DROIT DE REPONSE DE Mathias DZON A François SOUDAN
Mathias DZON
République du Congo
Alliance pour la République et la Démocratie
(ARD) Unité*travail*Progrès
E-mail : dzonmath@yahoo.fr
1333 bis, rue mouléké
Droit de réponse de Mathias DZON, président de l’alliance
Ouenzé pour la République et la Démocratie (ARD).
Brazzaville
à l’article de monsieur François Soudan, Directeur de publication de l’hebdomadaire Jeune Afrique.
Dans son numéro 2720 du 24 février au 20 mars 2013, l’hebdomadaire Jeune Afrique a publié un article de monsieur François Soudan, intitulé « le mystère SASSOU ». Cet article a été repris au Congo par les Dépêches de Brazzaville (le groupe de presse du président congolais). Dans cet espace textuel, monsieur François Soudan s’emploie dans un premier temps à conseiller au président congolais, de renoncer à la révision de la Constitution à laquelle il veut procéder, et de proposer en lieu et place, une nouvelle Constitution, à soumettre à un référendum d’initiative populaire.
En second lieu, François SOUDAN tire à boulet rouge sur l’ancien ministre congolais des Finances, Mathias DZON, considéré par le pouvoir de Brazzaville, comme l’opposant le plus redoutable pour le président Denis SASSOU NGUESSO. En bon intellectuel organique au service du Chef de l’Etat congolais, François Soudan écrit à propos de Mathias DZON :
(...)Pour qui connaît le Congo, l’hypothèse d’un nouveau et ultime mandat de SASSOU à la tête du pays ne devrait pas poser de difficulté majeure sur le plan interne…L’atomisation de l’opposition, au sein de laquelle seul l’ancien ministre des Finances, Mathias DZON, à la tête d’une petite formation non représentée au Parlement, s’oppose frontalement au pouvoir est si évidente, que les jeux paraissent faits d’avance (…)
Il sied de rafraîchir la mémoire des lecteurs de Jeune Afrique, en rappelant que monsieur François Soudan n’est pas à son premier article contre Mathias DZON. Déjà, en 2009, à l’occasion de l’élection présidentielle congolaise de juillet, au cours de laquelle Mathias DZON était candidat contre le président Denis SASSOU NGUESSO, François Soudan avait publié un article dans le n°2549 du 15 au 21 novembre 2009 de Jeune Afrique, article dans lequel, sur instruction du président Denis SASSOU NGUESSO, il avait tenté d’impliquer Mathias DZON dans les détournements de fonds perpétrés à l’agence parisienne de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), alors que Mathias DZON n’avait aucune responsabilité de quelque nature que ce soit, dans la gestion de cette succursale de la BEAC qui dépend entièrement du gouverneur de cette institution et de ses collaborateurs, installés à Yaoundé au Cameroun. François Soudan avait poussé l’indignité jusqu’à publier la photo de Mathias DZON, pour appuyer ses accusations mensongères, montées de toutes pièces par le président Denis SASSOU NGUESSO et ses agents au sein de la BEAC. Le but visé était de salir le candidat Mathias DZON, en le présentant comme un délinquant indigne d’assurer la charge présidentielle. A l’époque, monsieur François SOUDAN avait dû battre en retraite en publiant dans un des numéros de Jeune Afrique, quelques passages du droit de réponse de Mathias DZON qui le menaçait de poursuites judiciaires s’il ne publiait pas ce droit de réponse.
Aujourd’hui, monsieur François SOUDAN qui n’a pas tiré les leçons de son aventure de 2009, récidive. Au moment où son bienfaiteur, Denis SASSOU NGUESSO, envisage de réviser certains articles de la Constitution qui l’empêchent de briguer un troisième mandat, monsieur François SOUDAN se fend d’un autre article contre Mathias DZON qui s’oppose avec esprit de suite à la volonté du président congolais de demeurer éternellement au pouvoir. Pour tenter de ternir l’image de Mathias DZON à l’extérieur du Congo, François SOUDAN prétend que l’ancien ministre des Finances ne représenterait rien sur l’échiquier politique congolais et que son parti politique ne serait qu’une toute petite formation, qui n’est même pas représentée au Parlement. En somme, Mathias DZON ne serait qu’un pèse-peu.
Si Mathias DZON pesait si peu dans le paysage politique congolais comme le donne à entendre François SOUDAN, comment le directeur de publication de Jeune Afrique explique-t-il l’acharnement obsessionnel du pouvoir de Brazzaville contre lui ? Pourquoi a-t-il été assigné à résidence à Brazzaville après l’élection présidentielle de 2009 ? Pourquoi les réunions publiques de son parti (UPRN) et du groupement politique qu’il dirige (ARD) sont-elles interdites, alors que l’article 21 de la Constitution garantit aux citoyens congolais la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté de cortège, la liberté de manifestation ? Pourquoi le président Denis SASSOU NGUESSO en personne, lui a- t-il fermé la porte de l’Assemblée nationale, alors qu’il a gagné très largement les élections dans la circonscription de Gamboma I, avec 87% de voix exprimées contre 12% à son adversaire, Hugues NGOUELONDELE, gendre du président SASSOU et Maire nommé de Brazzaville ? Pourquoi le président SASSOU a-t-il voulu l’empêcher de revenir à Brazzaville après le premier tour des législatives, alors qu’aucune mesure d’assignation à résidence à Gamboma ne le frappait ?
François Soudan dit que la formation politique de Mathias DZON n’est pas représentée à l’Assemblée nationale mais ne dit pas pourquoi. Pour sa gouverne, nous portons à sa connaissance que l’opposition congolaise en général, l’ARD en particulier, ne sont pas à l’Assemblée nationale, pour la simple raison que les élections législatives de 2012 ont été des élections truquées. La plupart des députés qui siègent dans cette chambre ont été nommés par le président SASSOU NGUESSO. Ce dernier ne voulait pas voir à l’Assemblée nationale, ceux qu’il appelle « les grosses gueules de l’opposition », à l’instar de Mathias DZON, le pasteur Frédéric NTOUMI, Christophe MOUKOUEKE, Victor TAMBA-TAMBA, Jean ITADI, Jean MOUYABI, Clément MIERASSA, Guy Romain KINFOUSSIA, Joseph BADILA, George TSIBA, Jean NKABA, Christophe NGOKAKA, Stanislas EBATA-MONGO, PWATY THITO, Joseph TCHICAYA, etc.
Si les élections avaient été libres, transparentes et équitables, le PCT, le parti au pouvoir, n’aurait pas pu avoir plus de dix (10) députés. La majorité actuelle a été acquise au moyen de mille et une fraudes électorales. Les députés issus des législatives des 15 juillet et 5 août 2012 ne sont pas représentatifs du peuple congolais. L’Assemblée nationale actuelle est illégitime. L’opposition congolaise ne la reconnait pas.
Monsieur François SOUDAN prend ses fantasmes pour des réalités. Il donne à croire que le peuple congolais souhaite voir le président SASSOU NGUESSO continuer son mandat à la tête de l’Etat, au-delà de 2016. Nous lui rappelons que l’élection présidentielle de 2009 et les élections législatives de 2012 ont été marquées par un très fort taux d’abstention (90% pour la première et 95% pour les législatives). C’est là une preuve palpable du rejet du président de la République par le peuple congolais. François SOUDAN analyse la situation politique du Congo Brazzaville à partir du prisme de ses relations familiales avec le président Denis SASSOU NGUESSO qui l’instrumentalise. Pour rappel, le directeur de publication de Jeune Afrique, est le beau neveu du président Denis SASSOU NGUESSO; son épouse, Arlette NONAULT est la fille de monsieur Jean-Pierre NONAULT, un oncle du président congolais ; elle est aussi membre du bureau politique du Parti Congolais du Travail, le parti du président Denis SASSOU NGUESSO.
Le Directeur de publication de Jeune Afrique qui conseille au président Denis SASSOU NGUESSO de briguer un troisième mandat, doit savoir que l’article 185 de la Constitution du 20 janvier 2002, taillée sur mesure par le président SASSOU pour lui-même, limite le nombre des mandats du président de la République à deux seulement. Le deuxième et dernier mandat du président Denis SASSOU NGUESSO prend fin le 14 août 2016 à 14heures. En conseillant au Chef de l’Etat congolais de briguer un troisième mandat, François SOUDAN l’incite à violer le serment solennel qu’il a prêté devant la Nation congolaise (article 69 de la Constitution). Un tel acte de la part du Chef de l’Etat, si ce dernier suivait tête baissée, les mauvais conseils de François SOUDAN, le conduirait tout droit à la Haute Cour de justice pour haute trahison.
Fait à Brazzaville, le 03 mars 2013
Mathias DZON
Denis Sassou Nguesso a toujours autant envie qu’on ait envie de lui. Comme si être ‘ né vers’ avait valeur d’éternel élixir de jeunesse “
Le mystère Sassou. Un titre aguichant qui a aiguisé ma curiosité et m’a finalement décidé d’acheter le Jeune Afrique n°2720, un journal que je boycotte depuis un moment. Et là, patatras ! A part quelques détails compromettants sur comment Denis Sassou N’Guesso a failli perdre la guerre, la conférence nationale, la stature de médiateur de l’homme d’Edou, loin des berges de la Seine, ses biens si chèrement acquis à la sueur de son front, les fuites du dialogue-à-emporter avec François Hollande qui le recevait dans un vestibule, en marge du sommet de la francophonie à Kinshasa sous fonds de menaces proverbiales, c’est un panégyrique taillé à la mesure du personnage sybarite qui porte le croisé comme personne !
