LES DERNIÈRES NOUVELLES DU SASSOULAND: CRIME CRAPULEUX
17/02/2017 - 17/02/2026. Il y a 9 ans
Marcel Ntsourou;
Juin 1997.
Les disparus du Beach.
QUESTION DU JOURNALISTE :
Colonel Nstourou, longtemps vous avez été très proche de la présidence … et en 99 au moment de la disparition de plus de 320 opposants au Beach de Brazzaville, vous étiez directeur des renseignements militaires. Qu’est-ce que vous pouvez dire aujourd’hui sur cette affaire ?
MARCEL NTSOUROU :
Bon…je vous dis tous simplement qu’en ce qui me concerne moi…, je n’ai rien à avoir avec ces disparitions, mais, je vous dis que cette opération a été totalement mal organisée….et ceux qui débarquaient n’étaient pas du tout en sécurité….il ya eu certainement des ordres ou des dispositions qui ont été pris ….en ce qui me concerne , j’avais informé qui de droit de ce qu’il y avait des comportements anormaux, et c’était à lui de prendre des dispositions. Moi je suis prêt à tout moment à témoigner de cette affaire parce que c’est une affaire qui a créé beaucoup de mal aux Congolais qui n’a pas fini d’être jugée .
JOURNALISTE :
Donc quand vous dites …. comportements anormaux, ça veut dire exécutions sommaires ?
MARCEL NTSOUROU :
……Exécutions sommaires ….oui ! Puisque la cour de Brazzaville l'a reconnu…moi je ne savais qu’il y avait des exécutions sommaires….je voyais seulement …j’entendais seulement que des gens étaient pris , amenés à certains endroits….je n’étais pas le seul officier à le dire, nous étions un certain nombre à le dire…et à qui de droit, que…il y avait des comportements de nature à nous placer dans des situation de crimes contre l’humanité.
JOURNALISTE :
Et si demain un juge français vous demande de témoigner, est-ce que vous êtes prêt à répondre OUI ?
MARCEL NTSOUROU :
Mais écoutez…moi j’étais soldat à l’époque, ce que je sais je dirai !
JOURNALISTE :
Y compris devant la justice française, qui comme vous le savez, poursuit l’instruction ?
MARCEL NTSOUROU :
Y compris devant la justice française …., moi je n’ai pas à me cacher de cela …j’ai été aux renseignements militaires ….si on me demande ce qui s’est passé, je n’ai pas commis un crime , je dirai ce que j’ai constaté !
JOURNALISTE :
Colonel l Ntsourou, Merci !