TUNISIE FUITE D’UN TYRAN : Ben ALI prend la poudre d’escampette
Monsieur Ben Ali, Président de la Tunisie a pris la fuite ce vendredi 14 janvier 2011 suite à la pression de la rue.
Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi devient Président par intérim jusqu’à l’organisation d’élections libres, transparentes et multipartistes.
LES RAISONS DE LA REVOLTE DU VAILLANT PEUPLE TUNISIEN
- Le ras-le-bol suite à des promesses non tenues par le pouvoir,
- Les humiliations
- La concentration du pouvoir entre les mains d’une personne.
- Le cramponnement au pouvoir
- Une jeunesse sans espoir, désemparée et sans avenir
- Des opposants et des journalistes emprisonnés ou poussés à l'exil
- Les droits de l’homme bafoués, foulés aux pieds
TUNISIE LE SAMEDI 15 Janvier 2011, un samedi pas comme les autres
· Malgré l'état d'urgence décrété vendredi 14 Janvier 2011 après-midi, des actes de vandalisme ont été signalés tout au long de la nuit dans la région de Tunis.
Les Tunisiens se sont réveillés pour la première fois depuis 1987 sans leur président. Un climat de tension et d'incertitude régnait samedi matin à Tunis, après une nuit de pillages et le départ soudain en Arabie saoudite du chef de l'Etat, Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir sous la pression de la rue après un mois d'émeutes réprimées dans le sang. Ces dernières auraient causé la mort d'au moins 66 personnes, selon des chiffres communiqués jeudi par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme. Un bilan qui pourrait toutefois s'alourdir, de nouvelles victimes ayant été signalées depuis. Le président par intérim, Mohammed Ghannouchi, a affirmé dans la nuit de vendredi à samedi qu'il avait pour «priorité absolue» le rétablissement de l'ordre public.
Samedi matin, la police a donc commencé à boucler le cœur de la capitale afin d'empêcher tout rassemblement, l'état d'urgence ayant été décrété la veille. Des barrières métalliques ont été dressées, barrant les rues débouchant sur l'avenue Bourguiba, la principale artère du centre de Tunis. Les premiers signes de vie sont apparus peu après 7 heures avec la levée du couvre-feu de nuit, quelques rares véhicules et passants circulant dans les rues. Les cafés et les commerces n'ont toutefois pas ouvert, selon des journalistes de l'AFP.
Plusieurs quartiers de la banlieue ont vécu une nuit d'angoisse en raison de destructions et de pillages menés par des bandes de personnes encagoulées, selon les témoignages d'habitants apeurés, relayés par les télévisions locales. A la sortie nord de Tunis, l'hypermarché Géant était toujours en cours de pillage samedi matin, après avoir été attaqué et partiellement incendié la veille. Selon un photographe de l'AFP, des dizaines de personnes sortaient du centre commercial, en emportant tout ce qui leur tombait sous la main, en l'absence de tout représentant des forces de l'ordre. Certains pilleurs fracassaient également les vitrines de magasins épargnés par les flammes, tandis que des chariots vides étaient éparpillés jusque sur une autoroute proche.
Attaques de supermarchés
Les attaques de supermarchés se sont multipliées ces derniers jours. Plusieurs magasins des enseignes françaises Carrefour et Casino, auxquels sont associés des proches du pouvoir en Tunisie, ont été récemment pillés. Des appels ont d'ailleurs été lancés à l'armée pour qu'elle intervienne contre ces bandes.
L'armée a fait survoler la ville par des hélicoptères alors que les spéculations allaient bon train sur l'identité des responsables de ces pillages. Certains habitants évoquent des miliciens liés aux proches du président en fuite, d'autres affirment qu'il s'agit des prisonniers de droit commun évadés de centres de détention, certains accusent des éléments de la police. Le président par intérim, interrogé par la chaîne Al-Jazira du Qatar sur l'identité de ces casseurs, qui ont également sévi dans plusieurs villes de province, a déclaré : «tout est possible».
EN FUITE, Ben ALI se réfugie en ARABIE SAOUDITE

Des manifestants réclament le départ du président Ben
Ali vendredi, à Tunis.
· Le président tunisien, que des rumeurs avaient d'abord dit en route vers Paris, est arrivé à Jeddah dans la nuit de vendredi à samedi. Le premier ministre tunisien va assurer l'intérim pendant une période indéterminée.
L'annonce de nouvelles élections législatives n'aura pas suffi à calmer les manifestants. Face aux troubles persistants, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie vendredi après-midi pour rejoindre dans la nuit la ville de Jeddah, en Arabie Saoudite. «Le gouvernement saoudien a accueilli le président Zine El Abidine Ben Ali et sa famille dans le royaume» et ce «en considération pour les circonstances exceptionnelles que traverse le peuple tunisien», a confirmé le palais royal, cité par l'agence officielle saoudienne SPA.