Une introduction bien curieuse que repend habilement une conclusion clin-d’œil, comparant l’inconnu à l’infini ou mieux, à l’éternité !
L’abonné des palais, rompu aux alcôves mesquines, distille à languir des euphémismes déroutants. Une arlequinade de plus qui n’émeut plus grand nombre.
Monsieur Soudan prend soudain un malin plaisir à dépeindre le Congolais lambda à l’ombre d’un profil débonnaire, contemplatif d’une candeur douce. Un peuple passéiste, vaincu, imperméable aux pulsations et qui laisse couler, pourvu qu’on lui serve de beaux mots !
Il trouve, lui, qu’être « né vers » présente un « avantage inédit ».
Une expression qui cache mal un appel aux crampons. Ainsi donc, la « versitude » – puisqu’il faut bien nommer la chose - serait une clé passe-partout. Et dire que tout le monde était passé à côté de ce détail capital ! Eurêka, peut-on être tenté de dire !
Tout bon tailleur le sait et les sapeurs aussi, Dieu merci, qu’avec le temps, les habits sur mesure finissent par étouffer le corps. Les constitutions taillées sur mesure n’échappent pas à cette règle vestimentaire, surtout que cette constitution du 20 Janvier 2002 a eu la fâcheuse idée de s’acagnarder dans une chambre forte non pas à double tour, mais à triple tour : limite d’âge, non cumul des mandats et impossibilité de modifier le texte fondamental !
Pendant que tout le monde dans la rue mbochie met ses nerfs à rude épreuve pour deviner la pensée du grand Kani (chef traditionnel) , Alain Soudan, lui, joue les oracles. Il s’invite dans la conscience du chef à son insu et délibère sur ses pensées les plus secrètes avec la solennité d’un dignitaire maya :
« Quant à la question sur son envie de continuer, la réponse est simple. A 70 ans, et même si la tentation de l’Alima, ce fleuve sur les rives duquel il aime venir se reposer, le tenaille parfois, Denis Sassou Nguesso a toujours autant envie qu’on ait envie de lui. Comme si être ‘ né vers’ avait valeur d’éternel élixir de jeunesse »
Nous vous détaillons ici, par le menu, quelques morceaux gras tombés de table :
♠ De la guerre de 1997
« Au tout début du mois d’Octobre 1997, j’ai cru que j’allais perdre la guerre. J’étais à bout de forces. Je n’avais plus de munitions. J’ai demandé à mon frère Dos Santos, le président Angolais, de m’en fournir. Il a accepté et, avec l’accord de Laurent Désiré Kabila, il les a fait transporter sur l’aéroport de Kinshasa d’où elles devaient traverser le fleuve CONGO. Mais Kabila s’est rétracté après avoir reçu une délégation, dûment munie de mallettes, envoyée par Pascal Lissouba.
Le matériel a donc regagné Luanda et j’ai dû supplier Omar Bongo (son gendre, Ndlr) pour qu’il accepte de le faire transiter par l’aéroport de Franceville. Bongo a dit oui, à condition que le transbordement se fasse en deux nuits, pas une de plus.
Entre-temps, nous avions pris le petit aérodrome d’Owando où les armes ont pu être acheminées depuis le Gabon. Quinze jours plus tard, j’entrais dans Brazzaville »
♠ De la conférence nationale de 1991
« La conférence nationale de 1991, je l’ai vécue comme la chronique de ma mort politique annoncée. Cela a commencé par la trahison de certains de mes collaborateurs chargés de l’organiser. Puis il m’a fallu supporter trois mois d’insultes quotidiennes retransmises en direct à la télévision. Plus d’une fois, j’ai dû calmer les parachutistes de ma garde qui voulaient disperser les congressistes et mettre fin au spectacle »
♠ De l’entretien avec François Hollande à Kinshasa
« Cette affaire (affaire des biens mal acquis, Ndlr), lui ai-je dit, c’est comme un caillou dans une chaussure. D’abord, c’est une petite gêne, on n’y prête pas attention et on continue de marcher. Puis la gêne se transforme en écorchure, rien d’inquiétant. On marche encore. Puis l’écorchure devient une plaie que l’on néglige de soigner et devient gangrène. Alors, c’est l’amputation »
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons