je dis qu’il nous faut aller au dialogue, mais avec la condition de réviser la Constitution, notamment en son article 1er qui proclame à tort une République prétendue une et indivisible. Ci-git la cause du mal qui ronge le pays.
Aujourd’hui, l’expérience de cette cohabitation contre nature a montré ses limites et nous oriente bon gré mal gré vers l’insoutenable réalité : l’auto-détermination des Régions. Il nous faut donc procéder à la modification de la Constitution. Historiquement, les faits en témoignent, tout le mal qui gangrène notre pays, depuis on accession à l’autonomie renforcée du 15 août 1960, résulte de la destruction systématique voulue, par l’Administration coloniale des particularismes de ce que l’on désigne par euphémisme par communautés ethniques, mais en réalité qui sont les peuples originels. L’Etat congolais actuel ou ce qui tient lieu de Nation, est le résultat d’une conspiration coloniale ingénieusement pensée. En effet, les archives coloniales révèlent qu’au cours d’une réunion avec les Services de sécurité belges, venus enquêter sur les causes et l’origine de la révolte du 04 janvier 1959 au Congo-Kinshasa, les missionnaires catholiques en poste à Kinshasa, avaient déclaré ce qui suit, avec un cynisme qui ne laissait place à aucune équivoque :
« Il nous faut mélanger les Koongo avec les peuples du nord. On va faire un coup d'Etat à l'avenir et évincer KASA-VUBU du pouvoir. On le remplacera par un Mungala. Les Bangala vont ainsi former une digue pour stagner le pays, et ainsi empêcher son développement. Ainsi les Bakongo seront bloqués, et enfin de compte nous allons piller et profiter de ce pays énormément. Nous allons pousser les autres peuples à haïr les Bakongo. Le fait que les Pende et les Mbala apprennent en kikongo à KIMPECE fait croître l'influence des Bakongo. Alors on va casser la langue kikongo de sorte que l'Est du Congo parle le munukutuba fabriqué par l’Administration coloniale. Ainsi la langue kikongo sera divisée par deux. Nous allons ensuite rapprocher KIZENGA allié de KASA-VUBU avec LUMUMBA qui est l'Agent des services secrets Belges. Les catholiques ont monté un Parti politique le Mouvement National Congolais (MNC) mis à sa disposition. Ainsi, progressivement, nous allons réduire petit à petit mais significativement l'influence des Bakongo. Et en fin de compte, nous allons gagner. Il faut savoir que ce sont les Bakongo qui sont la cause de l’indépendance ce pays. Sans leur intransigeance dans leur revendication de l’indépendance, nous serions encore les seuls maitres du pays. Si vous leur confiez la direction de ce pays, ce pays va se développer. Il faut empêcher cela »
La similitude avec la situation du Congo-Brazzaville est frappante, même avec un esprit peu intelligent.
Lorsque j’exprime cette certitude irréfragable de la mise en place du cadre fédéral par la proclamation de l’autonomie de nos Régions, on me rétorque sans argumentaire, que cette approche est dangereuse, qu’au niveau social où je suis parvenu, je devrais absolument me départir des passions et des états d’âme, frisant la haine tribale et compromettant ainsi l’espoir de réconciliation et de consolidation du tissu social avec le risque de raviver les rancœurs. J’ai déjà répondu que quand on a l’âge que j’ai, après avoir vu et vécu ce que j’ai vu et vécu, après avoir minutieusement observé l’histoire politique de notre pays, le comportement de ses acteurs ; je laisse ces rêveries à ceux qui n’ont ni mon âge, ni le courage de parler vrai pour plaire aux autres. A mon âge je dois dire comme Voltaire : « de l’expérience que j’ai de moi, j’ai de quoi me faire sage ». J’ai assez expérimenté cette espérance dite nationale depuis quatre décennies pour n’avoir pas à apprendre les inconvénients et les dangers de cette société chimérique. Se conduire par la coutume et l’habitude est le caractère de la bête. Se conduire par principes est le propre de l’homme. Rousseau proclamait qu’il y a des droits que l’homme n’avait pas le droit d’aliéner ; renoncer à la liberté dit-il, c’est renoncer à la dignité.
Or, la République actuelle tue ma liberté, offense ma morale, car ici tuer son prochain est devenu un acte de courage, le vol s’est mué en une qualité et la médiocrité poursuit sa brillante carrière. En considération de l’écologie politique actuelle qui a définitivement enseveli mon espérance de cohabitation avec les autres, instruits par les faits, aujourd’hui je dis en dernier ressort et sans recours, que le reproche récurrent de ma tribalité que j’assume avec fierté, m’amuse en ce que par rapport aux tribalistes officiels, moi j’ai le courage de me reconnaître comme tel. Nombreux de ceux qui critiquent ma tribalité, ne tiennent leur réussite sociale que du piston tribal. Quant à moi, je me suis fait seul, je suis un AET (arrivé en travaillant). Je ne dois ma réussite ni à YOULOU ni à MASSAMBA DEBAT. Je dis, tant pis si ma pensée dérange, car manquer de sens commun n’est pas synonyme de manquer de bon sens ; l’essentiel pour moi, est que ma conscience s’obstine sans faillir à protester contre ces mensonges prestigieux d’une nation congolaise que les faits tardent à corroborer. Cette espérance nationale n’est même pas évanescente. Le tribalisme devenu l’idéologie officielle de l’Etat, a définitivement corrompu le tissu social. Que celui qui le désire daigne consulter les archives de ce qui nous tient lieu de République, on sera étonné de la constitution des différents Gouvernements de YOULOU à MASSAMBA-DEBAT, et la comparaison avec les Gouvernements de NGOUABI à SASSOU I et II, leur donnera tout le sens du côté où penche la morale républicaine. Je cite un seul exemple ; les deux premiers Officiers de notre Armée sortis de l’Ecole de Saint-Cyr en France sont Alfred RAOUL et Louis Sylvain GOMA ; nous aurions pu faire autrement, alors que nous avions le pouvoir.
A l’occasion de l’admission de nos premiers Elèves Officiers dans une Ecole militaire en France, à l’issue d’un concours organisé par les autorités françaises, aucun candidat du Nord n’était présent, ce qui fera réagir Jacques OPANGAULT, qui va exiger que le Président de la République Fulbert YOULOU sollicite auprès du Gouvernement français, une place à titre exceptionnel ; ce qui sera fait, et qui permettra ainsi a Henri ONDOKO de partir en formation. Aujourd’hui, partout, à tous les niveaux de l’Etat, en matière de nomination à tel ou tel poste, le tribalisme est désormais la règle et la méritocratie l’exception. La méritocratie a définitivement déserté les mœurs. Faut-il faire preuve d’un peu de patience ? Non ! Les dégâts humains sont trop importants et la charge émotionnelle désormais trop grande pour essayer encore cette expérience suicidaire. L’on a trop menti dans ce pays, le dialogue et donc les Etats Généraux sera l’occasion d’identifier certaines réalités cachées ou souvent mal interprétées. Il sera à cette occasion fait le bilan sur le tribalisme.
Adolf HITLER écrivait dans son célèbre Mein Kampf : " Certaines vérités courent tellement les rues que, précisément pour cela, le vulgaire ne les voit pas, ou du moins ne les reconnaît pas. Il passe le plus souvent devant elles sans les voir, ainsi qu'il reste aveugle devant des vérités aveuglantes, et qu'il est extrêmement surpris quand quelqu'un vient soudain à découvrir ce que tous devraient pourtant savoir. Il y a tout autour de nous, par centaines de milliers, des problèmes aussi simples à résoudre que l'œuf de Christophe Colomb, mais ce sont précisément les hommes du genre de Colomb qu'on rencontre assez rarement. C'est ainsi que tous les hommes, sans exception, se promènent dans le jardin de la nature, se figurent tout connaître et savoir, et se comportent comme des aveugles à peu d'exceptions près vis-à-vis de l'un des principes les plus saillants de son action : celui de l'existence de caractères organiques distinguant les espèces entre lesquelles se répartissent tous les êtres vivant sur cette terre ".
En effet, tous les théoriciens de la République une et indivisible proclamée par l’article 1er de la Constitution des vainqueurs de la guerre de 1997, refusent obstinément l’impossibilité naturelle de l’édification d’une Nation congolaise, alors que rien, mais alors rien naturellement n’autorise une telle espérance. Sait-on que chacun des comportements de l’homme porte en lui, les gênes du peuple dont il est issu. Regardons attentivement la différence qui réside dans le folklore. Les Mboshi dansent en cercle fermé, ce qui témoigne le caractère de se refermer sur soi et la tendance à l’envahissement, alors que toutes les ethnies au Sud, dansent en ligne ouverte, ce qui témoigne de l’esprit d’ouverture, de l’acceptation de l’autre. C’est pourquoi je persiste à croire et à inviter nos intellectuels et hommes politiques, à la création d’un Front sacré du CFCO, autrement dit le rassemblement des Régions qui longent le CFCO, pour penser notre avenir commun.
Le mensonge est une autre caractéristique. Pendant longtemps en effet, le PCT, Parti nordiste a laissé croire au militantisme pour l’idéologie marxiste ; ils ont affirmé y croire et ils disaient nier Dieu. Faisant la mue, ils se découvrent aujourd’hui démocrates et religieux. Marxiste et de par les actes posés dans toute sa vie politique, SASSOU a, en principe abjuré sa foi chrétienne ; révolutionnaire l’homme ne présente donc plus aucune aptitude à revendiquer sa chrétienté. Seulement, la boulimie du clergé congolais, a honteusement choisi d’absoudre l’homme de ses crapuleries, même de l’assassinat du premier Cardinal dont le régime militaro-marxiste n’a jamais daigné clarifier les circonstances. La construction par SASSOU d’un immeuble abritant la nonciature à Brazzaville, a suffit au Clergé congolais pour mettre en congé ses valeurs et déshonorer la mémoire d’Emile BIAYENDA. SASSOU qui vient de racheter sa chrétienté, peut désormais fréquenter l’Eglise en toute impunité, tant pis s’il n’accorde aucune valeur au sens de la Messe:
Le Prêtre dit : Dominus vobiscum
Le Chrétien répond : Et cum spiritutuo
Prêtre : Sursum corda
Chrétien: Habemus ad Dominum
Prêtre : Gratiasagamus Domino Deo nostro
Chrétien : Dignum et iustum est
Ce qui se traduit par :
Prêtre : Le Seigneur soit avec vous
Chrétien : Et avec votre esprit
Prêtre : Élevons notre cœur
Chrétien : Nous le tournons vers le Seigneur
Prêtre : Rendons grâce au Seigneur notre Dieu
Chrétien: Cela est juste et bon
Ce comportement mercantiliste de l’Eglise, donne envie de vomir et décourage la foi. Il faut dire que SASSOU est vraiment très fort, car rien ne lui résiste, même pas l’Eglise.
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JE PILLE LE PAYS DEPUIS PLUS DE 30 ANS SOUS VOS YEUX - AMEEEENNNNNNNNNN
Peuple congolais disons tous
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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