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TOGO LEGISLATIVES : UNE MANIFESTATION DE L' OPPOSITION DISPERSÉE AUX LACRYMOGENES

 

 

 

  

           

 

TOGO : L' OPPOSITION CONTESTE, LE POUVOIR REPRIMENDE

 

 


 

  

 

 

   L     

L'ancien Premier ministre Vincent Agbéyomé Kodjo, fuyant la répression des gendarmes togolais.

 

 

 

Les forces de l'ordre togolaises ont dispersé mercredi 13 Juin 2012 à Lomé une manifestation de l'opposition qui dénonçait des mesures du gouvernement en vue des prochaines élections législatives, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Policiers et gendarmes ont tiré des gaz lacrymogènes contre quelques milliers de manifestants qui tentaient de se rassembler dans le centre-ville et plusieurs personnes auraient été blessées, selon les organisateurs.

"Les gens étaient en train de manifester pacifiquement quand les forces de l'ordre sont venues les charger aveuglément et sauvagement avec des gaz lacrymogènes. Elles ont poursuivi certains manifestants dans des quartiers", a déclaré à l'AFP Raphaël Kpandé-Adzaré, membre du collectif "Sauvons le Togo", à l'origine du rassemblement.

 

"Plusieurs personnes sont blessées. Nous n'avons pas encore fait le point (. . . ). Certaines sont actuellement soignées dans des centres de santé", a-t-il précisé.

 

En milieu de matinée, des jeunes ont dressé des barricades et brûlé des pneus dans certains quartiers, tandis que des commerces du centre ville avaient fermé.

 

"Sauvons le Togo" regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvement politiques de l'opposition dont l'Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre et l'Organisation pour Bâtir dans l'Union un Togo Solidaire (OBUTS) de l'ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo.

La manifestation était organisée en réaction à l'adoption, le 25 mai 2012, par l'Assemblée nationale, d'une loi modifiant certaines dispositions du code électoral. Un autre texte a été adopté une semaine plus tard, portant de 81 à 91 le nombre de députés pour la prochaine législature.

 

Plusieurs partis d'opposition accusent le pouvoir, qui a la majorité à l'Assemblée, d'avoir "unilatéralement" modifié ces différents textes et exigent leur abrogation. Ils estiment que de telles modifications devraient faire l'objet d'un consensus au sein de la classe politique.

 

Le Collectif a appelé à trois jours de marche de protestation qui ont commencé mardi. Des milliers de partisans de l'opposition avaient alors sillonné Lomé puis tenu un meeting.

Le prochain scrutin législatif doit théoriquement se tenir en octobre, mais aucune date n'a encore été fixée. Les députés sont élus pour cinq ans.

 

 Bamako, Mohammed El DJAFFAR pour la Voix du Peuple

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

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