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SOMMET DE L' UNION AFRICAINE ( UA ) BAN KI - MOON LANCE UN APPEL AUX DICTATEURS AFRICAINS

 

 

 

  

 

  

  

 

 

SOMMET DE L' UNION AFRICAINE ( UA ) : LE SECRETAIRE GENERAL DE L' ONU BAN KI – MOON LANCE UN APPEL AUX DICTATEURS AFRICAINS

 

 

 

 

    « le pouvoir de la police ne peut rien face au pouvoir du peuple qui réclame la dignité et la justice »

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki - Moon a appelé dimanche 29 Janvier 2012 à Addis Abeba les dirigeants africains à écouter davantage leur peuple et à tirer les leçons des révolutions arabes, alors que la validation de la candidature contestée de Abdoulaye Wade suscite de vives tensions au Sénégal.

  Le président sénégalais, pourtant un habitué des sommets de l'Union Africaine, n'a pas fait le déplacement pour cette 18ème réunion des chefs d'Etat des 54 membres de l'organisation, au cours de laquelle le bloc s'est doté d'un nouveau président, le chef de l'Etat béninois Thomas Boni Yayi.

  Dans son discours d'ouverture devant les chefs d'Etat, Monsieur Ban Ki - Moon a estimé que les révolutions arabes avaient été « à la fois une source d'inspiration mais aussi un rappel que les dirigeants doivent écouter leur peuple, et que nous devons tous faire mieux ».
  Le patron de l'Onu a également causé la surprise en appelant les dirigeants africains à relever « le défi » de la défense des droits des homosexuels.

  -- défense des droits des homosexuels --

  Alors que l'homosexualité est interdite par la loi dans une large majorité de pays africains - à quelques exceptions comme l'Afrique du Sud - Monsieur Ban Ki - Moon a dénoncé les gouvernements qui « traitent les gens comme des citoyens de seconde classe, voire des criminels » en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle.

  En Ouganda, le Parlement envisage notamment depuis des mois de durcir la législation contre l'homosexualité -- déjà punissable de peines de prison de longue durée -- et de prévoir jusqu'à la peine de mort, particulièrement dans certains cas de récidive.

  Plus généralement, alors que le thème officiel du sommet de l'Union Africaine est le développement du commerce intra-africain, le secrétaire général de l'ONU a estimé que « l'avenir de l'Afrique dépendait aussi de l'investissement dans les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ».

  Au Sénégal, l'opposition a appelé samedi à « la résistance active » contre le président Abdoulaye Wade, 85 ans, après la validation de sa candidature à la présidentielle de février 2012 par le Conseil constitutionnel, qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes.
  Ces événements n'ont pas été commentés par les intervenants successifs à la tribune de l'Union Africaine, selon une tradition implicite voulant que les dirigeants africains s'abstiennent d'évoquer publiquement les difficultés de leurs pairs.

   Sans évoquer de cas précis, Monsieur Ban Ki - Moon a pour sa part relevé que « 25 pays africains allaient tenir des élections cette année », à un niveau ou à un autre,  et il a émis le souhait que « ces scrutins soient bien organisés, transparents et inclusifs ».







 
  La leçon des révolutions arabes, a insisté Monsieur Ban Ki - Moon, est que « le pouvoir de la police ne peut rien face au pouvoir du peuple qui réclame la dignité et la justice ».
  Plus particulièrement, le secrétaire général a appelé à nouveau les autorités en Egypte à « assurer un transfert rapide du pouvoir au gouvernement civil ».

 Le président de la Commission de l'UA Jean Ping -- par ailleurs candidat à sa succession au cours de ce sommet -- a lui félicité le président tunisien, Moncef Marzouki, "symbole de la lutte pour la liberté de son pays", et a salué la présence pour la première fois à un sommet de l'organisation continentale des présidents de Zambie, Michael Sata, et du Cap Vert, Carlos Fonseca, « arrivés au pouvoir à l'issue d'élections exemplaires ».

 En revanche, le président sortant de l'Union africaine, le chef d'Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a paru prendre l'exact contre-pied des priorités démocratiques défendues par Monsieur Ban Ki - Moon, en estimant « qu'il pourrait bien ne pas y avoir de démocratie si les pays ne bénéficiaient pas d'une économie robuste ».

  Il a ensuite cédé son poste de président de l'Union Africaine -- largement symbolique -- au chef de l'Etat béninois, Thomas Boni Yayi, élu pour un an selon la règle de rotation de l'organisation.

  Le dignitaire chinois Jia Qinglin, qui avait la veille officiellement remis à l'Union Africaine son nouveau siège, construit et payé par la Chine pour 200 millions de dollars - 154 M EUR - a quant à lui assuré que « la Chine était résolue à accroître ses échanges avec l'Afrique », avec qui le commerce s'est élevé à 150 milliards de dollars l'an dernier selon lui.

Ban Ki -Moon a bien rappelé à quel point la furie du peuple pouvait balayer d’un coup tous les dictateurs qui oppriment leurs populations. Cela explique le désarroi du dictateur Denis SASSOU NGUESSO qui vient de solliciter une rencontre à Paris à partir du 8 février 2012 avec son protecteur Nicolas SARKOZY.

  Il est d’ores et déjà manifeste que Denis SASSOU NGUESSO qui sans cesse multiplie l’achat des armes pour mieux mater tout soulèvement populaire au Congo, ne veut pas perdre la protection que lui apportent les ténors de la françafrique.

A-t-il bien entendu et compris ce message ? Il vrai que, au Congo Brazzaville la peur a changé de camp, le dictateur est aux abois.

 

Justin OKO

 

 

« Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »

 

 

 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

     

 

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