Par LA VOIX DU PEUPLE
LA MANIFESTATION GÉANTE EN EGYPTE
SNI MOUBARAK PERSISTE, LES EGYPTIENS AUSSI
MOUBARAK PERSISTE, LES EGYPTIENS AUSSI
rassemblent au
Caire, sur la place Tahrir
partis laïques, islamistes ou simples mécontents, ils étaient plus d’un million rassemblés hier au Caire, à Alexandrie et dans d’autres grandes villes du pays, une semaine après le début du mouvement réclamant le départ du président Moubarak. Place Tahrir (place de la Libération),
dans la capitale, régnait une ambiance de kermesse. «La manifestation est très bon enfant et
familiale, décrivait hier Karim, un Français. Les gens pique-niquent, chantent et dansent. Ils veulent donner une bonne image de leur mouvement au monde.» L’annonce, la veille, d'un gouvernement
renouvelé de moitié et de l’ouverture d’un dialogue avec l’opposition n’avait donc pas entamé la détermination des manifestants.
Pas de nouveau mandat
Face à l’ampleur du mouvement, le président a fait hier soir un discours à la télévision nationale pour tenter d’apaiser la foule. Il a annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle de septembre, mais qu’il avait l’intention de rester à son poste d’ici là. «Je tiens à finir ma mission», a-t-il déclaré. Il a également demandé au Parlement de «garantir la stabilité» et «la transition
pacifique du pouvoir».
Un discours qui ne semblait toutefois pas convaincre la foule, celle-ci réclamant toujours hier soir le départ sans délai de Moubarak.
Dans la journée, un comité représentant les forces de l’opposition avait déjà fait savoir qu’il n’entamerait pas de négociations avant le départ du président, en poste depuis 1981. Parmi les membres de ce comité, l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohamed El Baradei, qui avait déclaré que Moubarak devait quitter le pouvoir «d’ici à vendredi
(…). J’espère qu’il aura compris cela et qu’il quittera le pays pour prévenir [davantage] d’effusion de sang.»
L’armée soutient le mouvement
Hier en tout cas, les manifestants pouvaient compter sur la retenue de l’armée, qui s’était engagée la veille à ne pas faire usage de la force, jugeant les revendications du peuple «légitimes». Les
militaires veillaient toutefois à la sécurité : des hélicoptères survolaient le Caire, les accès à la capitale et à d’autres villes étaient bloqués, les manifestants fouillés. Les soldats étaient applaudis par les protestataires. «On leur apporte même à manger», confiait Karim, qui signalait que la police, accusée d’avoir violemment réprimé le mouvement (300 morts selon un bilan non confirmé évoqué
par l’ONU), était absente.
L’armée se trouvait donc au centre des attentions, prise entre la foule qui lui a accordé sa confiance et le président Moubarak, dont elle s’est distancée sans toutefois l’abandonner. Pour empêcher
que le pays ne sombre dans le chaos, elle pourrait conduire Moubarak plus vite qu’il ne le souhaite vers la sortie et gérer la transition vers des élections.
CAIRE, Mohamed El DJAFAR pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog