Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

MALI : MANIFESTATION EN FAVEUR DE LA JUNTE A BAMAKO - UN BRAS DE FER ENTRE LA FERMETÉ DE LA CEDEAO ET LA JUNTE QUI S'EST EMPARÉE DU POUVOIR

 

 

 

 

   

          

  

MALI: MANIFESTATION EN FAVEUR   DE LA JUNTE A BAMAKO 

 

 

 

             

   

  

 De nombreux jeunes sont descendus dans la rue à Bamako pour manifester leur soutien aux putschistes.

 

 

  

     

Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce mercredi 28 Mars 2012 matin dans les rues de Bamako pour soutenir la junte qui a renversé il y a près d'une semaine le président malien Amadou Toumani Touré, dit "ATT", a constaté le correspondant de la Voix du Peuple à  Bamako.

 

Les manifestants portaient pancartes et banderoles sur lesquelles on pouvait lire "A bas ATT", "A bas la France", "A bas la communauté internationale" ou encore "Vive la junte". Ils scandaient des slogans en hommage au chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, tels que: "Solution Sanogo!".

 

"Sanogo est venu libérer le pays, j'espère qu'il mettra le pays sur les rails et je lui fais confiance à 100%", a déclaré à notre correspondnat un manifestant, Fousséni Koumaré, commerçant.

 

Kaba Diakité, ingénieur, évoquant la situation dans le nord du Mali en proie depuis la mi-janvier à une rébellion touareg, a affirmé: "ATT a vendu le Nord, c'est lui le chef rebelle". Le Mali, "c'est une démocratie de façade", a-t-il ajouté.

 

Les putschistes qui ont pris le pouvoir le 22 mars 2012 ont accusé le régime Touré d'"incompétence" face à l'offensive des touareg.

 

La manifestation était organisée notamment par le Mouvement populaire du 22 mars (M22), favorable aux mutins, lancé dimanche par Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), seul parti d'opposition représenté à l'Assemblée nationale (3 députés sur 147) dissoute par la junte.

 

Les manifestants ont défilé de la place de la Liberté à la place de l'Indépendance, dans le centre-ville, où s'est tenu un meeting, avant de se retrouver dans l'enceinte d'un bâtiment voisin où se trouvent les bureaux du Premier ministre.

 

"C'est ça la démocratie!", a lancé Oumar Mariko, responsable du Sadi, en montrant la foule. Il a appelé à une manifestation samedi matin dans un stade de Bamako.

 

Un représentant du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte), faisant le V de la victoire, a également fait une apparition.

 

"Le Mali est un et indivisible", a-t-il dit sous les vivats avant que les manifestants ne se dispersent, encadrés par des policiers et des militaires.

 

Trente-huit partis politiques et une vingtaine d'associations ont de leur côté formé un Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) opposé à la junte. Ils réclament le retour à l'ordre constitutionnel, comme la communauté internationale.

  

   

  

 

  

  

 

Une délégation des chefs d'état-majors des pays d'Afrique de l'Ouest est arrivée mercredi 28 Mras 2012 à Bamako, pour y préparer la venue des chefs d'Etat de la région qui viendront discuter avec la junte militaire au pouvoir depuis le 22 mars 2012, a-t-on appris de source aéroportuaire.

 

"La délégation est arrivée par vol spécial à l'aéroport international de Bamako, un vol nigérian. Elle est composée de huit chefs d'état-majors, ou de leurs représentants", a indiqué cette source.

 

Une délégation de chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), conduite par son président en exercice, l'Ivoirien Alassane Ouattara, est attendue jeudi 29 Mars 2012 ou vendredi à Bamako pour discuter avec la junte d'un retour à l'ordre constitutionnel dans les plus brefs délais.

 

Réunis mardi 27 Mars 2012 en sommet extraordinaire à Abidjan, les dirigeants de la Cédéao ont supendu le Mali, autorisé "la montée en puissance de sa force pour parer à toute éventualité", et nommé médiateur le président burkinabé Blaise Compaoré.

 

La Cédéao envisage comme solution d'un retour à l'ordre constitutionnel "une transition" qui serait dirigée par Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, dissoute par les putschistes.

 

Ainsi, le bras de fer est engagé entre la CDEAO et les putschistes.

   

BAMAKO, Seydou Ousmane pour la Voix du Peuple.

     

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peulpe ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article