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CONGO BRAZZAVILLE : LA STRATEGIE DE Denis SASSOU NGUESSO POUR LA CONSERVATION DU POUVOIR EN 2016

 

 

   

 

  Source : La lettre du Continent N° 646 du 8 Novembre 2012

   

LA STRATEGIE DE SASSOU POUR GAGNER EN 2016 

   

      

 

 

 

    

   

 

   

           

 

 

  

General Guy Blanchard Okoï  

 

 

 

    

 

Pendant que le FMI en est toujours à réfléchir sur le meilleur moyen  pour le Congo Brazzaville d’utiliser ses ressources pétrolières afin d’endiguer la pauvreté, Denis Sassou Nguesso scrute l’horizon de 2016. L’échéance peut sembler lointaine. Mais prévoyant, le chef de l’Etat met déjà ce délai  à profit pour préparer le terrain en vue de briguer ce scrutin auquel – limite d’âge oblige – il ne peut en théorie se présenter. Les dernières législatives ont données une victoire écrasante a son partie, le partie congolais du travail (PCT), ce qui sera particulièrement utile pour modifier la constitution ! En outre, les récentes nominations au sein du gouvernement et de l’armée soudent un peu plus le clan présidentiel pour les prochaines années. Analyse.

 

Tous unis derrière les Mbochis ! Les ambitions du président congolais ne devraient souffrir d’aucune contestation dans son camp, tant ce dernier lui est acquis et dévoué. Les personnalités Mbochis proches du clan Sassou dominent le gouvernement remanié en septembre (LC n°644). La nouvelle hiérarchie militaire fait encore moins exception à cette règle d’or. Nommé le 26 Octobre, le haut commandement des forces armées congolaises (FAC) est issu de l’ethnie du chef. Commandant sortant du Groupement para-commando (GPC), le général saint-cyrien Guy-Blanchard Okoï, 51 ans, un Mbochi d’Abala, est devenu le nouveau chef d’état major général. Autre personnalité mbochi récompensée, le général Paul Victor Moigny a pris la tête de la gendarmerie. Natif de la Likouala, Leonard Noël Essongo a été écarté du commandement de l’armée de terre au profit de Gilbert Bokemba, un mbochi de Mossaka, ex-commandant de la zone militaire de défense de Brazzaville. Enfin, la direction générale de l’équipement revient à Aristide Ngakosso Ngama. Ce colonel proche d’Emmanuel Yoka, ministre de la justice et oncle de Sassou, remplace Germain Akindou, en prison suite aux explosions du 4 mars à Brazzaville.

 

Neutralisation des derniers opposants. La route semble d’autant mieux dégagée pour Sassou qu’il a dézingué l’opposition. De ce point de vue, le paysage politique congolais est lunaire. Jadis influent à Brazzaville, le MCCDI de feu Bernard Kolélas a été neutralisé en intégrant le gouvernement. Le fils de l’ancien maire de Brazzaville, Guy Parfait Kolélas, a ainsi obtenu un portefeuille ministériel. Malgré les soubresauts de son secrétaire général Christophe Moukouéké, auteur d’une lettre récente ouverte au chef de l’état, l’Upads de l’ex- président Pascal Lissouba est minée par les divisions, souvent suscitées par le pouvoir lui-même. Quelques têtes comme celles de Mathias Dzon, président de l’UPRN, tentent d’émerger. Mais le pouvoir s’échine à les couper en les asphyxiant financièrement. Quand aux velléités d’indépendance des caciques du régime, elles se paient cash. Revendiquant plus d’autonomie à la tête du CADD-MJ (mouvance présidentielle), André Okombi Salissa a été sorti du gouvernement. Sassou en a profité pour éloigner son aide de camp, le général Jean Olessongo Ondaye, jugé trop proche de l’impétueux ministre. Un colonel de gendarmerie makoua-mbochi, Gildas Olangué, est pressenti pour lui succéder au plateau.

 

Rente diplomatique. Sans obstacle au niveau local, Sassou- chef d’Etat épinglé dans l’affaire des biens mal acquis (MBA) et des disparus du Beach de Brazzaville-sait que son talon d’Achille réside dans la pression internationale, seule susceptible de contrarier son objectif. D’où une diplomatie de plus en plus active afin de peser sur les dossiers africains comme l’environnement. Sur fond d’ouverture à de Nombreux pays (Brésil, Inde,…), le président congolais entamera une visite en Russie et en Turquie, avant de gagner l’Algérie. Le business dominera les deux premières étapes. Celle d’Alger sera l’occasion de faire entrer le Congo Brazzaville sur le dossier du nord-Mali. Mal aimer à l’Elysée, Sassou est, en revanche, encouragé par l’Union Africaine (UA) à s’impliquer d’avantage sur cette question. Un moyen de travailler son image auprès de ses pairs, ce qui peut s’avérer très bénéfique sur le plan intérieur.

 

Pendant que les victimes des explosions du 4 Mars 2012 dorment sous les tentes de fortune, la famille de Denis Sassou Nguesso renforce son parc immobilier en France la dernière acquisition est la construction par son Neveu Edgard Nguesso d’une villa sur deux niveaux, située rue de Chauveau à   Neuilly-sur Seine, une banlieue chic de l’ouest-parisien.

 

Le tyran Denis Sassou Nguesso a mis ses poulains  en ordre de bataille, pour la modification de la constitution et la conservation du pouvoir en 2016. Les congolais sont avertis, le peuple congolais relèvera t-il ce défi  contre la modification de la constitution  comme l’a fait le vaillant peuple sénégalais ?

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple  

                                                                                                                                                                                                                                                                      

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

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N
il faut que sassou doit rester nous voulons un pays uni
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