La chaîne de télévision Al-Jazira avait annoncé plus tôt son arrivée en France. Une information que l'Elysée avait démentie. La venue du président en fuite sur le sol français n'était d'ailleurs «pas souhaitée» par le gouvernement, qui craignait de mécontenter la communauté tunisienne hexagonale, avait indiqué une source proche du gouvernement. Le ministère des Affaires étrangères avait également assuré n'avoir reçu «aucune demande d'accueil».
L'annonce du départ de Ben Ali est venue du premier ministre Mohammed Ghannouchi. Il a annoncé dans la soirée à la télévision qu'il assurait l'intérim de la présidence car le chef de l'Etat «n'est temporairement pas en mesure d'exercer ses responsabilités». Mohammed Ghannouchi, en poste depuis 1999, a lancé à cette occasion un appel à l'unité des Tunisiens, toutes sensibilités confondues, et promis qu'il respecterait la Constitution.
Le chef du gouvernement a précisé qu'il remplaçait Ben Ali en vertu de l'article 56 de la Constitution, qui prévoit que le président «peut déléguer par décret ses attributions au premier ministre» en cas d'«empêchement provisoire». Un constitutionnaliste interviewé sur Al-Jazira, Sadok Belaïd, a contesté cette interprétation, estimant que la situation est celle d'une «vacance du pouvoir pour cause de décès, démission ou empêchement absolu». Dans ce cas (article 57), «le président de la chambre des députés est immédiatement investi des fonctions de président de la République par intérim» et doit organiser des législatives dans un délai maximum de 60 jours.
Quelques heures plus tôt, le chef de l'Etat avait tenté de détendre la situation en lâchant du lest. Ben Ali, qui avait tenu un discours d'apaisement jeudi soir à la télévision, a annoncé la dissolution de son gouvernement et l'organisation d'élections législatives anticipées d'ici six mois. La dissolution a été annoncée par Mohamed Ghannouchi à l'issue d'un entretien avec le président. Mohamed Ghannouchi a ajouté avoir été chargé de constituer une nouvelle équipe gouvernementale avant la tenue des élections.
L'opposition veut des élections libres
Les principaux partis d'opposition, légaux comme interdits, ont demandé de leur côté «l'instauration d'un gouvernement provisoire chargé dans les six mois d'organiser des élections libres», dans une déclaration publiée à Paris. Deux dirigeants de l'opposition - Mustapha Ben Jaafar, chef du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, légal), et Néjib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP, légal) - ont pour leur part déclaré vendredi soir être prêts à collaborer avec Mohammed Ghannouchi.
Le président français Nicolas Sarkozy a de son côté convoqué une réunion interministérielle à l'Elysée samedi à 12 heures «sur l'évolution de la situation en Tunisie et sur celle des ressortissants français» dans ce pays. Il s'agit de la deuxième réunion organisée sur le sujet à l'Elysée en 48 heures, Nicolas Sarkozy ayant déjà convoqué son premier ministre François Fillon vendredi soir. «La France prend acte de la transition constitutionnelle» en Tunisie, «annoncée par le Premier ministre (Mohammed) Ghannouchi», avait par ailleurs indiqué vendredi la présidence. Barack Obama a souhaité quant à lui la tenue d'élections libres «dans un proche avenir», tandis que l'Union européenne se prononçait pour une solution démocratique «durable». Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon a lui aussi souhaité un «règlement démocratique» et «pacifique» de la crise.
Le brusque départ de Ben Ali vient clôre une journée marquée par un important rassemblement pour obtenir le départ du chef de l'Etat, dans le centre de Tunis. Déployées en nombre, les forces de l'ordre ont dispersé les manifestants en tirant des gaz lacrymogènes, déclenchant un mouvement de panique dans les rues.
Jeudi soir, dans son intervention télévisée, Zine El Abidine Ben Ali a promis de libéraliser le système politique et de renoncer à se présenter à la présidentielle de 2014. Celui qui dirige la Tunisie depuis 1987 a aussi promis de libéraliser l'information et l'accès à internet, qui était censuré, et d'arrêter les tirs contre les manifestants.
Comme lors des années 90 avec la perestroïka, une génération après, les jeunes d’aujourd’hui peuvent provoquer un effet domino dans un certain nombre de pays qui présentent les mêmes similitudes, comme au Congo Brazzaville avec le tyran Denis SASSOU NGUESSO dont la famille à fait mains basses sur une majorité de l’économie congolaise.
Ah, si les dictateurs AFRICAINS pouvaient savoir la veille que le lendemain ils prendraient la poudre d’escampette !
GAME IS OVER, Jeu sept et match pour le peuple
TUNIS, Mohamed ABDELAZIZ Pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons