Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION : UN VRAI FAUX DEBAT

 

Auteur: Marcel MBETE

 

CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION : UN VRAI FAUX DEBAT

 

 

Monsieur Marcel MBETE explique pourquoi la question du changement de la constituion est un vrai faux débat

Vrai-Faux

                                                                       

 

UN VRAI-FAUX DEBAT

 

Oui, comme cela  fait  désormais parti  de notre culture, ou de  notre patrimoine  politique.
Voila encore un autre débat brouillon et brouillé pour embrouiller encore le peuple, qui est déjà embrouillé dans ses nombreux problèmes sociaux de chaque jour.
Ce  débat,   c’est   celui   de  notre  loi   fondamentale,   à réécrire  ou   pas.   Et   déjà,   comme  c’est   notre  particularité, apparaissent d’autres théories et théoriciens.
Certains disent, que l’alternance n’est pas africain, mais ils ne disent pas clairement qu’est ce que l’alternance à l’africaine. Car dire seulement qu’il faut prendre en compte nos réalités sociologiques, n’est pas une nouvelle théorie. Nous avons déjà expérimenté la Géopolitique dans ce pays et le bilan est connu. 
D’autre disent qu’en   démocratie, on   ne limite pas les mandats. Mais ils ne disent pas quelle sera la nature de l’Etat dont les mandats ne sont pas limités. Refoulant donc ainsi d’un revers de la main, la volonté du peuple exprimée à la Conférence Nationale Souveraine et au Forum National   Pour la Réconciliation et la Paix, qui c' était exprimé, qui avait  fixé et confirmé l’encrage du Congo dans la voie de la Démocratie.
Pour ce débat qui part déjà dans tous les sens, la réponse se trouve pourtant dans la constitution elle-même. Il suffit seulement de lire et de relire l’article 185, du titre : DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION, qui stipule,   je  site :   <<  L’initiative  de  la  révision  de  la  constitution  appartient   au  Président   de  la  République, au gouvernement, aux membres du parlement.
Le  projet  ou  la  proposition  de  la  révision  de  la  constitution  doit  être  voté  par  les  deux  chambres  réunies  en congrès à la majorité des deux tiers (2 /3). La révision est définitive après avoir été approuvé par référendum. 

Aucune procédure de la révision ne peut être engagée ou poursuive   lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.

La forme républicaine, la laïcité de l’Etat et le nombre de mandat du Président de la République ne peut faire l’objet d’aucune révision.
La révision ne peut avoir pour objet  la réduction ou l’abolition des droits  fondamentaux des citoyens …>> Voila ce que dit notre loi fondamentale de 2002, donc l’actuelle.
Et pour ceux d’entre nous qui ont la mémoire courte, je leur propose de relire l’article 178 de la constitution de 1992. Ils verront  que les articles : 178 de la constitution de 1992 et 185 de   la constitution de 2002 sont rédigés à l’identique, et c’est par hasard, c’est pour sauvegarder la volonté du peuple exprimé  à la Conférence Nationale Souveraine  et   au  Forum  National   pour   la  Réconciliation  et   de  la  Paix :   Celle  de  garantir   l’alternance  et   la Démocratie dans notre pays. Même si ses deux constitutions celles de 1992 et de 2002, n’avaient pas un même Fond, mais elles avaient  une même préoccupation : l’encrage du Congo dans la voie de la Démocratie.
Donc notre loi fondamentale dit elle même : qu’elle est révisable à tout moment. Mais elle dit aussi que dans les projets ou les propositions de révision, il ne faut pas toucher :
A la Forme Républicaine de l’Etat, à la Laïcité de  l’Etat, aux nombres de mandat du Président de la République,aux  droits et libertés fondamentaux du citoyen. 
Voila ce  que nos lois fondamentales,  celle  de 1992 et de 2002 se  sont  interdit  de toucher et  que  le  peuple a confirmé deux fois en  10 ans par référendum. Et entre nous ou est donc le problème ?

Et comme dans le pays nous avons des filles et des fils qui ont appris le droit, donc qui sont des spécialistes ou des experts en la matière,  puisque  c’est dans cette catégorie de cadre qu’on a toujours choisit les rédacteurs des actes fondamentaux et des constitutions, parmi les nombreux que le Congo a connu en 54 ans de vie commune.
Qu’ils  nous  disent,   sincèrement,   franchement,   clairement,   sans  langue  de  bois,   ce   que  veut   dire  exactement l’article 185 de la constitution de 2002. Beaucoup parlent dans les salons et les restaurants, c’est leurs droits, mais pour édifier le peuple et la nation tout entière, on a besoin de les entendre publiquement, par conférence de presse ou par des émissions radio, télévisées, nous expliquer le contenu de l’article 185. A moins qu’ils nous disent  que ce n’est pas de leurs compétences : Mesdames et Messieurs les Juristes Congolais, s’il  arrivait un crash  national parce que vous n’aviez pas suffisamment éclairé le peuple et les hommes  politiques, cela pourra être considérer un jour comme : non assistance à personne en danger de votre part.
Comme nous nous connaissons bien et très bien dans ce pays, ce genre de débat peut déboucher par  un autre DRAME. Et que les mauvaises langues ne disent pas que c’est    mon souhait, mais je ne fais qu’une lecture de notre propre histoire. Car depuis notre indépendance et même avant, notre pays n’a jamais connu une alternance sans violence. Comme  si la violence politique au Congo était une fatalité.

