Par LA VOIX DU PEUPLE
GUINÉE : LA DIASPORA GUINÉENNE APPELÉE AUX URNES
ABIDJAN- L`opération du
recensement des Guinéens de l`étranger en vue de l`élection présidentielle du 27 juin 2010, a débuté en Côte d`Ivoire, pays voisin qui compte une forte communauté guinéenne, évaluée à plus d`un
million de personnes, a constaté vendredi 26 Mars 2010 la correspondante de la Voix du Peuple.
« Nous enregistrons une forte mobilisation devant les bureaux de recensement », a déclaré à la Voix du Peuple Jacques Gbonily, responsable de la formation à la Commission électorale
nationale indépendante (CENI) de Guinée, se félicitant du « bon déroulement » du recensement.
L`opération, censée s`achever le 7 avril 2010, pourrait être prolongée, en raison de cette « mobilisation », ont souligné les
organisateurs, estimant pouvoir enregistrer plus de 30.000 personnes d`ici la fin du processus.
La deuxième phase du recensement des Guinéens vivant à l`étranger avait débuté le 18 mars 2010 pour une durée de deux semaines.
Lors d`une première phase, entamée début septembre 2009, un peu plus de 56.000 Guinéens avaient été recensés dans une dizaine de pays, en Afrique de l`ouest, en Europe et aux Etats-Unis
notamment.
Ce premier recensement avait été interrompu par les évènements du 28 septembre 2009 au cours desquels plus de 150 opposants avaient été massacrés par les forces de l`ordre dans un stade de
Conakry.
Quelque 5 millions de Guinéens vivraient à l`étranger, selon des chiffres officiels. Beaucoup d`entre eux s`y sont installés avec leurs familles pour fuir les exactions du régime du premier
président guinéen, Sékou Touré (1958-1984).
Trois mois avant la présidentielle guinéenne du 27 juin 2010, le recensement des Guinéens vivant à l’étranger a commencé. L’opération a été précédée d’une polémique sur son utilité en ce moment où la Guinée cherche à respecter la date prévue pour cette importante échéance électorale.
« A défaut de la carte consulaire, les Guinéens de l’étranger peuvent présenter leur passeport ou leur carte d’identité nationale pour obtenir de l’ambassade guinéenne la plus proche un certificat de résidence, a expliqué Sékou Ben Sylla, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Guinée. Ce document « gratuit » leur permettra de se faire enregistrer, a précisé Monsieur Sylla.
Pour le président de la CENI guinéenne, la controverse au sujet du recensement ou non des Guinéens de l’étranger est « un faux débat dès lors que la loi est
formelle. »
Sékou Ben Sylla, président de la Commission électorale nationale indépendante de Guinée3
Dans la plupart des pays africains la diaspora participe au vote pour l’élection du président de la République. Le Congo Brazzaville fait exception à la règle, parce que la diaspora congolaise est exclue de ce rendez vous important pour le destin du Congo.
Si la diaspora congolaise dans toute sa diversité pouvait prendre part ou s’exprimer à cette occasion dans les urnes, il est fort à parier qu’aucun dictateur ne pourrait être élu à la tête du Congo avec les suffrages de celle-ci. Les différents pouvoirs qui se sont succédés au Congo, sont conscients de cet état de fait.
Dans la mesure où la diaspora congolaise se préoccupe et s’intéresse à la situation politique et économique du pays, il serait alors intéressant qu’elle s’exprime dans les urnes à chaque échéance électorale pour désigner celle ou celui qui conduira le destin du pays pour le mandat défini par la constitution.
Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
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