Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

PLAIDOYER POUR LA CREATION D'UN MINISTERE DE LA DIAPORA

LU POUR VOUS

Congo: Plaidoyer pour la création d’un Ministère de la diaspora congolaise

                                                                           

 

Les évolutions résultant de la situation des émigrés ont conduit certains pays, à consacrer à leurs ressortissants se prévalant de ce statut, soit un ministère, soit un secrétariat d’Etat au gouvernement. Le Congo qui dispose d’une diaspora de plus en plus importante, devrait y accorder une attention toute particulière.

Non pas par pur snobisme, mais pour permettre au pays de bénéficier de l’apport de tous ses enfants, les plus doués et les plus talentueux, se trouvant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

La politique de développement des infrastructures de base, impulsée par le Président Denis Sassou-Nguesso, l’impose si tant est que l’objectif de celle-ci, s’entend en termes de sortie du pays de son état d’arriération.

 Au demeurant, les prétextes sont nombreux, justifiant l’intérêt d’une initiative en faveur de la création d’un Secrétariat d’Etat ou d’un ministère chargé des relations avec les Congolais de l’étranger.

La diaspora congolaise compte en son sein, de nombreux compatriotes ayant poursuivi des études dans des secteurs pointus et dans de grandes écoles de réputation internationale.

Nombreux demeurent dans les pays d’accueil, où certains en raison de leur compétence, ont suscité l’intérêt des administrations ou de grandes entreprises locales, en y monnayant leur savoir, leur savoir-faire et leur faire savoir.

Mais du fait de la montée des préjugés raciaux dont sont victimes aujourd’hui les non européens sur le vieux continent, ces compatriotes ne bénéficient pas toujours de la sollicitude de la part de leurs collègues et encore moins, de leur hiérarchie.

 D’où souvent le stress qui bloque certains d’entre eux, les empêchant de s’épanouir véritablement dans leur travail.

II y en a aussi qui, à diplôme égal, n’ont pu malheureusement accéder à un emploi digne de ce nom. Ils se contentent des «petits boulots».


D’autres encore sont sur le pavé, suite à une faillite que l’Entreprise qui les employait a dû connaître. Et ils sont nombreux dans cette situation, abandonnés à leur triste sort.

C’est le cas notamment des ex agents d’Air Afrique en errance à Abidjan, Dakar et autres grandes villes de l’Afrique de l’Ouest. Certains, parmi eux, signale-t-on, seraient même en train de faire la manche pour survivre. Par pudeur, II sied de ne pas évoquer la démarche adoptée par leurs épouses pour tenter de sauver le minimum vital. Là n’est pas l’objet de notre réflexion.

En revanche, on peut noter que leur expertise dans le domaine de la navigation aérienne est de notoriété internationale.

Et ce, d’autant que certains chanceux ont pu être sollicités tant comme pilote de ligne, instructeurs de ligne et comme directeur d’exploitation, par des compagnies aériennes étrangères.

II est superflu de deviser encore sur la qualité de la diaspora congolaise. II y‘a du bon comme du mauvais.
 
Cependant, le premier terme est celui qui peut être d’un apport immédiat dans l’autre manière de gérer les infrastructures du pays, en particulier celles qui sont en train de voir le jour sous l’impulsion du Chef de l’Etat.

Du reste, des observateurs attentifs attribuent à la construction de ces infrastructures, une part belle dans sa victoire électorale du 12 juillet  2009.

Ces infrastructures, en l’occurrence les aéroports, les autoroutes, les hôpitaux et bien d’autres, ne pourront réellement satisfaire les espoirs placés en elles, que si leur gestion tranche profondément avec ce qui a été servi jusqu’alors. Un seul exemple. Le système de péage était sensé financer la route.



Mais le constat est accablant. Tout juste au sortir du péage de Djiri, des nids de poules sont perceptibles sur tout le long de la RN 2.

La persistance de ces trous conduit à renforcer le scepticisme de nombreux usagers. Ce n’est pas que nous ne faisons plus confiance aux gestionnaires actuels mais, nous pensons qu’une nouvelle dynamique est nécessaire et indispensable.

Celle-ci peut être portée par certains éléments de la diaspora qui, en plus, ont connu une socialisation dans des environnements où les valeurs comme le travail, l’excellence et la probité constituent encore des valeurs cardinales, sur lesquelles la société ne transige guère.

Mais, le prétexte éthique n’est pas le seul.

Lors de sa visite sur l’état d’avancement des travaux relatifs à la construction des infrastructures, le Chef de l’Etat avait épinglé le fait qu’à l’hôpital d’Impfondo, certains plateaux techniques étaient inutilisés, faute de techniciens de qualité. Le même constat a été fait par la Ministre de la Santé, des Affaires sociales et de la Famille, au cours d’une tournée dans la Sangha, où elle s’était rendue à l’hôpital de Ouesso.

On pourrait à l’envie multiplier des exemples exprimant les besoins réels de notre pays en personnels hautement qualifiés. Si à long terme, cette question est appelée à trouver définitivement sa réponse dans la formation des jeunes congolais, il n’est pas mauvais aujourd’hui, de se tourner vers la diaspora pour combler le déficit en personnel expert.

La réalisation quasi assurée du village planétaire avec les moyens de communication de plus en plus performants qui se gaussent et du temps et des distances, rend les relations de la diaspora avec le pays plus intenses.

Son influence sur la société congolaise n’est donc plus négligeable. II sied de prendre en ligne de compte cette réalité et d’établir des passerelles avec elle, afin que son apport soit profitable au décollage de notre pays, tel qu’il se dessine inéluctablement à travers la mise en place des infrastructures de base sur l’ensemble du territoire national.


Pour viabiliser cette prise en ligne de compte, l’érection d’une structure gouvernementale souple, adaptée se révèle décisive.

II s’agit d’un Secrétariat d’Etat ou d’un Ministère chargé des relations avec les congolais de l’étranger.

L’une de ses missions principales serait de dénicher d’autres Mabanckou, d’autres Tsondé qui demeurent dans l’anonymat, parce qu’ils n’exercent pas dans des secteurs susceptibles de les projeter sous les feux de l’actualité.

Le gouvernement lui-même avait amorcé une telle entreprise. La ministre de la santé; des affaires sociales et de la famille en séjour à Paris s’était entretenue avec des médecins congolais officiant en France pour solliciter leur compétence.

La demande est demeurée sans suite du fait de l’absence d’une structure de suivi.

 

                                             
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article