Par LA VOIX DU PEUPLE
Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais assassiné en avril 1994 interpellée dans l'Essonne en FRANCE
LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.10 | 11h54
La veuve Habyarimana née Agathe Kanziga/http%3A%2F%2Fwww.congoindependant.com%2FAgathe.jpg)
Juvénal Habyarimana Président RWANDAIS assassiné
en Avril 1994
Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais assassiné en avril 1994, a été interpellée mardi 2 Mars 2010 à la demande de Kigali qui réclame son extradition, l'accusant d'être impliquée dans la planification du génocide rwandais. Son interpellation intervient cinq jours après la visite de Nicolas Sarkozy à Kigali, la première d'un président français au Rwanda depuis le génocide. Au cours de cette visite, Nicolas Sarkozy et son homologue rwandais Paul Kagamé ont scellé la réconciliation entre les deux pays après trois ans de brouille.
Agathe Kanziga, veuve Habyarimana, a été interpellée peu avant 8 heures, dans l'Essonne, sur la base d'un mandat d'arrête international émis par les autorités rwandaises. Evacuée dès les premiers jours
du génocide vers la France par des militaires français, puis installée en France à partir de 1998, Agathe Habyarimana est souvent présentée comme membre de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir qui a fomenté le génocide, ce qu'elle nie. L'attentat contre l'avion transportant son époux le 6 avril 1994 est considéré comme le signal déclencheur du génocide, qui fit environ 800 000 morts, essentiellement tutsis selon l'ONU.
La justice française a autorisé l'extradition de plusieurs Rwandais soupçonnés d'être impliqués dans le génocide vers le Tribunal pénal international (TPIR) d'Arusha, mais s'est opposé à trois reprises à des extraditions vers Kigali, jugeant que la justice rwandaise n'était pas à même de garantir un « procès équitable » et l'accès à une justice indépendante. Agathe Habyarimana, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par le Conseil d'Etat en octobre, est également l'objet d'une enquête à Paris à la suite d'une plainte la visant notamment pour complicité de génocide mais n'a pas été entendue à ce stade par les juges d'instruction chargées du dossier.
Cette interpellation intervient après la visite de quelques heures du président français Nicolas SARKOZY à Kigali Le jeudi 25 février 2010 pour réconcilier la France et le RWANDA.
Visite destinée à tourner la page, seize ans après le génocide, du lourd contentieux qui empoisonnait les relations entre la France et le Rwanda.
Notre histoire finie toujours par nous rattraper.
GENEVE, Juste Parfait OKEMBA pour la Voix du Peuple.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog