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L’intégralité du discours DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO LORS DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DES TRAVAUX DU FORUM DE BANGUI LE 4 MAI 2015. LES CONTRADICTIONS DU TYRAN

 

 

 

LE PARADOXE D'UN MEDIATEUR : LES CONTRADICTIONS DU TYRAN

 

  

 

 

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Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux du Forum national de Bangui, le 4 mai dernier, le Médiateur international dans la crise centrafricaine, Denis Sassou N’Guesso, a prononcé un discours dans lequel il rappelait que les Centrafricains et Centrafricaines attendaient beaucoup de ces assises, et que Bangui, la capitale de la République Centrafricaine (RCA), attendait impatiemment de retrouver son éclat d’antan.

«Madame le Chef de l’Etat de Transition de la République Centrafricaine,
Monsieur le Président du Conseil National de Transition,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques,
Mesdames et Messieurs les Représentants de la Communauté Internationale,
Mesdames et Messieurs les participants au Forum de Bangui,
Mesdames et Messieurs, C’est un privilège et un grand honneur de m’adresser à vous, en cette occasion historique, ici, au cœur de l’Afrique, dans ce pays, la République Centrafricaine, aux promesses toujours intactes ; ce pays de rêve, pays des rêves de Barthélémy BOGANDA. Privilège et honneur de m’adresser à vous ici à Bangui, jadis la coquette ; Bangui qui a hâte de retrouver sa douceur et son éclat d’antan. Je m’adresse à vous avec humilité. Sans calcul, sans prétention d’aimer la Centrafrique plus que les Centrafricains eux-mêmes. Je m’adresse à vous sans chercher à m’ériger en donneur de leçons, moi dont le pays a connu, il y a peu, des avatars presqu’identiques.

Je m’adresse à vous, avant tout en ma qualité de Médiateur international dans la crise centrafricaine, mais aussi et bien-entendu, en citoyen d’Afrique, en fils d’Afrique Centrale, en voisin, en frère, en ami. En ami, oui ! Parce que comme l’a dit le penseur, l’ami, le vrai, est celui qui cherche vos besoins au fond de votre cœur. Au fond des cœurs des Centrafricaines et des Centrafricains, il y a un besoin essentiel, un besoin pressant de paix, de paix durable, de paix définitive.

Au fond du cœur du peuple centrafricain meurtri, dégradé et ruiné par plus de deux décennies de violences fratricides et de destructions injustifiables, il y a un désir ardent de dignité et de bonheur.

Au fond des cœurs de nombreux Centrafricains déracinés de leurs foyers et se retrouvant à vivre dans des conditions d’extrême précarité ici en République Centrafricaine ou à l’étranger, il y a simplement une légitime aspiration à la liberté, à la vie.

Pour eux tous, pour tous les Centrafricains, vous, mes frères et sœurs le savez mieux que quiconque, la priorité est que la République Centrafricaine renaisse de nouveau à la vie ; que le peuple centrafricain, réconcilié avec lui-même, retrouve son unité ; que l’Etat soit au plus vite restauré dans sa responsabilité impartiale, dans son incontestable autorité, dans son entière souveraineté ; qu’enfin le pays retrouve, dans la sécurité de chacun et de tous, la voie de la stabilité et du développement. Pour le peuple centrafricain qui nous regarde, la solution est dans cette salle. La solution, c’est vous qui l’avez. Puisqu’il vous a investis de son espoir et de sa confiance, il attend et espère que vous ne trahirez ni l’un ni l’autre.

Chers frères et sœurs,

Le chemin est certainement long et ardu, mais le succès est à votre portée. Parce que vous tous avez la même volonté. En commençant par vous-même, Madame la Présidente, dont l’abnégation et la détermination dans la conduite de la Transition sont unanimement reconnues et saluées. Je vous en félicite. Le succès est à votre portée parce que la dynamique de paix et d’unité est soutenue par l’ensemble du peuple, qui l’a fortement et clairement exprimé au cours des consultations populaires à la base, prélude à ce Forum. Ces consultations, expression sincère et plurielle du peuple profond, ont été, de l’avis de tous, une réussite éclatante.

Elles ont émis des besoins, formulé des propositions et des suggestions aussi pertinentes les unes que les autres. L’ensemble de ces desiderata doit être une source d’inspiration, d’orientation et d’éclairage pour ces assises. Vous devez donc en faire le meilleur profit possible.

Pour l’essentiel, les populations attendent du Forum et de l’ensemble des décideurs : – l’application effective des accords de cessez-le-feu de Brazzaville ; – la refondation des forces de défense et de sécurité ; – le lancement du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants ; – des résolutions et des mesures fortes devant aider à la refondation de la Nation centrafricaine. Au nombre de ces attentes qui sont autant de défis à relever, il ya l’organisation des élections.

C’est un défi majeur, c’est un défi urgent. En même temps que le peuple centrafricain, tous nos partenaires requièrent que les élections aient lieu dans les délais prévus afin que la Transition ne déborde plus de l’ultime terme qui lui a été prescrit. Aussi, au sortir du Forum, sans tergiversations, sans atermoiements, la priorité doit être donnée à l’organisation des élections.

