: L' EUROPE GELE LES AN BEN ALI
L' EUROPE GELE LES AVOIRS DU CLAN BEN ALI
Ben ALI & LEILA son épouse à Cartage, près du palais Présidentielle avant la débandade
L' Europe met la pression sur Ben Ali. Réunis hier à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de geler les avoirs du président tunisien déchu et de son épouse, Leïla Trabelsi. Cette décision fait suite à une demande des autorités tunisiennes, qui ont lancé la traque aux avoirs du clan Ben Ali. Ce dernier est soupçonné de s’être livré, en vingt-trois ans de règne, à un pillage massif des richesses du pays. Une dizaine d’autres membres du clan pourraient être concernés. L'union européenne entend par ailleurs participer à la transition démocratique en Tunisie.
Elle devrait aider au financement des prochaines élections libres, prévues dans les mois à venir. Interrompues par le soulèvement, les négociations entamées en mai 2010 pour l’octroi d’un statut avancé à la Tunisie devraient reprendre. Il permettrait notamment au pays de bénéficier de droits de droits de douane avantageux avec l’Union Européenne.
QUAND L'HOMME FORT DU POUVOIR EST UNE DAME
Source : Le Nouveau Réveil
Madame Leila Ben Ali Aghate Habyarimana
De tout temps, les épouses de despotes ont mis le nez dans les affaires de leur mari, et bien sûr dans les caisses du pouvoir. Les premières dames africaines ne font pas exception, rappelle le journal «Le Nouveau Réveil».
Dans l’histoire des dictatures, on a vu des hommes entraîner leurs compagnes, soumises ou impuissantes, dans leur folie du pouvoir. On a aussi vu des premières dames entraîner des hommes qu’elles ont réussi à transformer en tyrans dans leur goût du lucre. Il arrive aussi qu’un dictateur dans l’âme rencontre une femme qui nourrit les mêmes appétits de toute puissance que lui.
Ainsi, Leila Ben Ali, née Trabelsi, 53 ans, surnommée l’«Imelda Marcos du monde arabe», du nom de l’ex-première dame des Philippines, célèbre pour ses dépenses somptuaires, notamment en chaussures. Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a dit d’elle qu’il avait «l’impression» que c’était elle qui dirigeait le pays en réalité.
Elle se serait enfuie avec un butin surréaliste de 1,5 tonne de lingots d’or. Cette femme avide a réussi à faire de sa famille, les Trabelsi, la plus détestée de Tunisie. Peut être est-ce elle qui a coulé Ben Ali, par ses tendances excentriques, son goût du pouvoir, son affairisme rampant, son ingérence dans les affaires politiques ? Une chose est certaine, elle restera dans les mémoires comme une femme dont l’influence politique n’a pas servi la cause de son président de mari, qui a pris la fuite. Comme une première dame bien connue, elle est issue d’une famille nombreuse et modeste.
Les dictateurs comme Hitler, Lénine, Mussolini, Staline ont entraîné des femmes (Eva, Nadia, Clara, Magda) dans leurs entreprises. Mais ce sont aussi très souvent des femmes qui enferment leurs maris dans le giron de la dictature. Avec un résultat plus que catastrophique.
Qu’on se souvienne d’Elena Petrescu, la femme du dictateur roumain Nicolae Ceausescu, exécutée le même jour que son époux après une révolte du peuple, un 25 décembre 1989. Elena Ceausescu, née Petrescu, est devenue l’épouse du dictateur en 1946. Jusqu’à la chute de son mari, son influence et son rôle au sein de la machine de répression vont grandissant. Exactement comme une première
dame bien connue. La famille, c’est-à-dire le clan, n’est pas très loin. Elena Petrescu se présente comme une enseignante- chercheuse (qui nous rappelle une autre première dame), ce qui lui vaut d’occuper de hauts postes ministériels dans les gouvernements successifs de son époux.
Au Rwanda, Agathe Habyarimana, l’épouse du défunt président Juvenal Habyarimana [assassiné en 1994], est accusée de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité. Courant 2009, elle a été brièvement interpellée par la police française. Elle est soupçonnée d’avoir dirigé d’une poigne de fer l’Akazu [organisation proche du pouvoir qui aurait planifié le génocide rwandais].
Renversé en 1991, le dictateur malien Moussa Traoré aurait, avec son épouse Mariam, détourné des fortunes. Un an après sa chute, Moussa Traoré est condamné à mort pour «crimes politiques», avant d’être gracié par le président Alpha Oumar Konaré en 2002. L’influence de Mariam, sans grande instruction scolaire, fut très importante sous la dictature qui a duré de 1968 à 1991.
En Cote d' Ivoire l' homme fort s'appellerait - il Simone GBAGBO ?
Simone EHIVET
GBAGBO
En Côte d’Ivoire, on ne saurait traiter Laurent [Gbagbo] de dictateur, loin s’en faut. Encore moins Simone d’épouse de dictateur. «L’homme fort de la Côte d’Ivoire s’appellerait-il Simone Gbagbo ?», s’interrogeait le quotidien français Le Monde après l’avoir vue défendre la légitimité de son mari devant près de 5 000 personnes survoltées qui se pressaient au Palais de la Culture.
A cette occasion, cette universitaire cumulant une demi-douzaine de mandats politiques identifia Alassane Ouattara, une main sur la Bible, comme «un chef bandit» et Nicolas Sarkozy comme «le diable». C’est connu, tous les dictateurs et leurs épouses ont perdu leur capacité à penser juste. Et qu’on ait été l’épouse de Bokassa ou de Salazar, dictateurs du XXe siècle, ou qu’on soit la première dame d’un régime dictatorial du siècle suivant, on croit fermement, jusqu’à la chute, que ceux qui parlent d’ouverture démocratique, de tolérance, d’arrêt des massacres et du pillage des ressources, méritent les flammes de l’enfer parce qu’ils sont tout simplement les suppôts du diable, s’ils ne sont le diable lui-même.
Prince B, Le Nouveau Réveil, Abidjan
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons