Auteur : Arsène BIKOUÉ
SAMEDI 16 AVRIL 2011
JOURNÉE MONDIALE DE L'AFRIQUE CONTRE LE NÉO-ESCLAVAGISME & LA RECOLONISATION
LES EMPIRES COLONIAUX D'AFRIQUE EN 1914
Cher-e-s compatriotes africains et africaines,
Hier nos ancêtres, parce que noirs de peau, avaient subi toutes les atrocités dont l’histoire est comptable. Point n’est besoin de les rappeler ici. Mais en général, on considérait le noir comme
dépourvu d’intelligence, de discernement et de courage.
Des grands noms de notre patrimoine commun, je citerais simplement Martin Luther King et Nelson Mandela, nous ont permis de gagner un peu en respectabilité et un peu en considération. Mais
l’Afrique, ce vaste continent, immensément riche en matières premières, qui reste inexploré donc qui n’a pas encore livré tous les secrets de son sous-sol, qui compte aujourd’hui des cadres
éminents dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique, qui a accumulé de l’expérience, du savoir et du savoir-faire, qui compte plus d’un milliard d’individus, reste un
continent non respecté, non considéré. Les décisions concernant l’Afrique sont prises par des institutions d’autres continents qui n’ont jamais reçu mandat des peuples d’Afrique pour qu’ils
prennent à leurs places des décisions qui les concernent sans les consultés ! On infantilise les Africains.
Sur les 40 pays du groupe de contact sur la crise libyenne aucun n’est africain. L’Union Africaine a été marginalisée, non consultée, piétinée et ridiculisée dans cette crise. Sur aucune crise
dans un autre continent on procède ainsi. Aucun pays africain ne participe dans les frappes qui tombent en Libye.
Où est l’Afrique ? Où sont ceux qui sont censés la représenter dans les institutions dites « internationales » ?
Dans la crise ivoirienne, c’est le summum du mensonge international pour un but inavoué ! Cette nébuleuse de « communauté internationale », qu’il faut dorénavant appeler « communauté euro-nord
américaine », qui représente moins de 10% de la population mondiale, veut mettre au pas l’Afrique et les Africains pour assouvir ses propres intérêts. Souvenons-nous que c’est sur la base d’un
mensonge retentissant, asséné à l’intérieur du Conseil de sécurité de l’ONU par un certain Collin Powel, sur la base des preuves falsifiées, qu’on est allé bombarder et tuer en Irak. Les fameuses
armes de destruction massive de l’Irak nous les attendons toujours. Donc tout ce qui sort de l’ONU, de son Secrétaire général, de son conseil de sécurité noyauté par les euro-nord-américains,
n’est pas frappé du sceau de la vérité, du sceau de la vertu, du sceau de la parole révélée, mais obéit plutôt à des intérêts politiques, économiques et géostratégiques vitaux.
J’affirme donc, moi qui suis Congolais du Congo-Brazzaville, et je prends date avec l’histoire qu’en Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara n’a jamais gagné l’élection présidentielle de
décembre 2010. D’abord, un juriste digne de ce nom aurait annulé en une seconde, pas plus, les résultats proclamés, hors délai, au siège d’un candidat, par un président de Ceni, sans ses
collaborateurs, emmené là, manu militari par des ambassadeurs non africains, voulant à tout prix des résultats donnant vainqueur leur nouveau valet local.
Ensuite l’analyse, un à un, de tous les procès-verbaux, que les deux camps détiennent et que les institutions dites « internationales » possèdent, montre l’imposture monumentale d’affirmer
haut et fort, par médias inféodés au capital mondialisé interposés, qu’Alassane Dramane Ouattara était le vainqueur. Et les même nous parlent de démocratie ! Tant qu’à faire, il faut probablement
maintenant, dans chaque pays d’Afrique, se constituer une milice rebelle, contrôler plusieurs régions, attendre les élections, séquestrés les observateurs étrangers, bourrer les urnes, falsifier
les procès-verbaux et appeler les fonctionnaires de l’ONU, spécialistes en certifications malhonnêtes, qui ne respectent ni les procédures constitutionnelles, ni le droit national, ni le droit
international, afin qu’ils viennent vous déclarer vainqueur sans coup férir. Et si votre adversaire ne l’entend pas de cette oreille, vous aurez toujours la chance d’être lourdement armé et
équipé, aidé à déloger l’occupant du poste pendant que son armement lourd sera pilonné alors qu’on vous laissera avec vos armes lourdes. Même si vous tuez plus de 800 personnes, on vous dira
simplement « faites attention aux massacres ». Mais si c’est votre adversaire qui fait tomber 7 à 8 personnes, le tollé sera mondial, amplifié par les médias qui vont oublier d’informer et
devenir des militants qui n’hésite pas à désinformer, et on fera appel à l’autre bras de la soumission internationale de l’Afrique : le TPI.
Pendant ce temps, l’Union Africaine qui vient de montrer qu’elle n’a aucun poids politique ni diplomatique au niveau international, sera toujours là pour avaliser les volontés euro-nord
américaines. Le comportement de l’Union Africaine sur le dossier ivoirien reste pour moi une énigme et n’augure rien de bon pour les peuples d’Afrique. Pendant les élections, elle avait envoyé
ses propres observateurs africains qui ont fait des rapports. Elle a balayé ces rapports. Après les élections, elle a envoyé des médiateurs qui ont fait des rapports, elle les a balayés. Comment
peut-on traiter un contentieux électoral si on ne se base pas sur ce qui fonde une élection, c’est-à-dire le déroulement des élections et les procès-verbaux des bureaux de vote signés par toutes
les parties ? Un élève qui a 18/20 n’hésite pas à montrer sa copie, mais un élève qui a une sale note, mais qui prétend avoir obtenu une très bonne note ne vous montrera jamais sa copie pour
qu’on ne démasque pas sa forfaiture. Le fait que l’ONU, garant dit-on du droit international, les euro-nord-américains, et Ouattara aient refusé de monter à une commission internationale leur
copie qu’ils savent ridicule signe définitivement leur forfaiture et leur imposture. Le défaut de Gbagbo, c’est d’aimer l’Afrique.
L’UA n’a fait qu’entériner les résultats mensongers et malhonnêtes de l’obscure fonctionnaire de l’ONU, monsieur Choi, un non africain faut-il le rappeler, représentant spécial du Secrétaire
général de l’ONU, Ban ki Mon, pour satisfaire les injonctions des euro-nord américains car c’est eux qui décideront de reconduire ou non son chef à la tête de l’ONU, et donc qui assureront ou non
son propre avenir ! Alors on s’aligne !
L’Afrique et les Africains doivent avoir la maîtrise totale de leur avenir. Nous ne pourrons jamais prétendre à une quelconque souveraineté si les décisions qui nous concernent sont prises par
d’autres que nous, dans des institutions qui ne nous respectent pas et ne nous considèrent pas. Les bons sentiments ne valent rien ! La gouvernance mondiale ne nous est pas favorable. Elle nous
piétine, nous infantilise. La marche vers le néo-esclavagisme et la re-colonisation est lancée. Nous devons dire mondialement que nous ne sommes pas disposés à accepter ce glissement tendancieux
vers les années noires de nos ancêtres.
Je lance un appel mondial à tous les Africains et aux amis sincères de l’Afrique pour faire de la journée du samedi 16 avril 2011 « La Journée Mondiale de l’Afrique contre le
Néo-esclavagisme et la Re-colonisation ». Dans chaque pays, dans chaque ville, partout où il y a des africains de l’ensemble du continent dans le monde, et surtout dans tous les pays d’Afrique,
organisons des marches monstrueuses mais pacifiques avec des slogans clairs : « Contre le Néocolonialisme et la Re-colonisation», « Contre le Néo-esclavagisme », « Pour la refonte totale de
l’ONU, dans ses structures et son fonctionnement », « Contre la passivité de l’UA » ; « Pour une démission de tous les pays d’Afrique de L’ONU actuelle », « Pour la création d’une monnaie
purement africaine, gérée par des banques à capitaux 100% africains », etc.
Cher-e-s compatriotes africains et africaines, organisons partout sur la planète cette journée afin de dire à nos amis et frères euros-nord américains que nous ne sommes pas leurs objets et
qu’ils ne peuvent pas faire chez nous ce qu’ils veulent, quand ils veulent et comme ils veulent. Après les 50 ans qui viennent de passer, les 50 ans qui viennent risques d’être pires si nous
restons silencieux et anesthésiés.
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Arsène BIKOUÉ
Militant politique et Panafricain
Email : arsenebikoue@yahoo.fr
Tél : 0662872652
"La France et l'ONU demandent à Laurent GBAGBO, selon Paris, de signer un document dans lequel il renonce au pouvoir en Côte d'Ivoire et reconnaisse son rival Alassane Dramane OUATTARA comme président de la Côte d'Ivoire.
Après avoir légitimé la rebellion, qui aujourd'hui est devenue l'armée Républicaine et pris possession de l'aéoroport d' Abidjan puis bombardé la présidence et la résidence de Laurent GBAGBO; La France donneur de leçons, pays de démocratie et des droits de l'homme, vient par ce comportement confirmer la thèse soutenue par la majorité des ONG qu' elle au coeur de la crise et en pleine violation de souveraineté la Côte d' Ivoire"
Steve OBORABASSI
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons