Par LA VOIX DU PEUPLE
Congo-paix-sécurité-violences
Congo/insécurité Pool: l'ex-rebelle Pasteur Ntumi nie toute responsabilité
L'ancien chef rebelle Pasteur Ntumi, qui vit retranché depuis
plus de dix ans dans son fief du Pool (sud) a nié toute responsabilité dans le retour de l'insécurité dans cette zone secouée par des guerres civiles entre 1998 et 2003.
« S'il y a des actes de braquage dans le Pool, ils sont causés par d'autres citoyens congolais. Je n'ai aucune responsabilité", a déclaré Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi
mercredi soir à Soumouna, une bourgade à 40 kilomètres au sud de Brazzaville, à un groupe de journalistes qui l'interrogeait sur la dégradation de la situation dans le Pool.
Le Conseil national des républicains (CNR, son parti politique issu de son ancien mouvement armé le Conseil national de la résistance) "n'a aucune responsabilité dans ce qui se passe dans
le Pool », a-t-il ajouté, affirmant avoir dissous en 2008 la branche armée de son mouvement.
« Depuis la signature des accords de paix (en 2003), nous ne nous sommes jamais levés pour aller torpiller la paix. J'ai fait tout ce que le gouvernement m'a demandé : démobiliser et
désarmer » a insisté Monsieur Ntumi.
L'ancien chef rebelle s'est installé depuis quelque temps à Soumouna, à mi-chemin entre Brazzaville et Kinkala, chef-lieu du Pool.
Le trafic a été perturbé ces derniers temps sur le chemin de fer Congo-océan (Cfco), principale voie d'échanges entre Brazzaville et le port de Pointe-Noire (sud), qui traverse le
Pool.
Le 28 septembre, les passagers d'un train ont été rackettés par des présumés ex-combattants ninjas de Ntumi, à la gare de Kibouendé, considérée comme un centre névralgique pendant le
conflit.
Ntumi vit retranché depuis plus de dix ans dans le Pool. Quelque 5.000 ex-combattants attendant leur réinsertion.
Ntumi a été nommé en 2007 par décret présidentiel au poste de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre mais il n'est jamais
entré en fonction. Sa tentative de prise de fonctions à Brazzaville, où il n'est finalement pas entré, s'est soldée en septembre 2007 par des accrochages avec la police.
« Je n'ai jamais démissionné. J'attends toujours ma note de prise de service. Pour l'heure, je n'ai ni salaire, ni traitement (particulier) », a commenté Monsieur
Ntumi.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog