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COTE D'IVOIRE: DISCOURS A LA NATION DE Monsieur Alassane Dramane OUATTARA APRES L'ARRESTATION DE Monsieur Laurent GBAGBO

       

LE PREMIER DISCOURS DE Monsieur Alassane Dramane OUATTARA APRES L'ARRESTATION DE SON RIVAL Monsieur Laurent GBAGBO

 

  

  

Allocution  

       

Le président ivoirien reconnu par la Communauté Internationale Alassane Dramane Ouattara au golf hôtel   

 

       

  Voici le texte du premier discours prononcé lundi 11 Mars 2011 soir par Alassane Dramane Ouattara après l`arrestation  de son rival, l`ex-président Laurent Gbagbo :

"Notre pays vient de tourner une page douloureuse de son histoire. Après plus de quatre mois de crise post-électorale émaillée par tant de pertes de vies humaines, nous voici enfin à l`aube d`une nouvelle ère d`espérance.

Après plusieurs semaines d`affrontements inutiles, l`ancien chef de l`Etat a été arrêté ce lundi par les forces républicaines de Côte d`Ivoire.

Comme tous les Ivoiriens épris de paix, nous aurions voulu que le transfert du pouvoir se fasse autrement.

Cependant, nous voulons rassurer les Ivoiriens et la communauté internationale que toutes les dispositions sont prises pour assurer
l`intégrité de Laurent Gbabgo, de son épouse et de tous ceux qui ont été appréhendés.

Je demanderai au Garde des Sceaux d`engager une procédure judiciaire à l`encontre de Laurent Gbagbo, de son épouse et de ses collaborateurs. Il leur sera réservé une procédure digne et leurs droits seront respectés.

J`en appelle donc à tous mes compatriotes qui seraient gagnés par un sentiment de vengeance à s`abstenir de toute acte de représailles et de
violences.

Je réitère ma volonté de mettre en place une commission vérité et réconciliation qui fera la lumière sur tous les massacres, crimes et autres
violations des droits de l`homme.

Aux jeunes transformés en miliciens, ils doivent comprendre que leur combat n`a plus de sens. Je leur demande donc de déposer leurs armes.

Aux populations qui ont tant souffert, je partage leur douleur et je leur demande d`avoir foi en l`avenir.

Mes chers compatriotes, pour un retour à l`ordre et au calme j`ai demandé à la police nationale, à la gendarmerie nationale, aux forces républicaines et aux forces impartiales, de veiller à la sécurisation des personnes et des biens à Abidjan et sur toutes les parties du territoire.

Je demande à tous mes concitoyens de tout faire pour que la paix revienne définitivement dans notre pays. Aujourd`hui une page blanche s`ouvre devant nous, et c`est ensemble que nous allons écrire l`histoire de la réconciliation.

 

 Cette page blanche qui s'ouvre est elle réellement blanche?.

 

  

ALassane OUTTARA UN HOMME AFFAIBLI 

Le massacre de Duékoué jette une ombre sur un mandat même pas commencé.

 

Retransmission télévisée de l'allocution d'Alassane Ouattare le 7 avril 2011 à Abidjan.  

 

 

  

Ses adversaires le présentaient comme le «candidat de l’étranger», et il va prendre ses fonctions de président grâce aux bombardements de l’ONU et de la France. Alassane Ouattara aurait sans doute rêvé d’une meilleure intronisation. D’autant qu’il est fragilisé par la révélation de massacres commis dans l’ouest du pays et imputés à ses partisans (Libération de lundi). Hier, devant les députés, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a justifié l’intervention de Paris par la crainte d’une «apocalypse» lors de l’entrée des forces de Ouattara dans Abidjan…

Pressions. Ces derniers jours, Alassane Ouattara a subi de fortes pressions internationales pour éviter la multiplication d’exactions qui risquent d’entacher son quinquennat, voire de rendre ingouvernable l’ex-colonie française. Depuis dimanche, Nicolas Sarkozy l’a joint à plusieurs reprises. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a demandé au président reconnu par la communauté internationale de tout faire pour éviter des représailles aveugles de ses troupes. L’Union européenne a fait de même. Car les institutions internationales et les pays qui ont soutenu à bout de bras «le président élu» redoutent par-dessus tout une campagne de vengeance qui discréditerait le nouveau pouvoir, et plongerait la Côte-d’Ivoire dans une crise sans fin.