Chers Frères et sœurs,

Je voudrais, à ce stade de mon propos, rappeler que la recherche du consensus inclusif à laquelle j’appelle l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile n’est pas incompatible avec la justice. Ce n’est pas un appel à l’impunité. Dans cette démarche, je le dis pour la Centrafrique, comme je l’ai dit pour mon propre pays, nous devons veiller à associer tous ceux qui sont en mesure d’apporter leur pierre à la construction de la maison commune. A travers le monde et l’histoire, des exemples ne manquent pas pour soutenir cette sage prudence.

Je me dois maintenant de saluer la solidarité constante des pays de la sous-région en faveur de la Centrafrique. Même ceux qui sont en première ligne dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram ne se sont pas exonérés de leur devoir. Ils continuent, malgré tout, à apporter leur soutien multiforme à votre pays. De même le G8 Bangui, composé notamment de la France, des Etats unis d’Amérique, de l’ONU, de l’Union Européenne, de la Banque Mondiale, de l’Union Africaine et de la CEEAC et l’ensemble des partenaires membres du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, méritent nos félicitations, nos encouragements et notre reconnaissance pour leur soutien exemplaire et permanent à la Transition centrafricaine.

Grâce à la solidarité internationale, la République Centrafricaine n’a pas été abandonnée à son triste sort. En l’espace d’une année, trois (3) forces internationales se sont succédé dans ce pays. La MICOPAX pour le compte de la CEEAC a laissé sa place à la MISCA sous conduite de l’Union Africaine, elle-même remplacée par une force onusienne, la MINUSCA. Sans compter la force française Sangaris et celle de l’Union Européenne EUROR-RCA qui vient d’achever sa mission. En rendant hommage à ces soldats de la paix, je voudrais vous inviter à ne pas décevoir les espoirs de tous ces partenaires qui demeurent engagés à vos côtés. Il en est de même de la grande espérance de vos compatriotes qui attendent de ce Forum des conclusions heureuses.

Je vous exhorte à œuvrer au cours de ces assises à la recherche des meilleures thérapies susceptibles de conjurer définitivement les démons de la division et de l’autodestruction qui ont longtemps annihilé, dans ce pays, tout effort de développement économique et social, et d’évolution démocratique. Je vous demande, pour éviter de créer artificiellement une autre crise, de respecter rigoureusement les textes qui régissent la Transition, et surtout de ne procéder à aucune remise en cause des institutions. Faites bien attention, car c’est souvent au port que les navires chavirent. Vous êtes donc réunis pour impulser à la République Centrafricaine un nouveau départ. J’espère avec vous que celui-ci est le bon. Parce que, dans un passé récent, il ya eu des rendez-vous manqués. Trop de rendez-vous manqués.

Nous vous invitons à entrer dans ces assises nationales dans un esprit de tolérance, de respect, de responsabilité, en ne pensant qu’à l’intérêt général. Faites en sorte que ce jour, 4 mai 2015 devienne un repère qui marque la fin d’une époque qui soit à jamais révolue, celle des coups d’Etat et des rebellions, et ouvre une ère nouvelle de paix, de fraternité et de solidarité pour le peuple centrafricain. Faites triompher définitivement la paix sur la peur, et l’unité sur la discorde pour que renaisse et vive à jamais la République Centrafricaine !

Plein succès à vos travaux.

Je vous remercie. »

 

Certes le ridicule ne tue pas, mais voila notre fameux médiateur qui s’empêtre dans la contradiction.

IL EXHORTE LES  CENTRAFRICAINS PENDANT QU’IL EST INCAPABLE DE RESPECTER SON SERMENT :

 « Je vous exhorte à œuvrer au cours de ces assises à la recherche des meilleures thérapies susceptibles de conjurer définitivement les démons de la division et de l’autodestruction qui ont longtemps annihilé, dans ce pays, tout effort de développement économique et social, et d’évolution démocratique. Je vous demande, pour éviter de créer artificiellement une autre crise, de respecter rigoureusement les textes qui régissent la Transition, et surtout de ne procéder à aucune remise en cause des institutions. Faites bien attention, car c’est souvent au port que les navires chavirent. ».

Alors Monsieur le médiateur, pourquoi ce que vous demandez aux centrafricains vous ne l’appliquer pas dans votre propre pays ?  Vous n’avez jamais respecté la loi durant vos 32 ans de règne sans partage dans votre pays, vous avez vilipendé, transgressé  votre propre constitution du 20 Janvier 2002 taillée sur mesure  et vous vous acheminé vers un parjure, haute trahison, torpillage du votre propre serment solennel que vous avez prêté devant votre peuple et   aux yeux du monde entier. Quel crédit peut-on accordé à votre médiation.

Charité bien ordonné commence par soi même, avant d’aller balayer chez le voisin commencez par nettoyer devant chez vous.

Vous n'êtes pas le garant des institutions de la République, de la paix, de la stabilté politique.

Vous êtes un véritable artificier, un pyromane qui a toujours su se derober devant la LOI.

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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