Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

PROCES MAURICE NGUESSO CONTRE LE LION DE MAKANDA

             La justice est juste et nous y croyons  NGUESSO: Knocked Out 

   

Notre cœur patriotique n’a jamais fait aucun doute, et notre Esprit patriotique se fortifie de jour en jour. C’était un bonheur que de nous voir nombreux, venus répondre « présent » à la tentative d’extinction de la voix congolaise, à la tentative d’immolation du peuple congolais : Nous étions là, pour défendre nos DROITS contre Goliath.

 

Dès 14H30, quelques compatriotes étaient déjà sur les lieux et le groupe ne faisait que grossir. Le procès prévu à 16H30, avait lieu, non plus dans la chambre 17, mais dans le bureau du juge.

 

Trois journalistes congolais, venus couvrir l’événement, y attendaient aussi, mais visiblement pas pour les mêmes raisons que nous car, quand Marie-Louise s’est rapprochée d’eux pour être sympathique avec ces compatriotes, elle a presque été renvoyée aux roses avec «  nous sommes tous journalistes ici, êtes-vous avocate ? » La pauvre a timidement répondu à ces compatriotes journalistes que « je suis juste ma propre avocate »

 

15h30 è arrivée du  Lion de Makanda, homme grand de taille, portant imper, chapeau et lunettes, barbes et cheveux blancs, un Homme assumant bien son âge et sa sagesse.

 

16H20 è arrivée de Mr. Nguesso, exhibant grosse montre d’un côté et gros bracelet de l’autre – tous deux or massif, du vrai bling bling éblouissant – accompagné de quelques sbires dont un, bien musclé, genre haltérophile, et d’une jeune fille, semblerait-t-il, une jeune femme de 25-30 ans, Miss OYO, parait-il, venue certainement soutenir son grand-père face à l’impressionnante horde des congolais, enragés mais sereins, qui attendaient…

A la vue de cette demoiselle, nous avions d’abord cru qu’il pourrait s’agir de son épouse – puisqu’il n’y avait pas de femme âgée à côté, et que cette jeune dame était la seule femme du groupe. Mais un compatriote est vite venu nous éclairer, nous disant qu’il s’agissait de sa petite fille et là, notre doute s’est dissipé : un vrai ouf ! Le lègue de la bonne moralité était sauf ; elle était bien trop fraîche, la demoiselle, pour être l’épouse Nguesso car en imaginant que cette jeune dame soit l’épouse Nguesso, et en inversant les choses, que Mr. Nguesso soit une dame de 70 ans avec un mari de cet âge-là, on crierait toute suite à la sorcellerie !

Heureusement, ce n’était que… sa petite fille.

 

16H41 è  le juge nous invite à entrer dans son bureau et à nous installer.

 

Le juge

 

 


Commence alors l’audition des parties, là, on entre dans une petite confusion et on se perd un peu, en tout cas, on est un peu tenté de se demander pourquoi tout ce tapage. Il fallait être un peu érudit si, comme certains, vous n’aviez pas suivi l’affaire dès le début, et  lire dans les regards des uns et des autres pour comprendre ce qui opposait le richissime Mr. Nguesso, paré d’or massif à chaque poignet, au pauvrissime  Mr. Ibouanga.  Nous avons eu droit à près de deux heures de palabre pour, tenez-vous bien, « UN DROIT DE REPONSE » suite à la publication d’un article sur les supposés arrestation et emprisonnement de Mr. Nguesso en France.

En gros, Mr. Nguesso, multimillionnaire congolais résidant en France, fait engager un procès en France, aux frais des honnêtes contribuables qui travaillent péniblement, pour… UN DROIT DE RÉPONSE.

 

D’après les plaidoiries des deux avocats, nous avons cru comprendre que Mr. Nguesso avait bel et bien obtenu son DROIT DE REPONSE, avait bel et bien publié son commentaire comme réponse sur le site de Mr. Ibouanga qui, en bon patriote pacifiste, avait demandé à Mr. Nguesso de « s’il vous plait, retirez votre plainte. »

 

Seulement, le grand-père Nguesso – nous, africains bien élevés, respectueux des ainés qui sont notre sagesse et le témoignage glorieux de notre passé, lui accordons le respect dû à ses 70 ans, même s’il s’obstine à vouloir faire des prolongations de jouvence en se badigeonnant du «yombo» sur la tête  pour essayer d’oublier que le temps passe inexorablement – n’a pas voulu retirer sa plainte et en voulait toujours à Mr. Ibouanga, alias le Lion de Makanda.

 

Le Lion de Makanda, représenté par Me Dominique  Nkounkou, prend la parole puis déclare humblement : « nous ne luttons pas contres des personnes, nous luttons contre un système, nous luttons pour la liberté d’expression… notre combat est juste … nous continuerons notre lutte contre ce système. »

 

Alors, en suivant tout cela, on est en droit de se demander si cette plainte en valait bien la peine, si elle concernait réellement l’article incriminé – qui, du reste avait été supprimé illico presto à la demande de Mr. Nguesso –  ou autre chose ; voulait-on faire de ce procès, avec Le Lion de Makanda comme bouc émissaire, un exemple de châtiment pour tous ceux qui oseraient, à l’avenir, dénoncer les actes du clan Nguesso ?

 

Etait-ce plutôt un procès visant les congolais de la diaspora afin de les intimider en vue de les museler ?

 

Mr. Maurice Nguesso qui, en geignant, rappelle que « ce procès n’est pas politique…je ne suis pas candidat… je suis le frère d’un président et je suis victime… je suis résident en France…pourquoi les Congolais résidant en France attaquent les autres ?...c’est humiliant pour ma famille…je n’ai rien d’autre, Mr. Le Président, à vous de juger » était-il seul derrière ce procès ?

 

Est-il, à présent, satisfait de la décision du tribunal ?

 

Si non, devrions-nous nous attendre à des représailles ? A plus de procès ? A qui le tour pour le prochain ? Devrions-nous commencer à trembler ?

 

Vu qu’en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Belgique et partout en Occident, la justice est souvent juste pour tout le monde – contrairement au Congo où elle ne l’est que pour un seul et unique clan,

Vu qu’un multimillionnaire Nguesso, résidant en France – donc, simple immigré – a les mêmes droits qu’un pauvre Tartempion résidant lui aussi en France

Vu qu’un Nguesso peut perdre un procès contre Tartempion en France,

Vu que Tartempion est déchaîné et ne sait plus se taire, ne veut plus se laisser marcher dessus, ne dort plus et veille, crie au voleur quand il en voit un, crie au pédophile quand il en connait un, crie à l’assassin quand en surprend un,

Vu que Tartempion sait lire, écrire et connaît ses droits car il ne vit pas au Congo, il vit dans un pays où nul n’est au-dessus de la loi,

Vu que toute la famille de Tartempion, ou presque, vit au Congo, un pays sans loi, quelques questions cruciales se posent tout de même :

-          Tartempion devrait-il craindre pour sa vie car le Nguesso vengeur, en utilisant les voies raccourcies, risquerait de lui envoyer quelques sbires musclés ou armés en visite privée ?

-          Tartempion devrait-il penser à installer immédiatement l’alarme anti-incendie chez lui ?

-          Tartempion devrait-il, lui aussi, s’entourer de sbires pour veiller à sa sécurité et prévenir un éventuel enlèvement ?

-          Ou alors, Tartempion devrait-il craindre la dernière carte des lâches qui se disent ‘‘Tout-Puissants’’ : celle des représailles sur sa famille restée en Afrique ?

 

Heureusement, l’éloquent et pertinent Me Nkounkou – qui n’a pas volé son titre, qui ne l’a pas non plus obtenu « Honoris Causa » –, a su bien le dire : « la justice est juste et j’y crois, elle n’a aucun rapport avec le pouvoir ni l’argent. »

                                                                                         

Me Nkounkou a donc demandé à ce que quitus soit donné à  son client Mr. Ibouanga, que Mr. Nguesso soit purement et simplement débouté, et qu’en outre, il soit condamné à 3000 euros d’amande en faveur de Mr. Ibouanga.

Le procès a été mis en délibéré pour le 12 octobre à 14 heures.

 

A la sortie du bureau du juge, Mr. Nguesso aurait dit à ses amis – qui sont aussi parfois les nôtres mais il l’ignore –, parlant de Me Nkounkou : « Celui-là a perdu les élections au Congo et il vient se venger ici ! » Nous sommes de bonne foi et nous classons ces dires, qui nous ont été rapportés tels quels, dans les dossiers « lokuta ».

Cependant, si Mr. Nguesso a réellement tenu ces propos, nous devrions, chers compatriotes,  commencer à nous inquiéter sur l’état de santé mentale du grand-père Nguesso car il commence à lui manquer quelques pièces importantes du puzzle dans la boîte ; il oublie que la candidature de Mr Nkounkou a été invalidé pour les raisons que nous connaissons tous et donc, qu’il ne s’était jamais présenté à une quelconque élection au Congo. Comment perd-on une élection à laquelle on n’a pas participé ? Le grand-père Nguesso en connaît peut être le secret.

 

Mais la justice est juste et nous y croyons.

 

Pour

La Diaspora

 

Marie-Louise ABIA et Raphaël GOMA

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article