MALI : L' ARMÉE MALIENNE LANCE LA CONTRE ATTAQUE AVEC LE SOUTIEN DE L'ARMÉE FRANCAISE
L'armée malienne a lancé vendredi 11 Janvier 2013 avec le soutien de la France et de plusieurs pays africains une contre-offensive dans le centre du Mali pour repousser l'avancée des islamistes vers le sud encore sous contrôle du gouvernement de Bamako.
Les autorités de Bamako ont également décrété l'état d'urgence dans tout le pays, alors que le nord du Mali est depuis début 2012 sous la coupe de groupes armés jihadistes.
Le président François Hollande a confirmé l'engagement des forces françaises, dont la présence sur le sol malien avait été révélée peu auparavant par des sources militaires maliennes."Le Mali fait face à une agression d'éléments terroristes venant du Nord dont le monde entier sait la brutalité et le fanatisme", a expliqué le président Hollande."J'ai donc au nom de la France répondu à la demande d'aide du président malien, appuyée par les pays africains de l'Ouest", soulignant que cette opération "durera le temps nécessaire".
Dioncounda Traoré, président par intérim au Mali, devait s'adresser solennellement à la Nation dans la soirée à la "suite de l'évolution de la situation", selon ses services.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué pour sa part que l'engagement des forces françaises avait notamment pris la forme d'une "intervention aérienne", en réponse à une question lui demandant s'il y avait eu "des frappes aériennes".
Dans l'après-midi, le chef des opérations militaires malien, le colonel Oumar Dao, avait affirmé que des soldats français, sénégalais et nigérians étaient en appui dans la ville de Sévaré (centre)."D'autres pays amis se sont déjà manifestés et nous les attendons", a ajouté le colonel Dao sans donner de détails.
Le Sénégal n'a "pas de troupes combattantes" au Mali, a démenti vendredi soir à l'AFP un responsable de l'armée sénégalaise. Dans la soirée, les pays d'Afrique de l'Ouest ont officiellement autorisé l'envoi immédiat de troupes. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), la président ivoirien Alassane Ouattara a "décidé d'autoriser l'envoi immédiat des troupes sur le terrain dans le cadre de la MISMA (Force internationale de soutien au Mali) (...)". L'armée régulière malienne, avec le soutien de ses alliés, a lancé vendredi une offensive pour reprendre la ville de Konna, près de Mopti (centre), tombée la veille aux mains des islamistes après plusieurs heures d'affrontements.
Les islamistes ont affirmé vouloir progresser vers le Sud sous contrôle gouvernemental. La contre-attaque est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Konna, dotée du plus important aéroport de la région où, selon des témoins, des avions militaires ont atterri jeudi pour débarquer des armes et des soldats étrangers, parmi lesquels figuraient des Blancs.Au premier jour de cette contre-offensive, la nature exacte du soutien français et ouest-africain reste encore inconnue.
Un officier malien joint à Mopti a affirmé que des "appareils militaires de pays amis" participaient à l'opération et un témoin a dit avoir vu "deux petits avions tirer sur les islamistes".Depuis plusieurs mois, des éléments des forces spéciales françaises et des hélicoptères sont positionnés au Burkina Faso voisin, notamment à Ouagadougou.Alors que la situation militaire était gelée, les combats ont repris cette semaine au Mali, les islamistes s'emparant jeudi de Konna et menaçant de continuer leur offensive vers le Sud.
Paris a demandé vendredi à ses ressortissants "dont la présence n'est pas indispensable" de quitter le Mali.
Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons