APRÈS L' ESPAGNE
ISRAËL S'INDIGNE A SON TOUR Contestation Une manifestation historique
Samedi 3 Septembre 2011 Place de L' État à Tel - AVIV
Entre le mouvement des « indignés» et le Printemps arabe, Israël n’a pas échappé aux slogans contre les injustices sociales et la vie chère. Depuis la mi-juillet
2011, la vague de contestation a déferlé sur le pays.
Samedi 3 Septembre 2011, dans les rues de plusieurs villes du pays, 450 000 personnes selon les organisateurs, au moins 300 000 d’après la police, se sont rassemblées.
Soit la plus grande manifestation de l’histoire d’Israël.
Un mouvement « là pour durer »
« Le peuple exige la justice sociale. » A Tel - Aviv, à Haïfa ou encore à Jérusalem, les banderoles donnaient le ton des revendications.
Car malgré un faible taux de chômage (5,5 %) et un taux de croissance élevé, les disparités salariales ont créé une forte frustration. Et les classes moyennes ont rapidement rejoint le mouvement étudiant. En réponse, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a constitué un comité d’experts chargé d’étudier une révision de la politique économique. En attendant leurs conclusions, les organisateurs de la contestation ont annoncé une pause dans les manifestations. Mais Itzik Shmuli, responsable du syndicat national étudiant, a d’ores et déjà déclaré que le mouvement était « là pour durer ».
Des manifestants dans Tel-aviv le Samedi 3 Septembre 2011
Les analystes s'interrogeaient dimanche 4 Septembre 2011 sur l'avenir de cette vague de contestation sans précédent -- "révolution ou évolution " -- après "la plus grande manifestation" de l'histoire de l'Etat d'Israël.
"Un jour, les étudiants élèves apprendront qu'en cette soirée capitale, une société civile est née en Israël", s'est réjoui l'éditorialiste de gauche Gidéon Lévy dans le quotidien Haaretz.
Plus de 400.000 Israéliens ont défilé samedi soir dans le centre de Tel-Aviv et dans une quinzaine de villes du pays pour "la justice sociale" et contre le coût de la vie, un record depuis le début mi-juillet 2011 du mouvement social, selon les médias.
Pour la presse, en général favorable au mouvement, la taille des rassemblements de samedi 3 Septembre 2011 prouve que la mobilisation ne faiblit pas, et maintient la pression sur le Premier ministre libéral-conservateur Benjamin Netanyahu.
Monsieur Netanyahu a annoncé dimanche 4 Septembre 2011 que la commission qu'il a chargée de proposer un programme de réformes présenterait ses recommandations d'ici deux semaines.
"Le gouvernement que je dirige s'est engagé à conduire de vrais changements pour alléger le coût de la vie et réduire les inégalités sociales", a répété le Premier ministre.
Devant l'ampleur de la contestation, "Bibi" Netanyahu a promis de remiser son credo libéral pour répondre à la grogne sociale, tout en rappelant les "contraintes" imposées par la crise économique mondiale, suscitant l'incrédulité des contestataires.
"Le mouvement de protestation sociale est un succès phénoménal. Il a bouleversé le calendrier des priorités et montré au gouvernement que l'opinion publique n'avait pas l'intention de tout laisser tomber", a estimé le commentateur économique Néhémia Shtrasler.
Mais ce dernier a souligné que les organisateurs --à l'origine des jeunes professionnels et des étudiants des classes moyennes-- étaient à la croisée des chemins, obligés de choisir entre des revendications radicales ou des réformes économiques plus limitées.
"C'est le dilemme classique entre ceux qui veulent la révolution et ceux qui préfèrent une évolution", a noté M. Shtrasler.
D'ailleurs, des protestataires ont commencé à démonter dimanche les tentes qu'ils avaient érigées à la mi-juillet sur le boulevard Rothschild, haut lieu de la contestation, au coeur de Tel-Aviv.
"Le camping sauvage a atteint son résultat et il est temps de passer à d'autres formes" de contestation, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'Association nationale des étudiants, très impliquée dans le mouvement.
Ses organisateurs sont divisés sur les formes et les objectifs de leur lutte.
Et s'ils ont élaboré un cahier de revendications détaillé et sont d'accord sur la nécessité d'un "changement de cap" dans le domaine social, ils ont laissé dans le flou la question du financement des réformes qu'ils proposent.
Il est encore difficile de savoir "si un noyau de nouveaux leaders, avec le talent et les aptitudes nécessaires, va sortir de ce groupe (à la tête de la contestation) ou si une nouvelle force politique est en train d'émerger qui pulvérisera les coalitions fossilisées d'antan", a relevé Aviad Pohoryles dans le tabloïd Maariv.
Pour la plupart des analystes, la contestation de l'été 2011, qui porte "autant sur les valeurs éthiques que sur l'économie" selon l'éditorialiste vedette Nahum Barnéa, a pourtant d'ores et déjà imprimé une marque indélébile sur la société israélienne.
"Rien de ce qui s'est passé cet été ne sera perdu", a estimé Monsieur Barnéa, selon qui le mouvement traduit un véritable ras-le-bol de toute une partie de la jeunesse et des classes moyennes.
De nos jours, l'indignation est devenue la nouvelle forme de révolte des peuples pour contester et dénoncer ce qui ne va pas dans leurs pays. Cette affirmation est le résultat de ce que l’on observe, dans les pays démocratiques comme l'Espagne et l’Israël mais aussi dans les régimes autoritaires comme la Syrie aujourd’hui, la Tunisie et l'Égypte il y a quelques mois.
Le Congo Brazzaville est loin d'être à l'abri d'un mécontentement populaire, malgré les méthodes musclées utilisées par les autorités actuelles. L'intimidation de la population et le bâillonnement de l'opposition ne sont que les attributs d'une fuite en avant qui retarde l'échéance. N’oublions pas que l'abstention record de plus de 95% lors de l’élection à la présidence du 12 Juillet 2009 traduit la volonté du peuple congolais de s’affranchir de la dictature.
Du reste, il convient de noter que la majorité de la population Congolaise aspire à un véritable changement politique. Dans cette optique, les observateurs avertis s’interrogent sur la durée du régime autoritaire au Congo Brazzaville; Combien de temps durera la fuite en avant?
Boundji, Fulbert OKIAMALEKOULI pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons