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LE DISCOURS DE L'EX PRÉSIDENT BRESILIEN LULA DA SILVA QUI A ENFLAMMÉ LE 17ème SOMMET DE L'UNION AFRICAINE

     

  

UNION AFRICAINE : L'ANCIEN PRÉSIDENT BRÉSILIEN LULA DA SILVA A ENFLAMMÉ LE 17 ème SOMMET DE MALABO

 

 

 

 

Luiz Inácio Lula da Silva, qui avait déjà visité la Guinée équatoriale à l’occasion de son voyage en Afrique en 2010, a reçu de nombreux applaudissements pour son discours sincère et émouvant, dans lequel il a fait de nombreux commentaires sur certains sujets brûlants : « Il est inacceptable que ni le continent africain ni l’Amérique Latine aient des représentants au Conseil de sécurité des Nations Unies. » « Il faut que les Nations Unies osent demander le cessez-le-feu en Libye » et « Ils considèrent les Latino-Américains et les Africains comme étant inférieurs ». Voici les quelques phrases les plus applaudies

 

   

 

  

L’ex-président brésilien, Lula da Silva

 

 

Lula da Silva a commencé son discours en faisant allusion à l’importance de choisir le sujet de la jeunesse comme objet principal de cette conférence : « La jeunesse est un capital, un bien extraordinaire. Sa capacité de mobilisation à l’égard des grandes causes du progrès est inégalable. Il faut bien le dire, c'est important de reconnaître les droits des jeunes en leur offrant des voies réelles de participation à la vie politique, économique, etc. » Il a jeté un regard aux chefs d’État et de gouvernement, qui étaient assis derrière lui, et les a invité à se rappeler le passé, il y a quelques années : « je pense à votre jeunesse, quand vous luttiez pour l’indépendance de ces pays ».

Il a également rappelé l’intérêt du Brésil pour l’Afrique et son engagement économique pour ce continent, qui représente une alliance entre des régions en voie de développement en marge du monde occidental. Car c’est là, a-t-il indiqué, que la crise économique mondiale est née : « chers amis, la crise qui est née dans les pays développés en 2008 a provoqué de tristes événements dans le monde. Mais ce lourd bilan ne doit pas être payé par les pays émergents. Ces derniers doivent agir ensemble pour arriver à une nouvelle gouvernance mondiale. »

« Nous sommes témoins du fait que les pays les plus petits de l’Europe : l’Espagne, le Portugal et la Grèce paient pour cette crise qui n’est pas née dans les pays pauvres, mais aux États-Unis, dans les banques nord-américains, dans les pays les plus riches d’Europe. Finalement ce sont les pays les plus pauvres de l’Afrique, de l’Amérique Latine et de l’Europe qui paient la facture. Ils veulent que l’Espagne licencie des employés, que les pauvres se retrouvent dans une situation bien pire. Mais, jusqu’ici, aucune banque n’a payé la facture qui représente des millions pour beaucoup d’entre elles », a affirmé l’ex-président brésilien.

« Il faut que les Nations Unies représentent la force pour faire face aux menaces qui entravent la paix mondiale.» Il est inacceptable que le continent africain, avec 53 pays, n’ait aucun représentant au Conseil de sécurité. De même, il est inacceptable que l’Amérique Latine, avec 440 millions de personnes, n’ait pas non plus de représentant. Il est inacceptable qu'à peine 5 pays soient responsables des décisions, des actions… Il faut que les Nations Unis soient capables d'avoir le courage pour demander le cessez-le-feu en Libye et de constituer une table de négociation. »

En rappelant qu’il n’est plus président, et que c’est une femme qui dirige actuellement son pays, da Silva a signalé qu’il continue à travailler et à visiter l’Afrique : « Si vous pensez vous libérer de moi, oubliez ça, car je m’entête à établir des relations différentes. Parce que l’image qu’on montre de l’Afrique est une image erronée, une image de pauvreté et de misère, une image pleine de préjugés. De l'extérieur, les autres continents sont incapables de considérer l’Afrique comme un continent peuplé d'êtres humains. Parce qu’ils croient que nous, les Latino-Américains, et les Africains, nous sommes de deuxième catégorie parce que nous ressemblons aux Indiens ou parce que nous sommes noirs. Pourtant, nous voulons être traités de manière égale et nous souhaitons participer à la richesse de production dans le monde. Donc, je continuerai à visiter l’Afrique ».

Et, avec presque toute la salle debout, da Silva a terminé son discours avec un autre exemple de sagesse : « Si vous donnez un million de dollars à une personne riche, elle les mettra sur son compte et vivra de ses intérêts. Mais si vous donnez ces millions à une femme pauvre, ils se transformeront en aliments pour un enfants pauvre ».

 

 

Invité spécial du 17e sommet ordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA) ouvert jeudi 30 Juin 2011 pour deux jours à Malabo en Guinée équatoriale, l'ex-président brésilien LULA DA SILVA a enflammé la salle du Centre de conférences de SIPOPO avec ses attaques contre l'Occident et d'autre par. L'ancien dirigeant qui se déclare actif pour la défense de la cause africaine et en particulier celle des pauvres a reçu un « standing ovation » au terme d'un long réquisitoire dans lequel il a appelé une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies en faveur de l'Afrique comme membre permanent et devant donner à une ONU capable de favoriser un cessez-le-feu en Libye.

Lula s'est engagé à « travailler à faire du continent africain vu d'une autre manière », car « la photographie qu'on montre est photographie de préjugés », présentant une Afrique de misère, de pauvreté et de maladies. Après avoir réuni récemment les ambassadeurs des pays du continent accrédités au Brésil, il se propose d'organiser le mois prochain une autre réunion avec des investisseurs brésiliens intéressés par l'Afrique. Face à la marginalisation de ce continent dans l'économie mondiale, il a affirmé œuvrer afin de faire partager la richesse produite dans le monde.

L'ex-leader brésilien qui s'est félicité de l'élection d'une femme comme son successeur à la tête de son pays s'est clairement positionné comme un défenseur des pauvres. « On a créé une théorie dans le monde qui veut que ce qu'on fait avec les pauvres, c'est du gaspillage, mais ce qu'on fait avec les richesses, c'est un investissement », a-t-il laissé entendre. Il a plaidé pour que le Fonds des Nations unies pour l' alimentation et l'agriculture (FAO) soit au service de l' amélioration des conditions de vie des populations africaines à travers le développement de l'agriculture.

  

Cette belle leçon de patriotisme, de liberté et de prise de conscience destinée au monde en général et aux africains en particulier sera t'elle retenue par les dictateurs africains qui sont les valets de l'occident ? En l'occurrence Denis SASSOU NGUESSO du Congo Brazzaville qui a défait par les armes en 1997 le pouvoir légitime de Pascal Lissouba, Abdoulaye Wade du Sénégal qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Compaoré du Burkina Faso qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre le pouvoir de Laurent GBAGBO, Yoweri Museveni de l' Ouganda qui combat les « AL Shabaab » en Somalie , Paul Kagamé du Rwanda qui saccage le pays voisin la RDC  pour le compte de l'occident, sans oublier Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon ainsi que Alassane Dramane Ouattara nouveau gouverneur de la France en Côte d' Ivoire, adoubé par les puissances étrangères qui oppriment le peuple africain par le biais de leurs valets.

  Claude MPASSI 

  

 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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