Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

TUNISIE : LA RUE CHASSE Ben ALI - LA FIN DE 23 ANS DE DICTATURE

   

                                       

 

TUNISIE : LA RUE CHASSE Ben ALI

La fin de 23 ans de Dictature

 

14 Janvier 2011

 

 

 

 

Ben ALI EN FUITE

 

 

·         Des milliers d'habitants de Tunis ont bravé le couvre-feu pour exprimer leur joie, quelques minutes après le discours télévisé du président.

    

En précisant qu'il ne briguerait pas un sixième mandat en 2014 et en annonçant l'arrêt des tirs contre les manifestants, la baisse du prix des produits de première nécessité et la levée de la censure sur les sites internet, le président tunisien a créé des manifestations de joie, jeudi 13 Janvier 2011 soir à Tunis.

 

  ·         Dès la fin du discours, jeudi soir, du président Ben Ali, des milliers d'habitants de Tunis ont bravé le couvre-feu et envahi le centre de la capitale et les grandes avenues des banlieues à Carthage et à Sidi Bou Saïd. Dans un immense mouvement de joie, les youyous et les coups de klaxon ont célébré le «Je vous ai compris !» du chef de l'État tunisien.

«On a la liberté d'expression, la liberté de l'information, la liberté de l'Internet !», criait Mahmoud, avenue Bourguiba. «On va préparer la démocratie, on va préparer une commission pour juger les corrompus !», ajoutait un de ses amis. «Et tous les corrompus, du haut en bas !», hurlait un garçon. On se filmait, on se congratulait. Un mois de crise affreuse s'éloignait. C'était le grand soir, à Tunis. Et sans doute la première fois qu'une foule pouvait décemment célébrer l'avènement annoncé d'une démocratie au Maghreb et dans un pays arabe.

Au prix de bien des morts - deux civils ont encore été tués à Kairouan par des tirs de la police durant le discours de Ben Ali -, les Tunisiens ont obtenu ce qu'ils voulaient, et sur toute la ligne. Liberté «totale» de l'information, d'Internet (les sites bloqués tels que Youtube et Daily motion ont été rétablis quelques heures après le discours présidentiel), et préparation avec tous les partis tunisiens d'un système démocratique. Dans son discours, prononcé en arabe dialectal pour être compris de tous, le président Zine el-Abidine Ben Ali a fait retomber la tension à Tunis et dans les environs, en annonçant plusieurs décisions capitales.

La première, c'est qu'il ne se représenterait pas pour un sixième mandat en 2014, et consacrerait le reste de son temps à la tête du pays à préparer la démocratie. «Pas de présidence à vie, je refuse de toucher à la Constitution», a-t-il déclaré, avant de préciser : «La situation aujourd'hui nécessite un profond changement … Je réaffirme ici que j'ai l'intention d'approfondir la pratique démocratique et de revitaliser le pluralisme», a-t-il dit. Des membres de son parti l'avaient sollicité pour qu'il se représente en 2014, date à laquelle il aurait eu 77 ans, alors que la limite d'âge est à 75 ans.

La liesse après l'angoisse

Ensuite, concédant qu'il avait été «trompé» par son entourage, il s'est écrié : «Assez de tirs à balles réelles. Je refuse de voir de nouvelles victimes tomber. Assez de violences ! Assez de violences !» Il a également annoncé la baisse des prix des produits de première nécessité.

Le soulagement de sortir par le haut de cette crise meurtrière était limpide. «Ben Ali a tout regretté, et maintenant, notre Tunisie toute démolie, on va la reconstruire ! Ah, il est beau notre pays ! On est un peuple très fier !», jubilait un homme de soixante ans. Une joie et un apaisement palpables, dans les chants, les tambours, les cris d'allégresse de la foule.

Ce mouvement de liesse est à la mesure de l'angoisse qui avait saisi le pays, depuis que la police avait réprimé avec cruauté les manifestations de Tunisiens modestes, exaspérés par la corruption régnant dans la petite administration. Selon la Fédération internationale des droits de l'homme, 66 Tunisiens ont été tués par les forces de l'ordre depuis le 17 décembre dernier, dont huit dans la nuit de mercredi à jeudi. Jeudi, un manifestant avait été abattu par la police pour la première fois au cœur même de la capitale. La tension était devenue extrême. Tout se présentait comme si le pouvoir n'avait plus que les armes pour se faire respecter face à un mouvement de désobéissance qui faisait tache d'huile.

Pratiques autoritaires

À Tunis, jeudi, des jeunes s'attaquaient à des banques ou à des supermarchés appartenant à la belle-famille du président Ben Ali. À Sfax, Hammamet, des milliers de personnes faisaient de même. Les langues se déliaient : «Le pays est pillé par les proches du président, il est temps que Ben Ali s'en aille !», affirmait un médecin de La Marsa. Les mesures annoncées par le premier ministre mercredi (remplacement du ministre de l'Intérieur, commission d'enquête sur la corruption, libération des manifestants emprisonnés, excuses aux intellectuels malmenés par la police à Tunis) semblaient avoir fait long feu.

Le «Je vous ai compris !» du président Ben Ali est de fait une capitulation en rase campagne. Il l'affirme : il va renoncer à toutes ses pratiques autoritaires et népotiques du pouvoir, et laisser les Tunisiens s'exprimer comme ils l'entendent.

Il n'est pas exclu que jeudi dans la nuit les manifestations de joie «pro-Ben Ali» aient été organisées par le pouvoir lui-même, à Tunis. Mais il est clair aussi que les Tunisiens ne se laisseront plus mener comme des moutons, car ils ont mesuré leur puissance face au pouvoir.

Le président Ben Ali n'avait plus d'autre choix que de capituler. Dans cette escalade de la violence, il avait été pris à son propre piège. La presse, aux ordres du pouvoir, n'était plus lue. La télévision officielle plus regardée. Entre le président et son peuple, il n'y avait plus rien d'autre que la force. Et donc une impasse absolue.

 

CHRONOLOGIE DE LA FIN D’UNE DICTATURE

 

Depuis le 17 décembre 2010, la Tunisie est secouée par une crise sociale sans précédent. En voici les principales dates.

 

DECEMBRE 2010

17 décembre. Un jeune vendeur ambulant qui protestait contre la saisie de sa marchandise par la police s'immole à Sidi Bouzid (Centre-ouest).

19 et le 20 décembre.

Début du mouvement social contre le chômage et la vie chère à Sidi Bouzid (centre-ouest) en réaction à cette immolation. Violents affrontements entre forces de l'ordre et jeunes manifestants. Début d'une vague d'arrestations.

24 décembre. La police tire sur des manifestants à Menzel Bouzayane (60 km de Sidi Bouzid) : deux morts.

27 décembre.  Le mécontentement contre le chômage des jeunes s'amplifie

28 décembre. Le président Zine El Abidine Ben Ali dénonce une «instrumentalisation politique».

29 décembre. Le ministre de la Communication debarqué

30 décembre. Le gouverneur de la région de Sidi Bouzid est limogé

 

JANVIER 2011

5 janvier. L'homme qui s'était immolé à Sidi Bouzid décède à l'hôpital

3 - 7 janvier. Violences à Saïda et manifestations à Thala (centre-ouest) marquées par des saccages et l'incendie de bâtiments officiels.

8 -10 janvier. Emeutes sanglantes à Kasserine (centre-ouest), à Thala ainsi qu'à Regueb (près de Sidi Bouzid): 21 morts selon les autorités, plus de 50 selon une source syndicale. Affrontements à Kairouan (centre).

10 janvier. Le président Ben Ali dénonce des «actes terroristes» perpétrés par des «voyous cagoulés» et promet la création de 300.000 emplois supplémentaires d'ici 2012.

11 janvier. Premiers affrontements à Tunis et sa banlieue, poursuite des violences à Kasserine. Fermeture des écoles et des universités.

12 janvier. Le Premier ministre annonce le limogeage du ministre de l'Intérieur, la libération des personnes arrêtées, sauf celles «impliquées dans des actes de vandalisme», et une enquête sur la corruption.

Plusieurs morts dans des manifestations à travers le pays, notamment un franco-tunisien à Douz (sud).

L'armée se déploie dans Tunis et dans la banlieue populaire d’Ettadhamen.

Arrestation du chef du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit).

L'ONU appelle Tunis à mener des enquêtes «indépendantes crédibles» sur les violences.

Couvre-feu nocturne à Tunis et sa banlieue où des affrontements font huit morts (Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, FIDH). Les manifestants ciblent les symboles du pouvoir et de l'argent.

13 janvier. Retrait de l'armée à Tunis qui reste quadrillée par les forces spéciales. Un manifestant est tué par balles.

La France se dit inquiète de «l'utilisation disproportionnée de la violence».

Destructions et pillages dans la station touristique de Hammamet (60 km au sud de Tunis).

Dans un discours à la nation, Ben Ali s'engage à quitter le pouvoir en 2014 et ordonne la fin des tirs contre les manifestants. Il promet la «liberté totale» d'information et d'accès à internet et annonce une baisse des prix.

Treize morts à Tunis (sources médicales), deux à Kairouan pendant l'intervention télévisée.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) appelle au renversement du régime (Service américain de surveillance des sites islamistes (SITE).

14 janvier. Des milliers de manifestants, aux cris de «Ben Ali dehors», se rassemblent à Tunis et en province, notamment à Sidi Bouzid. Le voyagiste Thomas Cook rapatrie quelque 2500 touristes.

La France encourage le président Ben Ali à «poursuivre» dans la voie de «l'ouverture politique».

En milieu d'après-midi, Ben Ali annonce le limogeage de son gouvernement et la tenue d'élections législatives anticipées. D'un coup, les événements s'accélèrent : l'état d'urgence est déclaré quelques heures avant que le président Ben Ali ne quitte le pays, selon des sources proches du pouvoir

 

En mettant fin à la  dictature éfrainée de monsieur Ben ALI, le peuple tunisien, vient une fois de plus de démontrer  que, même opprimé, le peuple reste toujours maître de son destin. C’est un signal fort à l’endroit de toutes les dictatures en place en Afrique. Cette éclatante victoire du peuple tunisien ne doit pas laisser indifférent  le peuple congolais, il doit plutôt s’en inspirer pou venir à bout de la dictature de monsieur Denis SASSOU NGUESSO. La situation au Congo Brazzaville est similaire à celle peuple tunisien, en effet,   la famille de monsieur  SASSOU NGUESSO a confisqué  et  fait mains basses sur une partie de l’économie congolaise.

La manifestation dictatoriale au Congo Brazzaville est très flagrante, une opposition muselée, les médias d’état monopolisés pour une propagande du pouvoir à l’instar des temps staliniens, la censure omniprésente sur les sites internet, la connexion internet étranglée, le pouvoir d’achat est pitoyable, une inflation galopante, le ciment une denrée rare etc…… 

La dictature bien que armée jusqu’aux dents, n’aura jamais  raison de la  volonté populaire.

  Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article