Les concertations nationales inclusives ou sans exclusives, on les a déjà trop fait dans ce pays, et les bilans,  nous les connaissons tous. Et puis entre nous, posons nous la question  les yeux dans les yeux, la main sur le cœur :
Est-ce que le Congo a réellement un problème de constitution ?
Est-ce   que   le   chômage   chronique   des   jeunes,   l’absence   totale   de   la   sécurité   alimentaire,   la   progression permanente et publique des anti-valeurs,   le progrès social toujours invisible, les inégalités sociales toujours en expansion, les violences politiques devenues un rituel légal : sont ils de  la responsabilité d’une constitution ?
Est-ce que la disparition des unités de production qui donnaient   déjà   le sourire et la bonne humeur comme :
L'Usine de MOUKALOU de   MOSSAKA ,   OFNACOM- UTS – IMPRECO – IAD – KINTSOUDI – Les fermes de  MANIOC – Les huileries de : KAYI , MKEKO ,ITOUMBI – L'Usine DE CAHIERS DE MPILA –  CHACONA  –  Les  fermes  de  KOMBE  ,de  MFILOU  etc… n’existent   plus  par   la  responsabilité  d’une 
constitution quelconque ?

Est-ce que le Congo qui a de l’eau partout et qui manque de l’eau potable partout, c’est de la responsabilité d’une constitution quelconque ?

 

Est-ce que le  Congo qui est un pays de forêt, donc un pays de bois qui a encore près de 87% de ses enfants assis  à même le sol à l’école, c’est aussi de la responsabilité d’une constitution  quelconque ?
Est-ce  que Brazza la Verte avant-hier et hier devenu Brazza la Poubelle aujourd’hui, c’est  aussi la responsabilité d’une constitution quelconque ?
J’ai déjà eu l’occasion de le dire, et je le répète : Il n’existe nulle part au monde de Bonnes et de Mauvaises Constitutions. Mais il existe des Bons et des Mauvais Gestionnaires des Institutions Constitutionnelles d’un pays. Alors arrêtons de retarder notre pays par un faux débat. Les Congolais vivaient mieux dans le passé que maintenant malgré notre richesse.
Le Congo n’a plus besoin une fois de plus, de voir ses enfants couler les larmes, verser  du sang sur son sol.Une fois   de  plus,   ce  n’est   pas   mon  souhait.   J’ai   écouté,   et   nous   avons   tous   écouté   certains   compatriotes   dire ouvertement   au   cours   d’un   grand   rassemblement   public,   je   cite :<<  Nous   voulons   le   changement     la constitution parce que nous ne voulons plus la guerre… >> Et c’est  très inquiétant  que  l’autorité qui préside,
ou les autorités   présentes à cette manifestation ne corrigent pas .
 Mais qui fera la guerre ?  Contre qui ? Et pourquoi ? 
Notre  guerre,   notre  vraie  guerre,  celle  qui  a  besoin  d’une  mobilisation  générale  de  toutes  les  intelligences nationales, c’est la Guerre contre la Misère et la Pauvreté, pour le bonheur et le bien être de tous. Et non la Constitution.

Parce que si on posait à chacun de nous la question : Quelle sont les besoins des Congolais ? La réponse sera : Ce sont les besoins vitaux. Chacun de nous est capable de les énumérer.
 

Marcel MBETE

Citoyen Congolais

 

 

 Le problème que pose la modification de la constitution à Denis SASSOU NGUESSO  ne peut être banal. Ou bien on respecte notre constitution et on lapplique, ou bien on la balaie d’un revers de main et c’est la porte ouverte à toutes sortes d’abus.

 

« Les barrages juridiques que doit franchir le Dictateur Denis SASSOU NGUESSO

Le premier, c'est celui de l'article 57 de la Constitution. Un article selon lequel le président de la République ne peut se représenter qu'une seule fois. Or, Denis Sassou-Nguesso a été élu une première fois en 2002, réélu en 2009. En l'état actuel de la Constitution, il ne peut donc pas se représenter en 2016.

Le second mur juridique à faire tomber, c'est celui de l'article 58. Un candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de soixante-dix ans au plus à la date du dépôt de sa candidature. Denis Sassou-Nguesso est né officiellement en 1943. Il a d'ores et déjà 71 ans. Il est donc déjà trop vieux, selon la loi fondamentale pour se présenter.

Et puis il y a un troisième mur juridique à abattre, l'article 185 de la Constitution. Et c'est cet article qui rend le débat constitutionnel particulièrement épineux au Congo, parce qu'il dit que le nombre de mandats du président ne peut pas faire l'objet d'une révision constitutionnelle. Cela veut dire que pour permettre une nouvelle candidature de Denis Sassou-Nguesso dans les formes, il faudrait non pas retoucher la Constitution de 2002, mais en adopter une nouvelle. »

 

Il ne s’agit plus de discuter de l’illégalité, de la légalité ou de l’éligibilité de Denis SASSOU NGUESSO  à la tête de l’Etat, mais plutôt de l’illégalité des actes de gouvernement de SASSOU NGUESSO. Respecte-t-il son serment ou pas? Viole-t-il la constitution ou pas? . Dans ce vrai débat, on ne se demande pas seulement si le président Denis SASSOU NGUESSO peut faire légalement ces changements constitutionnels, mais plutôt si nous allons le laisser faire sans réagir ou si nous allons lui barrer la route. Quand un peuple dort alors que la démocratie est en danger, il se réveille sous la dictature. Réveillez-vous donc !

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article