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UNION POUR LE PROGRES : DECLARATION SUR L'AFFAIRE Jean Martin MBEMBA

  

  

 

 

 

DECLARATION DE L'UP ( Union pour le Progrès) DANS L'AFFAIRE DE Maître Jean Martin MBEMBA

 

 Maître Jean  Martin MBEMBA

 



 

 

    UNION POUR LE PROGRÈS

- U.P. -

Bureau Exécutif National

Secrétariat Général

64, rue Ewo,  Arrdt. 5 Ouenze

Brazzaville

Tel. 05 551 68 32

       05 551 11 32

 

DÉCLARATION SUR L’AFFAIRE

Jean Martin MBEMBA

 

         face à l’acharnement policier qui tend à diaboliser Me Jean Martin MBEMBA comme l’instigateur d’une opération d’atteinte à la sûreté de l’Etat, et,

         Constatant dans le même temps qu’aucune information judiciaire n’a été ouverte au Parquet dans cette affaire, ce depuis plus de deux mois, l’Union pour le Progrès (U.P.) dénonce une opération qui n’est ni plus ni moins qu’un lynchage politique de son ancien Président.

 

         C’est en effet depuis le 31 mars 2013, que l’affaire dans laquelle la Police a impliqué Me Jean Martin MBEMBA, co-Fondateur de l’Union pour le Progrès (U.P.) fait couler beaucoup d’encre et de salive tout en nuisant à ses intérêts moraux et en restreignant sa liberté d’aller et venir.

 

         L’Union pour le Progrès U.P. rappelle à l’opinion nationale et internationale que depuis le 7 avril 2013, Me Jean Martin MBEMBA, actuel Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et ancien Ministre d’Etat, est l’objet de l’acharnement policier engagé par les agents des services de la Direction Générale de la Police (DGP) et de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). Le motif de ces poursuites se rapporterait à de prétendues menées subversives de la part du Président de la Commission nationale des Droits de l’Homme.

 

         Dans le cadre de cette affaire, une demi-douzaine de personnes ont déjà été arbitrairement arrêtées et mises au secret depuis le 31 mars 2013 par des agents de la DGP et de la DGST. Ayant exercé sur ces pauvres détenus des sévices corporels et psychologiques dégradants et inhumains, les agents de DGP et de la DGST leur ont extorqué des aveux sur lesquels ils se basent pour fabriquer un dossier contre Me Jean Martin MBEMBA.

 

         C’est ainsi que le 13 mai 2013, le Directeur des services intérieurs de la DGST s’est autorisé à convoquer Me Jean Martin MBEMBA à son bureau pour « affaire le concernant » et ce, après avoir manqué de l’enlever à sa résidence officielle, quelques cinq jours auparavant. L’incident avait fait grand bruit, jusque sur la Radio France Internationale (RFI).

L’Union pour le Progrès (U.P.) et l’ONG "Horizon Jean Martin MBEMBA" ont été parmi les premières organisations à dénoncer cet acte anti-démocratique et crapuleux. L’Union pour le Progrès avait alors espéré une demande d’information, un encouragement ou un soutien de la part de la Majorité présidentielle dont elle fait partie : en vain,  jusqu’à ce jour.

 

         Sur le Conseil de ses avocats, Me Jean Martin MBEMBA ne s’est pas présenté à la DGST pour les raisons suivantes :

 

-      La DGST n’a pas pouvoir d’initier par elle-même des enquêtes sans avoir été saisie par le Parquet ou un Juge d’instruction ;

-      Aucune information judiciaire n’avait été ouverte à cet effet au Parquet.

-      En sa qualité d’avocat, Me Jean Martin MBEMBA ne pouvait être poursuivi sans que son Bâtonnier et le Parquet Général eussent été préalablement avisés et appelés à l’assister.

 

Au cours des deux conférences de presse qu’ils ont organisées à ce sujet, les avocats de Me Jean Martin MBEMBA ont montré ces graves écarts aux règles du code de procédure pénale et fait remarquer l’absence de procédure judiciaire concernant leur client. Sur la base de ce travail d’explication et des commentaires de presse qui se sont ensuivis, les incarcérés dans le cadre de cette affaire ont été déférés, depuis peu, des locaux de la DGST à la Maison d’Arrêt de Brazzaville pour relever désormais de l’autorité du Parquet. 

 

         L’Union pour le Progrès (U.P.) souligne cependant certaines manœuvres pernicieuses visant à museler toutes les voix qui s’interrogent sur la réalité des accusations portées contre Me Jean Martin MBEMBA et tentent d’instaurer un débat contradictoire sur les  " révélations " de la Police. Depuis près de deux semaines, quatre organes de presse ont été suspendus pour plusieurs mois pour des motifs divers. Comme par hasard, il s’agit des journaux qui ont justement diffusé les conférences de presse des avocats de Me Jean Martin MBEMBA et porté un regard différent sur l’affaire. L’Union pour le Progrès (U.P.)  estime que cette propension à étouffer le débat contradictoire ne relève plus du jeu démocratique mais bel et bien de machinations politiciennes qu’elle dénonce et condamne énergiquement.

 

         L’analyse même de ces " révélations "  distillées dans la presse sous forme de tract montre que le dossier est trituré à souhait de manière à le faire paraître lourd.

 

-      On a d’abord associé Me Jean Martin MBEMBA à un coup d’Etat des Teké et Lari avec partie prenante dans l’affaire du 4 mars 2012 ;

-      Puis on l’a accusé d’avoir entretenu la grève des enseignants en mars et avril 2013 avec 200 millions de FCFA mis en jeu ;

-      Il a encore été accusé d’avoir recruté des ex-combattants et serait propriétaire de quelques 300 à 400 PM AK qui auraient été saisis depuis des mois, on ne sait où ;

-      Enfin, il aurait également fait passer une somme de 300 millions de FCFA à on ne sait qui pour obtenir des complicités dans les FAC :

-      Etc., etc.

 

Ces affabulations sont les résultats des prétendues « enquêtes » de la DGP et la DGST , puisqu’ au Parquet il n’existe pas de procédure judiciaire ouverte à cet effet. Mais il faut souligner que la DGP et la DGST ont en outre fait dire à certains des propos arrachés sous la torture, et depuis, dénoncés par les anciens suppliciés. Tout indique que les enquêtes menées par la Police n’ont produit aucun résultat probant : ni arsenal de guerre, ni argent, ni documents séditieux, ni établissement de réunions des comploteurs et lieux de leur tenue, ni implication de personnalités politiques et d’officiers de l’armée, ni véhicules affectés à la réalisation du complot, ni appareils de transmission, ni soutien en provenance de l’extérieur. Voici donc plus de deux mois et demi que la DGP et la DGST cherchent à boucler un montage sur un coup d’Etat fantôme de Me Jean Martin MBEMBA.

 

 

L’Union pour le Progrès (U.P.) signale que tout cela est entrepris envers et contre Me Jean Martin MBEMBA, en sachant que l’Union pour le Progrès (U.P.) est un parti allié de longue date, au sein de l’URD-PCT et Apparentés.

Jean Martin MBEMBA est un grand Homme d’Etat dont les services rendus pour la nation Congo sont connus de tous. Les actions qu’il a eu à mener tant sur le plan social, juridique que politique ont eu un impact indéniable sur la société. Le lynchage policier dont il est l’objet a forcément des motivations profondes qui sont loin d’être purement juridiques.

 

Convaincus que les procédures initiées par la DGP et la DGST violent complètement les lois en vigueur, et, extrêmement indignés de ce lynchage policier qui prend prétexte sur un coup d’Etat fictif,

 

Nous, militantes et militants de l’Union pour le Progrès ‘U.P.),

 

- Exigeons l’annulation du dossier illégal de la DGP et la DGST sur Me Jean Martin MBEMBA,

- Demandons la libération sans condition de toutes les personnes incarcérées dans le cadre de cette affaire et désormais détenues à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, dès lors qu’aucune procédure régulière n’est ouverte au Parquet à cet effet,

- Déplorons et condamnons l’indifférence des partis du RMP et de la Majorité Présidentielle vis-à-vis du Président de la CNDH , l’ancien Président de l’Union pour le Progrès (U.P.), et ancien Député de Ignié constamment réélu depuis les premières élections démocratiques de 1992 et ancien Conseiller élu dans l’Arrondissement de Ouenzé-Brazzaville,

- Exprimons notre reconnaissance à l’Association Horizons Jean Martin MBEMBA, à l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), à l’Association des Droits de l’Homme dans l’Univers Carcéral (ADHUC), au Collectif des partis de l’opposition ARD et à tous ceux qui, au Congo et à l’Extérieur ont dénoncé l’acharnement contre le Président Jean Martin MBEMBA et son assignation à résidence de fait,

- Félicitons les journaux qui ont accompli avec courage et objectivité leur mission d’information dans cette affaire et marquons notre solidarité à l’endroit des quatre journaux arbitrairement suspendus par l’organe de répression policière qu’est devenu le Conseil Supérieur de Liberté de la  Communication (CSLC),     

- Adressons notre soutien indéfectible au Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Me Jean Martin MBEMBA,

- Suspendons, jusqu’à nouvel ordre, notre participation au sein du Rassemblement de la Majorité Présidentielle (RMP) et au sein de la Majorité Présidentielle.

 

     Fait à Brazzaville, le 19 juin 2013

   L’Assemblée Générale  

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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