Par LA VOIX DU PEUPLE
LES AVOCATS FRANCAIS DE Laurent GBAGBO REFOULÉS A L'AÉROPORT D'ABIDJAN
Les avocats français de Laurent Gbagbo, venus assister à la première audience du président déchu, interrogé par la justice ivoirienne, se sont vu refuser l'accès au territoire ivoirien à leur arrivée vendredi 6 Mai 2011 à l'aéroport d'Abidjan, a constaté un journaliste de l'AFP.
Me Jacques VERGES
Me Marcel
CECCALDI
Les avocats français de Laurent Gbagbo, venus assister au premier interrogatoire du président déchu, par la justice ivoirienne, se sont vu refuser l'accès en Côte d'Ivoire à leur arrivée vendredi 6 Mai 2011 matin à l'aéroport d'Abidjan, a constaté un journaliste de l'AFP.
Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 dans sa résidence présidentielle à Abidjan, doit être entendu vendredi 6 Mai 2011 pour la première fois par la justice à Korhogo (nord), où il est en résidence surveillée dans le cadre d'une enquête préliminaire sur la crise née de la contestation de l'élection d'Alassane Ouattara à la présidentielle du 28 novembre 2010.
A leur arrivée au terminal de débarquement, Maîtres Jacques Vergès et Marcel Ceccaldi se sont vu refuser l'accès au territoire ivoirien et ont été conduits au terminal d'embarquement, où ils devaient reprendre le prochain avion pour Paris à 9H40 GMT, a constaté l'AFP.
"Les autorités se livrent à une palinodie de justice. Nous sommes expulsés contre toutes les règles", a dénoncé Marcel Ceccaldi.
L'avocat ne disposait pas de visa pour entrer en Côte d'Ivoire.
"J'ai écrit un mail le 4 mai 2011 au Procureur de la République d'Abidjan pour lui demander de favoriser notre entrée sur le territoire national ivoirien et nous sommes refoulés", s'est-il indigné.
"Manifestement, on ne veut pas que le président Gbagbo soit défendu. je suis très pessimiste sur l'avenir d'un régime qui traite les avocats de cette manière", a renchéri Jacques Vergès. Ce dernier est muni d'un visa délivré par le consulat de Nancy (est de la France) qui n'a pas été validé par l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris, selon les autorités ivoiriennes à l'aéroport.
La troisième membre de l'équipe assurant la défense de Laurent Gbagbo, l'avocate franco-camerounaise Me Lucie Bourthoumieux, qui bénéficiait d'une carte de résident, a pu, quant à elle, passer les contrôles d'immigration mais devrait tout de même repartir avec ses collègues.
Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
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