Dès l’entame de l’offensive des forces pro-Ouattara dans l’ouest du pays, la semaine dernière, Paris assure avoir fait passer des messages en ce sens. Apparemment en vain. «Ne ternissez pas votre image, n’altérez pas le soutien diplomatique dont vous bénéficiez», s’est entendu dire Alassane Ouattara.

Aujourd’hui, malgré les rumeurs insistantes sur l’existence d’autres exactions massives dans l’Ouest, notamment à Divo, le gouvernement français veut croire en la bonne foi du nouvel homme fort de Côte-d’Ivoire. «Nous notons que dans l’affaire de Duékoué, il a saisi le procureur de la République de Daloa pour diligenter une enquête permettant d’établir les responsabilités, dit un haut responsable français. Il lui reviendra de tirer les conclusions qui s’imposent et de prendre, le cas échéant, des sanctions contre les auteurs présumés de ces violences.» Le Premier ministre, Guillaume Soro, a envoyé une délégation sur place.

Toute la question est de savoir dans quelle mesure le vainqueur de la présidentielle de novembre contrôle réellement les forces qui ont combattu en sa faveur. Une question qui déterminera les rapports de force au sein du nouveau pouvoir à Abidjan. Au lendemain du scrutin, Alassane Ouattara, qui n’a rien d’un chef de guerre, a délégué à l’ancien chef politique des rebelles de 2002, Guillaume Soro, les questions militaires. Celui-ci a non seulement été nommé Premier ministre mais aussi ministre de la Défense par Ouattara. De fait, c’est Soro, et personne d’autre, qui a autorité sur les chefs militaires des FRCI, les anciens «comzones» (commandants régionaux) qui règnent sur la moitié nord du pays depuis huit ans. D’anciens sous-officiers qui, depuis le début de la crise, se sont pour certains enrichis grâce à des trafics divers et variés, et aux taxes sur la circulation des marchandises. Et qui, pour certains, sont soupçonnés de crimes de guerre. D’où ce cri de colère d’un intellectuel ivoirien: «Les forces de Soro ne valent pas mieux que celles de Gbagbo!»

Le camp Ouattara a beau protester de sa bonne foi, expliquer que le recours à la force résulte du refus de Laurent Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir, le massacre de Duékoué a jeté une ombre sur un mandat qui n’a même pas commencé. Et certains Ivoiriens opposés à Gbagbo commencent déjà à douter. «On avait un Gbagbo dont les forces étaient prêtes à tout pour garder le pouvoir, ce n’est pas pour avoir demain la même chose côté Ouattara. Nous n’avons pas voté pour plonger le pays dans les massacres ethniques sans fin!», dit une personnalité ivoirienne influente.

Ethnie. Les responsables de la communauté baoulée, une ethnie clé en Côte-d’Ivoire, sont aux aguets. A l’automne, c’est cette communauté qui, en votant majoritairement pour Ouattara, a fait pencher la balance en sa faveur. A leurs yeux, les nominations au sein du nouveau régime, à commencer par celle du futur Premier ministre, seront déterminantes pour la suite. «Il ne faudrait pas qu’on troque une gestion tribale pour une autre, juge cette personnalité indépendante. La Côte-d’Ivoire est une mosaïque ethnique, qui doit se refléter dans toutes les institutions: de l’armée au gouvernement, en passant par les administrations.» Présent à Paris ces jours-ci, le coordonnateur d’une plateforme de la société civile ivoirienne, Patrick N’Gouan, plaide pour la mise en place d’une Commission indépendante «Vérité, justice et réconciliation» afin de mettre un terme à plus de dix ans d’impunité dans l’ex-colonie française.

En 2001, Laurent Gbagbo, fraîchement élu, avait organisé un Forum pour la réconciliation nationale, dont les conclusions étaient restées lettre morte. L’année suivante, un coup d’Etat dégénérait en partition du pays.

   

Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

   

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

  

   

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