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AVICULTURE CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE


AVICULTURE CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE


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      Auteur : Armand MANDZIONO


OPINION  XXII Par  MCB

Quand l’Europe plume l’Afrique que devient le Congo ?

 Il est permis de rêver tout en se donnant les moyens de réaliser ses rêves. Le questionnement est le début d’une bonne solution. Le programme des stratégies de relance agricole n’est pas un traité de philosophie, mais un document stratégique contrairement à l’usage qu’on en fait.

 

Ce document a été élaboré pour l’unité, le travail, et le progrès du Congo. Pour son premier biennal un budget de fonctionnement a été dégagée dont :

 

- 800 000 000 CFA pour la création des centres de production de poussins d’un jour,

- 260 000 000 CFA  Appui aux petits élevages (volailles, porcs, et petits ruminants);

- 1200 000 000CFA Renforcement des services vétérinaire et zootechnies ;

- 1700 000 000 CFA création des abattoirs dans les centres urbains ;

- 1000 000 000 CFA création des petites fabriques d’aliments ;

- 1500 000 000 CFA création de laboratoire de recherche avicole.

 

Malheureusement, l’élevage de la volaille est devenu la chronique d’une mort annoncée du peuple congolais parce que les mesures prises ne sont pas appliquées. L’eldorado des producteurs de la malbouffe depuis que l’or noir domine quasiment, l’économie congolaise, les éleveurs et les minotier de fortune qui s’érigent sur l’étendue de la république du Congo ne sont nullement contrôlés par un organisme public, privé ou paraétatique, la production du poulet que nous trouvons sur les marchés n’est soumis à aucune règles sanitaire, vétérinaire et cela au vu et su des techniciens avicoles ; l’élevage intensif amorcé pendant les années précédentes a disparu au profit d’un élevage de basse-cour, élevage d’autosubsistance, le Congo accuse un retard inouïe dans ce secteur alors que nous sommes au troisième millénaire et à l’ère de l’internet.


  

Plaidoyer pour une aviculture saine

 

La situation catastrophique de l’aviculture inquiète toute les bonnes consciences. Les pouvoirs publics doivent assumer pleinement leurs responsabilités au lieu de continuer d’assister à la régression informelle de l’élevage avicole et à l’empoisonnement chronique d’un peuple, dont on sait que le déficit en protéine est presque à 100%.

 

Le Congo manque de structures appropriées pour un élevage intensif, l’Etat et les pseudo-hommes d’affaire semblent souvent oublier que la construction d’un bâtiment pour poulet de chair, d’un poulailler de ponte et d’une usine alimentaire avec site de transformation nécessaire représentent la partie la plus  simple de l’opération. Le problème majeur surgit dans l’importation des poussins d’un jour, de l’aliment et dans la moindre mesure de vaccins et de médicaments pour volaille.

 

Le Congo ne possède aucune pharmacie vétérinaire. Il serait juste et raisonnable que le pays adopte une politique d’accompagnement de production avicole intensive du moment que nous satisfaisons au moins des conditions qui nous permettent une production intensive. Enumérons et analysons ces conditions :

 

Condition 1

La production agricole dépasse largement les besoins de la production d’aliments végétaux.

 

Condition 2

Le secteur manufacturier rapporte suffisamment des devises au pays pour acheter des denrées alimentaires nécessaires pour

Animaux.

Condition 3

L’économie forestière et secteur pétrolier rapportent suffisamment des devises au pays pour acheter des denrées alimentaires nécessaires à l’élevage. L’on observe que les deux premières conditions sont absentes au Congo la condition 1 en particulier, malgré le slogan de type (l’agriculture priorité des priorités) n’a jamais été établi.

Ce slogan d’importance économique indéfinie, apparait finalement creux quatre décennies plus tard, la condition 2 peut sembler effective, malgré ce qu’on peut en juger, aujourd’hui, avec la dérive du secteur on peut dire que le Congo ne remplit pas cette condition 2. Il reste la condition 3 qui est au fond une économie de rente puisqu’il s’agit de l’exportation, mais ce secteur prioritaire reste d’une opacité que d’aucun ne peut comprendre puisque la gestion des revenus pétroliers montre le caractère irresponsable et prédateur des responsables politique hier comme aujourd’hui.

Mon expérience me permet de décrier le système de développement de l’aviculture congolaise, depuis l’indépendance notre pays n’a jamais tenu une industrie de poulets de chair constituée d’une série d’unités distincts à savoir :

 

1) unité de production de stock et reproducteur de type poulets de chair de la plus haute qualité

2) unité de productions d’œufs à couvert

3) couvoir

4) poussinière

5) poulailler

6) conditionnement du poulet de chair

7) vente du poulet de chair

8) vente du poulet de chair en grossiste et en détaillant

9) promotion de vente

 

Bien plus grave on s’aperçoit qu’avec la régression du secteur avicole, l’aviculteur congolais, nous fait manger un poulet à la dioxine, les investisseurs importent les découpes de la volaille atteint de salmonellose et de grippe aviaire, le panier de la ménagère congolaise est rempli des produits qui ne sont soumis à aucun contrôle sanitaire, vous comprendrez par la que le pays ne dispose d’aucun moyen de contrôle de denrées alimentaires.

Il suffit de se rendre seulement dans un marché et d’y vérifier l’emballage de ces denrées pour connaitre leur pays de départ, or ces poulets sont vecteur de la fièvre typhoïde.

 

L’aliment

 

Les minotiers sont des véritables piliers dans le domaine de l’élevage, ils sont incapables de former des trusts ou des cartels pour produire un aliment équilibré permettant d’avoir un poulet susceptible de peser 4 kg en recevant une nourriture équilibrée de 4 kg en sept semaines. Les sociétés qui vendent l’aliment de bétail au Congo sont incapables de fournir à l’éleveur la fiche signalétique qui doit normalement figurer sur les sacs de provendes pour que l’éleveur puisse calculer la valeur énergétique de l’aliment qui lui est vendu et en connaitre les ingrédients. Si bien qu’il arrive au Congo qu’on vous fabrique un aliment qui vous produit un poulet qui pèse  2kg en quatorze semaines après celui-ci est consommer 10 kg.

Or les connaissances de l’alimentation de la volaille ont tellement évoluées, le régime alimentaire peut-être définit très précisément en termes d’énergies, d’acide aminés, de minéraux et de vitamines.

Les besoins sont en fonction du type d’oiseau et des variables climatiques, remettre debout l’activité avicole au Congo relève totalement de la production céréalière du pays qui s’avère insuffisante et ne permet point un élevage avicole intensif, élevage étant une composante  de l’autosuffisance alimentaire elle nécessite franchement une politique d’accompagnement au lieu de développer l’individualisme forcené et retardataire qui est devenu la politique ambiante du congolais.

 

Source des budgets (documents de relance des programmes agricoles et d’élevage, ministère de l agriculture et de l élevage)

   

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