Par LA VOIX DU PEUPLE
BRUIT DE BOTTES AU CONGO - BRAZZAVILLE
![]()
Bruit de bottes au Congo-Brazzaville
Après l’affaire des passeports biométriques congolais, délivrés à des citoyens libanais à Beyrouth par les services congolais de l’immigration, le président Denis SASSOU NGUESSO peaufine son plan de guerre de succession, en recrutant de nombreux mercenaires.
En effet, au début du mois de décembre 2009, deux véhicules transportant des mercenaires blancs en provenance du Gabon, ont franchi la frontière congolaise par la route Lékoni-Lékéti – Okoyo, en direction de Oyo, village natal du président congolais où ces mercenaires séjournent actuellement.
Ces nouveaux mercenaires, viennent renforcer plusieurs autres, déjà installés à Brazzaville où ils encadrent la formation militaire des éléments avancés de la milice privée du président congolais, ayant pris leur quartier à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville.
Pourquoi le président du Congo, qui vient de gagner l’élection présidentielle de juillet 2009, qui a un mandat de sept (07) ans et qui est de surcroît, commandant en chef des forces armées congolaises (FAC), éprouve t-il le besoin de recruter des mercenaires ?
Est-ce en prévision des mouvements sociaux que les travailleurs se proposent d’engager pour protester contre le refus du gouvernement d’appliquer l’Accord qu’il a signé le 23 septembre 2008 avec les centrales syndicales, accord prévoyant la levée des mesures de blocage des effets financiers des avancements des agents de l’Etat, le 1er janvier 2010 ?
Est-ce pour réaliser, comme le donne à entendre la rumeur publique, un coup d’Etat de palais pour en finir une fois pour toutes avec l’opposition radicale et ainsi conserver par la force le pouvoir ?
Est-ce, à l’instar de Eyadema (Togo), Bongo (Gabon), Kadhafi (Libye), Moubarak (Egypte), Wade (Sénégal), pour préparer un de ses enfants ou de ses neveux, à se propulser à la tête de l’Etat, au cas où il venait à disparaître ?
Autant de questions que l’on peut légitimement poser, tant il est incompréhensible qu’un président qui a un mandat de sept ans et dont le pays vit dans un climat politique apaisé depuis la fin de l’élection présidentielle, recourt au recrutement des mercenaires. Que cache cette énigme ?
Que cachent les achats massifs d’armes de guerre et leur accumulation à Oyo, Abo, Tsambitso ? Pourquoi cette intensification de la formation militaire des miliciens de Kintélé et le déploiement de mercenaires à Oyo ? Que cachent les atterrissages nocturnes de nombreux avions cargo sur l’aéroport d’Ollombo ? Pourquoi le président de la République a-t-il déménagé de Brazzaville pour Oyo ?
Tout porte à croire que le président Denis SASSOU NGUESSO prépare un mauvais coup contre le peuple congolais. Envisage t-il de déclencher une nouvelle guerre atroce pour conserver par la force, son pouvoir aujourd’hui contesté et rejeté par plus de 90% des Congolais ?
Le peuple congolais, qui a souffert des affres des guerres civiles de 1993-1994, 1997-1999, ne rêve que de paix et de mieux-être. Il n’a pas besoin d’une nouvelle guerre, synonyme de destructions massives et de privations inhumaines.
De même, les amis du Congo de par le monde ne veulent pas de nouvelle guerre au Congo. L’Union Européenne (UE) et les Etats Unis d’Amérique (USA) l’ont dit clairement à l’opposition congolaise lors de l’élection présidentielle de juillet 2009.
Le Congo n’est pas une monarchie, mais une République. Si une succession devait s’y produire, elle le sera conformément à la Constitution et non au bout d’un coup d’Etat perpétré par la famille régnante avec l’appui de mercenaires étrangers. L’avenir du Congo, c’est la démocratie et non la monarchie héréditaire. Dans une démocratie, le pouvoir est au fond des urnes et non au bout du fusil.
Pour le Club des amis du Congo
Le Président,
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog