Par LA VOIX DU PEUPLE
SOUDAN : Le réf'rendum d'autodétermination aura lieu Dimanche 9 Janvier 2010
Des partisans de la sécession , mardi 4 janvier 2010, près de l'aéroport de Juba.
Salva Kiir (à g.), qui pourrait prendre la tête d'un futur Etat au Sud, et Al-Bachir
Bientôt un 193e Etat dans le monde? Le Sud-Soudan se prononce à partir de dimanche et jusqu'au 15 janvier sur son indépendance. Un scrutin obtenu de haute lutte après plus de cinquante ans de conflit, deux millions de morts et quatre millions de déplacés. Son issue, la sécession, fait peu de doutes tant les plaies sont à vif entre le Nord, majoritairement musulman et en grande partie arabe, et le Sud, qui se définit comme africain et chrétien. Ce qui pose question, en revanche, ce sont les modalités du divorce, qui pourrait ne pas être prononcé avant l'été prochain, et l'avenir d'un Etat, certes, déjà en grande partie autonome, mais dont les structures et les cadres sont imprégnés par des décennies de combats.
El Bechir prêt à accepter la sécession
En visite à Juba, la capitale sudiste, il y a quelques jours, le président Omar al-Bachir s'est montré conciliant: «Personnellement, je serai triste en cas de de division du Soudan. Mais je célébrerai votre décision, même si vous choisissez la sécession», a-t-il affirmé.
Néanmoins, rien ne dit que le président soudanais, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) concernant le Darfour, ne tente de s'offrir ainsi quelques semaines de répit, «d'autant que les exactions contre les civils auraient repris au Darfour ces dernières semaines», souligne Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau de Paris de Human Rights Watch. Autre motif d'inquiétude, le manque de culture démocratique des futurs dirigeants sudistes, parmi lesquels Salva Kiir.
KHARTOUM, Cheik Fall MOHAMED pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons
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