Par LA VOIX DU PEUPLE
Monsieur Dieudonné DHIRD " dit non à l'esclavage politique "
Dans une lettre qu’il a adressée au président du comité des sages du département de la Sangha, en date du 2 novembre
2012, Dieudonné Dhird a présenté sa démission. Et pour cause, il conteste le fait que le comité national des sages du Congo ait pour président d’honneur, le président de la République.
Voici l’intégralité de sa lettre.
«Il me paraît utile de vous adresser cette lettre de démission, au regard de l’imbroglio dans lequel est plongé notre
instrument de concertation et d’action pour la prospérité des populations de la Sangha. En effet, depuis le mois de décembre 2009, à l’occasion d’une assemblée générale des ressortissants
du district de Souanké, je fais partie du comité que vous avez l’insigne honneur de diriger. Dès lors, je me suis toujours levé, quand il le faut, pour partager et soutenir, avec mes
confrères, des actions d’équité et de dignité.
Je n’avais jamais su et imaginé à un seul instant que notre comité, structure informelle et historique pour notre
département, pouvait se mettre sous le joug d’un quelconque régime politique en place au Congo.
Je viens, donc d’apprendre, avec amertume et désolation, la mise en place extraordinaire, à Brazzaville, d’un comité
national des sages du Congo dont la présidence est confiée, tacitement, au président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, chef des armées bref, chef de toutes les
institutions de la République du Congo.
Ainsi, le comité des sages de la Sangha, par votre adhésion à cette structure nationale planifiée au dehors de notre
cercle, vient de rompre le cordon traditionnel par lequel nous étions liés. Le comité des sages, par cet acte, perdra à coup sûr, son efficacité et sa crédibilité légendaires reconnues au
sein de la société civile de notre département.
De ce fait, je me lève, une fois de plus, car il est écrit: «Ne crains point; mais parle et ne te tais point, car je
suis avec toi, et personne ne mettra la main sur toi, pour te faire du mal: parle, car j’ai un peuple nombreux dans cette ville». (Actes 18: 9-10).
Monsieur le président, Je refuse de me mettre sous ce joug; je sors de cette nouvelle alliance ténébreuse que vous venez
de tisser avec le pouvoir de Brazzaville. Je vous invite, cependant, vous et les autres membres du comité départemental, au discernement habituel, afin de ne point tomber dans les mailles
de l’esclavage politique qui ne dit pas son nom au Congo.
Humblement, je vous présente ma démission et vous souhaite une bonne continuation».
source : LA SEMAINE AFRICAINE
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog