Par LA VOIX DU PEUPLE
Abidjan , conférence de presse de Laurent GBAGBO du mardi 09 Novembre 2010 à son QG de compagne à Cocody
Le président GBAGBO se pose en "seul candidat " à l'électorat "national"
"Il faut qu'on nous respecte. N'importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison"
|
|
ABIDJAN - Le chef de l`Etat ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qualifié pour le second tour de la
présidentielle le 28 novembre 2010, s`est posé mardi 09 Novembre 2010 en "seul candidat" à l`"électorat véritablement national", à l`inverse de ses adversaires "confinés" sur leurs bases
"ethniques".
"Ma satisfaction est que je suis le seul candidat à avoir un électorat véritablement national", a-t-il lancé lors d`une conférence de presse à Abidjan.
"Ce vote est un encouragement à continuer pour la création d`une véritable nation", a poursuivi Monsieur Gbagbo (38% au premier tour le 31 octobre 2010), jugeant avoir "confiné" ses rivaux dans
leurs "électorats tribaux et ethniques".
L`autre finaliste, l`ex-Premier ministre Alassane Ouattara (32%), a régné sur le nord majoritairement musulman, tandis que l`ex-président Henri Konan Bédié (25,2%), renversé en 1999, est resté
l`homme fort du centre, peuplé d`akan, l`une des principales ethnies du pays.
Monsieur Gbagbo, issu de l`ethnie bété, minoritaire, a conquis d`anciens fiefs de Monsieur Bédié dans l`est, et a largement séduit les nombreux jeunes d`Abidjan.
Il a appelé à le choisir les électeurs de l`ancien chef de l`Etat, qui a apporté son soutien à Monsieur Ouattara.
"Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l`a fait revenir d`exil (après 1999, ndlr), plutôt que pour celui qui l`a fait partir en exil", a-t-il dit, rejetant sur l`ex-Premier
ministre la responsabilité du putsch.
"Nous allons gagner" ce "duel pour la Côte d`Ivoire" lors d`un scrutin destiné à clore une décennie de crise politico-militaire, a assuré le président Gbagbo, au pouvoir depuis 2000 malgré la fin
de son mandat en 2005.
Interrogé sur la crise diplomatique ouverte avec le Sénégal après une rencontre à Dakar entre Monsieur Ouattara et le président sénégalais Abdoulaye Wade, il a
répondu: "Il faut qu`on nous respecte. N`importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison".
Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog