Par LA VOIX DU PEUPLE
LU POUR VOUS : Source la lettre du Continent n° 598 du 28 Octobre 2010 page n° 6
LA NUIT DES LONGS COUTEAUX : made in mbochi
LA SUCCESSION DE SASSOU NGUESSO FAIT DÉBAT
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LA SUCCESION DE SASSOU NGUESSO FAIT DÉBAT
les membres influents de l'ethnie mbochi du président congolais se sont réunis pour réfléchir aux scénarios de succession du chef. Vue de l'intérieur du conclave.
A L'initiative des «sages d'Oyo – Edou, village natal du président Denis SASSOU NGUESSO. Le clan mbochi s'est retrouvé, début octobre, en «conclave» à Owando, chef lieu du département de la cuvette, situé à une centaine de kilomètres d'Oyo. L'objectif de cette réunion? Mobiliser les personnalités fortes de l'ethnie présidentielle allant de l'ex chef de l' État Joachim YHOMBI OPANGO (natif d'owando) au ministre d'État et oncle de SASSOU, Aimé Emmanuel YOKA, en passant par le neveu et secrétaire général du conseil national de sécurité ( CNS , services secrets), Jean-Dominique OKEMBA, pour contrer les ambitions du clan, de la likouala et des tékés, deux autres composantes du régime politique congolais.
D'après nos sources, deux sujets ont été abordés lors de cette rencontre. Convaincu que seule l'armée reste stratégique dans la prise et la conservation du pouvoir au Congo, les proches de SASSOU poussent actuellement celui-ci à restructurer la base militaire d'Owando. Des rapprochements devaient être établis entre cette base et le centre militaire de tsambitso situé près d'Oyo, ou sont formés la plupart des éléments de la garde républicaine.
Le second thème de discussion portait sur la constitution adoptée en 2002. Préoccupés depuis plusieurs mois par la succession du «cobra» SASSOU, certains barons mbochi ne se cachent plus pour évoquer la reforme pressante du texte.
Si des juristes et des experts du Parti Congolais du Travail (PCT, au pouvoir), travaillent depuis 2009 sur cette question, ils n'envisagent, pour l'instant, que de supprimer al limitation du nombre de mandats présidentiels, arrêté aujourd'hui à deux, et de lever la limite d'âge fixée à 70 ans. Mais le premier cercle de SASSOU veut aller plus loin en projetant de créer, dans la constitution, un poste de vice-président «malléable», coopté par le clan, et qui achèverait le mandat du chef de l' État en cas d'incapacité ou de décès. C'est le président du sénat, André OBAMI ITOU, qui est aujourd'hui chargé de cette tâche par la constitution. Mais il est jugé peu fiable par les proches de SASSOU même s'il est membre éminent du parti au pouvoir.
Chaque jour le congo ne fait que s'enfoncer, tant sur le plan politique, économique et sociale. La démocratie a du mal à s'implanter pourtant il faut y arriver, c'est le passage obligé pour une véritable paix sociale et un developpement socio économique
Owando, PASCAL OKO pour la Voix du Peuple
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