Par LA VOIX DU PEUPLE
POUR UNE SORTIE DE CRISE EN COTE D' IVOIRE
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Le président burkinabè, à gauche, s'est rendu en Côte d'Ivoire lundi pour tenter de résoudre la crise née de la dissolution du gouvernement et de la commission électorale par le chef de l'Etat
Laurent Gbagbo, à droite.
Nouveau cabinet mardi avec le concours annoncé de l'opposition, commission électorale recomposée cette semaine: la médiation en urgence de Blaise Kompaoré, lundi à Abidjan, semble avoir débloqué la situation politique ivoirienne, encore marquée par deux morts dans l'ouest.
Au lendemain d'une réunion infructueuse à Ouagadougou avec l'opposition, le président burkinabè s'était rendu en Côte d'Ivoire pour tenter de résoudre la crise née de la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par le chef de l'Etat Laurent Gbagbo.
Dans ce climat tendu, la diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été « suspendue » lundi pour traitement non professionnel de l'information concernant « l'actualité politique" ivoirienne, a annoncé l'organe de régulation. La direction de France 24 a « regretté une décision qui lui paraît injustifiée ».
Le nouveau cabinet sera présenté mardi 23 février 2010, a annoncé le chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro, qui avait été reconduit au poste de Premier ministre qu'il occupe depuis l'accord de paix de 2007.
Parrain de cet accord, le « facilitateur » Compaoré a indiqué que les protagonistes, notamment l'opposition, ont « accepté » de « s'engager dans la reconstruction du gouvernement ». Pendant son marathon de consultations, il a notamment rencontré les leaders de l'opposition, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara.
Depuis plus d'une semaine, la formation du gouvernement avait été bloquée par ce camp, qui exigeait le "rétablissement" de la CEI. La commission, dont le dernier président a été accusé de "fraude" sur la liste électorale, est chargée d'organiser le prochain scrutin présidentiel. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de Gbagbo en 2005, et renvoyé à une date indéfinie par les derniers événements, ce vote est censé clore la crise ouverte par le coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
On n'a pas encore toutes les garanties
La question de la CEI a été résolue avec un accord pour la « recomposer » au cours de « cette semaine », a assuré le médiateur. Cela va permettre de « fixer très rapidement une échéance pour l'élection présidentielle cette année », a-t-il dit.
L'opposition a toutefois modéré cet enthousiasme. « Les négociations continuent (avec Soro) pour régler le
blocage », a déclaré à l'AFP l'un de ses dirigeants, Alphonse Djédjé Mady. « On n'a pas encore toutes les garanties », a souligné une source du Rassemblement des républicains (RDR)
de Ouattara.
ABIDJAN, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
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