Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

MALI : APRES KIDAL LES REBELLES TOUAREG S' EMPARENT DE LA VILLE DE GAO

 

 

 

 

   

          

  

 

MALI LA JUNTE LE DOS AU MUR : ENTRE L' ULTIMATUM DE LA CEDEAO & L' OFFENSIVE TOUAREG DANS LE NORD

 

 

LA CEDEAO LANÇANT UN ULTIMATUM DE 72 Heures A LA JUNTE  POUR UN RETOUR  A L'ORDRE CONSTITUTIONNEL 

 

 

    

 

 

   

La Junte prise entre deux feux  

 

   

  

 

 

   

Les rebelles touareg dans le nord  

 

   

  

 

  

Des rebelles touareg ont pénétré samedi 31 Mars 2012 dans la ville de Gao, dernière place-forte des troupes de la junte au nord Mali.

 

Des tirs d’armes lourdes ont éclaté au cours de la matinée dans Gao, principale ville du nord, à un millier de kilomètres au nord-est de Bamako, et qui abrite l’état-major de l’armée malienne pour toute la région septentrionale.

 

Des rebelles touareg, dont on ignore encore pour le moment l’identité précise, ont pénétré dans trois des huit quartiers de la ville, selon des témoignages concordants.

 

A la mi-journée, les combats se concentraient autour des deux camps militaires de Gao, où les forces gouvernementales se sont réfugiées pour résister aux assaillants.

 

Toujours selon des témoins, des islamistes ont participé à l’assaut, dont certains s’en sont pris à des débits de boissons, et criaient «Allah Akbar» ou «Ansar Dine», du nom du groupe armé du chef touareg Iyad Ag Ghaly, l’une des principales composantes de la rébellion.

 

Après la chute de Kidal vendredi 30 Mars 2012, l’attaque sur Gao est un coup d’autant plus dur pour la junte qu’elle avait justement invoqué l’échec du régime à mater la rébellion pour renverser le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré.

 

Kidal, à environ 300 km plus au nord-est vers la frontière algérienne, avait été prise par Ansar Dine, appuyé par le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), le grand groupe rebelle touareg, et des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). La ville est tombée en un peu moins de 48 heures.

 

Aucun bilan sur des pertes éventuelles n’a été communiqué mais le gouverneur et au moins six autres officiels, civils et militaires, ont été capturés.

 

Commandées par le colonel Aladji Gamou, lui-même touareg, les forces gouvernementales s’étaient repliées vers Gao.

 

C’est désormais l’essentiel du nord-est du pays qui est aux mains des rebelles touareg et de groupes islamistes qui mènent depuis la mi-janvier une vaste offensive pour «libérer» les territoires de l’Azawad, berceau des Touareg. Seules les garnisons de Gao et Tombouctou restent encore sous contrôle gouvernemental.

 

A un millier de kilomètres, Bamako semble encore hors de portée des rebelles, mais la prise de Kidal et les combats en cours dans Gao menacent plus que jamais la junte du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE).

 

«Préserver l’intégrité du Mali» Acculée face aux rebelles, totalement isolée sur la scène internationale, la junte, par la voix de son chef, le capitaine Amadou Sanogo, avait déjà jugé vendredi la «situation critique».

Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont mis en alerte samedi leur «force d’intervention». «Nous avons 2.000 hommes dans ces forces. Nous avons des équipements. Nous avons demandé à la communauté internationale de nous appuyer, d’appuyer le Mali», a annoncé le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de l’organisation ouest-africaine.

 

L’objectif est de «préserver à tout prix l’intégrité territoriale du Mali», a expliqué le président Ouattara: «Si la légitimité est rétablie et que ces mouvements armés s’aperçoivent qu’il y a une mobilisation régionale et internationale, ils quitteront Kidal tout de suite».

 

A l’appel de religieux musulmans, catholiques et protestants, plus de 20.000 personnes ont participé sans incident dans un stade du centre de la capitale à un grand rassemblement «pour la paix». «Nous devons nous donner la main, taire nos différences et sauver le Mali», a plaidé le président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Mahmoud Dicko, se disant «très inquiet» de la situation à Gao.

 

Au même moment, des milliers de partisans de la junte se sont retrouvés lors d’un meeting dans un autre stade en périphérie sud de Bamako, exprimant leur hostilité au régime renversé, à la France et aux pays voisins du Mali.

 

La junte au pouvoir s'en sortira t-elle ? Comment s'effectuera le retour à l'ordre constitutionnel ? Le Mali retrouvera t-il la totalité de son térritoire ? Tel est le grand défi que doit relever  la CEDEAO. 
 

BAMAKO, Seydou Ousmane pour la Voix du Peuple.

        

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peulpe ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article