|
Par son mot d’ordre de Boycott à la présidentielle de juillet dernier, L’opposition a magistralement et habilement sorti le grand jeu, preuve d’une maîtrise politique.
Comme on l’a vu, la stratégie de boycott a profondément perturbé et déstabilisé un pouvoir pris à son propre piège de logique de guerre à l’opposition pour contrer le «il
n’y aura délections pour personne si les conditions n’étaient pas réunies ».
L’opposition a ainsi de façon responsable, évité le pire au pays : une guerre de plus et inutile.
En effet, seul le dialogue fonde la paix dans notre pays ; n’en déplaise à tous ceux qui dans une curieuse impatience, ne pensent et ne rêvent qu’affrontement dans la
manière de résoudre toute contradiction politique.
Hélas ! L’heure n’est plus et n’est pas à la guerre entre congolais et la guerre n’arrange jamais rien, l’histoire de notre pays nous l’enseigne. L’arrestation programmée
des leaders de l’opposition, est un 2è coup d’état électoral, donc une faiblesse et une honte manifestes pour ce pouvoir de Brazzaville déjà mis à nu devant la communauté
internationale depuis le 12juillet 2009. Les fils de notre beau pays doivent apprendre à se parler afin d’œuvrer ensemble, pas à s’entretuer !
En ces temps où des rumeurs sur l’état de santé de Sassou Nguesso agitent les états majors politiques, perturbent et excitent à l’extrême le clan, j’invite chacun à ne pas
s’agiter comme ces voyageurs de nuit, mais plutôt à demeurer Vigilants, Attentifs, afin de barrer la route à toute entorse au processus démocratique, aux violences et
troubles qui pourraient bien naître de l’arbitraire gestion de cette situation par les jusqu’auboutistes sans sommeil et chauds dans les contacts menés dans les grandes
métropoles.
Montrons au clan Sassou que sur le chemin de la concorde nationale, on ne privilégie pas l’affrontement physique ni le coup d’état permanent, car les vrais bâtisseurs ont
toujours porté la sagesse qui elle seule, invite au dialogue, unit, ne tue pas et ne divise pas.
Voilà pourquoi chers Compatriotes et Amis, où que nous soyons, les rumeurs sur la santé de sassou Nguesso qui occupent maintenant la rue,
exigent profondément attention et nous questionnent sur nous-mêmes, car l’arbitraire conduit toujours à la bêtise et au chaos.
En effet, aujourd’hui, le clan est essentiellement préoccupé par l’unique question de la conservation du pouvoir. Si cette question se pose avec une tonalité particulière
à peine le serment fêté et le pays de façon suspecte, abandonné sans gouvernement légal, suspendu de toute activité, c’est incontestablement, qu’il y a comme un non dit au
sommet de l’Etat, un mystère..
Aussi, si la « force opposition » dans notre pays apparaît aux yeux du clan et du pouvoir comme l’équation posée du moment, et dont les solutions sont l’assignation sur le
territoire national et l’arrestation de ses leaders comme dans l’exécution d’un plan, c’est que le clan et le pouvoir ne sont pas rassurés et ont peur de voir la réalité
du 12 juillet dernier les rattraper.
Il y a donc véritablement un sérieux problème au sommet de l’Etat car les curieux contacts et discussions entretenus par certains « héritiers » dans les milieux politiques
Parisiens pendant que l’« oncle », (selon toujours les rumeurs), serait intensément soigné en Espagne, ne sont pas un hasard et permettent de comprendre toute l’agitation
au sein du clan et étalée au grand jour
En d’autres termes, l’arbitraire qui caractérise sassou : l’acharnement, les provocations, les intimidations, les multiples interpellations, arrestations injustifiables,
et autres assignations des leaders de l’opposition sur le territoire national, témoignent forcément d’une situation incertaine et toujours explosive au Congo, d’un feu qui
couve toujours devant la porte du pouvoir.
Au surplus, une panique totale, un embarras indescriptible, le désespoir, l’angoisse, la peur de perdre le pouvoir, la peur de tout perdre avec surtout un gros mensonge
(accusation d’achat d’armes en Israël par l’opposition ! voir Jeune Afrique à paraître fin août) habitent le clan et le pouvoir qui croient mieux s’en sortir en empruntant
le raccourci, le coup de force contre l’opposition, la bêtise.
Lorsqu’on apprend aussi et curieusement que le président du sénat, monsieur Obami Itou, investi par la constitution pour assurer une éventuelle transition est surveillé
dans tous ses déplacements et gestes, on est obligé de s’interroger sur ce qui se passe réellement au sommet de l’Etat, dans la tête de nos « héritiers », sur tout ce
grand désordre, et surtout, si les rumeurs sur la santé de « Saint Denis » ne présagent pas déjà de leurs crainte et peur des rebondissements à venir, c’est à dire une
autre élection présidentielle.
L.Clarisse NGAKOSSOH
|