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EGYPTE LA MANIFESTATION TOURNE A LA GUERILLA - AU YEMEN LA CONTESTATION CONTINUE

  

EGYPTE : LA REVOLTE TOURNE A LA GUÉRILLA URBAINE

 

drapeu egypte.gif (7298 octets) 

La place Tahrir s'est transformée en champ de bataille     

                          

                 Affrontements sur la place TAHRIR au CAIRE 

  

 

   Les manifestations festives ont laissé place à des scènes de violences. Au lendemain des marches qui avaient rassemblé plus d’un million de personnes dans toute l’Egypte, des heurts ont éclaté hier au Caire entre des milliers de partisans du président Hosni Moubarak – jusque-là discrets – et ceux réclamant son départ, faisant au moins un mort dans les rangs de l’armée et plus de 600 blessés. Sur la place Tahrir, le cœur de la contestation, les pro-Moubarak ont chargé les manifestants à cheval et à dos de chameau, avant d’être désarçonnés puis frappés à coups de bâtons et traînés au sol. Selon l’opposition, des policiers en civil se trouvaient parmi les «pro», preuve que le régime n’entend pas plier.

«On ne partira que lorsque Moubarak partira !»

Le pouvoir tentait pourtant, hier matin, de rétablir un semblant de stabilité, allégeant le couvre-feu et rétablissant en partie l’accès à Internet, en espérant que l’intervention télévisée du président la veille aurait calmé les esprits. Dans son discours, Hosni Moubarak (en poste depuis 1981) a annoncé qu’il ne chercherait pas à briguer de nouveau mandat en septembre, mais qu’il restait en place d’ici là pour assurer «la transition pacifique du pouvoir». Une annonce qui n’a pas satisfait la rue. «On ne partira que lorsque Moubarak partira !», scandait la foule après son discours. Et alors qu’une nouvelle manifestation d’ampleur est prévue demain, les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont fait savoir qu’ils refusaient de voir Moubarak rester jusqu’en septembre.

Un refus exprimé à demi-mot par l’Occident : Nicolas Sarkozy a souhaité hier que la transition s’engage «sans tarder ». Son homologue américain Barack Obama avait estimé auparavant qu’une «transition bien ordonnée doit être significative […], pacifique et elle doit commencer maintenant».

 

«Une transition (…) doit être pacifique et elle doit commencer maintenant.»

Barack Obama,

président américain

 

   L’armée appelle les manifestants à rentrer chez eux Face à ces pressions, difficile de croire que le régime puisse se maintenir pendant des mois. Le gouvernement a pourtant fait savoir hier qu’il refusait les appels à une transition immédiate. L’avenir du pays repose donc toujours sur l’armée, qui avait jusque-là soutenu le mouvement mais qui a appelé hier les manifestants à rentrer chez eux. Elle a usé de tirs de semonce pour faire cesser les violences, mais après avoir tardé à intervenir sur la place Tahrir. Or c’est bien elle qui peut faire basculer l’avenir du pays, soit en mettant un frein au mouvement par la force, soit en précipitant Moubarak plus vite que prévu vers la sortie.

 

YÉMEN : LA CONTESTATION CONTINUE

     

    

Le Président ne se représentera pas                       

Ali Abdallah Saleh 32 ans au pouvoir                 

 

  

Les exemples de la Tunisie et de l’Egypte font sans doute trembler le président du Yémen. Ali Abdallah Saleh est revenu hier sur sa volonté de briguer un nouveau mandat, pour apaiser la grogne qui monte dans son pays. Il a en effet renoncé à une révision constitutionnelle qui lui aurait permis de rester au pouvoir à vie, et qui devait être examinée le mois prochain. Une décision prise, selon lui, «dans l’intérêt national». «Je suis contre un renouvellement de mon mandat, et contre la transmission héréditaire du pouvoir», a-t-il déclaré devant le Parlement.

  Au pouvoir depuis 1978, Ali Abdallah Saleh devrait ainsi céder la place en 2013.

L’opposition persiste

Des milliers de Yéménites avaient déjà manifesté jeudi dernier dans la capitale, Sanaa, pour réclamer le départ du chef de l’Etat. Ce dernier a depuis quelques jours multiplié les mesures – extension de la couverture sociale à un demi-million de personnes, réduction de l’impôt sur le revenu, augmentation des salaires – pour apaiser la colère des protestataires. Mais l’opposition reste

déterminée à manifester aujourd’hui, comme prévu.

 

Face à la révolte populaire, le point commun de tous ses tyrans est qu'ils promettent de ne plus se représenter aux prochaines élections présidentielles. Mais ceci ne suffit pas à calmer la révolte du peuple qui réclame une véritable liberté et une bonne gouvernance.

 

 Comme au CONGO Brazzaville, après tant d'années de tyrannie, les dictateurs n'ont toujours pas compris que le pouvoir n'est pas héréditaire, ni transmissible par filiation. Mais c'est la volonté du peuple qui s'exprime dans les urnes pour déterminer qui assurera le destin de la nation pour un temps bien déterminé par la constitution. Le tripatouillage constitutionnel est une caractéristique tyrannique de se maintenir coûte que coûte au pouvoir contre la volonté du peuple.

CAIRE, Mohamed EL DJAFAR pour la Voix du Peuple

   

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

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