Auteur: Forces armées loyalistes du Congo Brazzaville
COMMUNICATION DU COLONEL PAUL MABA ADRESSÉE A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE
Le General Ferdinand MBAOU
Après deux années de silence, observé sur la demande du commandant en chef des forces armées loyalistes du Congo
Brazzaville, le général Ferdinand MBAOU, afin de donner une chance à l’instauration d’un climat de paix et de sérénité durable sur toute l’étendue de la république du Congo Brazzaville,
nous nous autorisons, au nom des Forces armées loyalistes du Congo Brazzaville, à prendre la parole publiquement, afin de dénoncer l’arrestation abusive du commandant en chef, et
d’attirer l’attention de l’ensemble de la communauté nationale et internationale sur les provocations répétées du régime moribond de Brazzaville.
En effet, depuis quelques mois, et surtout depuis la dégradation progressive de l’état de santéde Denis SASSOU NGUESSO,
son incapacité à gouverner le Congone laisse plus l’ombre d’un doute. Cette situation,qui est bien connue de toutes les chancelleries, pose de gros problème dans le pays. Alors que le
cercle familial essaie de cacher ce secret de polichinelle, tous les grands acteursde l’échiquier africain, notamment occidentaux, se positionnent, mutualisent leurs avis et se préparent
à abattre leurs cartes, pour la succession au trône.
C’est dans le cadre de cet enjeu qu’il faut analyser, entre autres, l’explosion de Mpila et toutes ses conséquences.
Contrairement à tout ce que l’on peut penser, cette catastrophe n’est pas le résultat malheureux d’un accident dû à la négligence. Il est la conséquence, certes de l’exploitation de la
négligence mais aussi et surtout de la stratégie de terreur et de vide que veut créer le principal prétendant à la succession au trône.
Le déclenchement de l’explosion de Mpila lui profite ainsi qu’à son écurie, dont les membres redoublent d’excitation,
s’érigeant en procureurs de tout. Le prétendant au trône profite de l’occasion pour faire supporter la responsabilité de ce drame au Colonel Marcel NTSOUROU dont les propos sibyllins,
tenus lors de son 56 èmeanniversaire, montrent bien qu’il connaît l’état de santé du président du Congo et ses conséquences à court terme. La technique utilisée par le prétendant au trône
est la même que celle qui a permis, il y a trente-cinq ans, l’élimination du président Alphonse MASSAMBA-DEBAT, accusé d’avoir entretenu des groupes de prière pour reconquérir le pouvoir.
A l’époque, le prétexte avait permis à la bande du gouverneur actuel d’assassiner le président Marien NGOUABI, de désigner de faux coupables et de s’installer au pouvoir. L’arrestation du
Colonel Marcel NTSOUROU procède donc avant tout d’une logique de prise de pouvoir.
Par ailleurs, les processus, d’intimidation puis d’incarcération, engagés contre le général Ferdinand MBAOU est le
corollaire de la neutralisation de potentiels meneurs d’hommes, capables de réagir à un coup de forces. Ce dernier, qui a été emprisonné pendant plus de six mois à la maison d’arrêt de
Brazzaville, pour usurpation de titre et atteinte à la sécurité nationale, en était sorti blanchi. Des documents officiels, à lui remis par les autorités du pouvoir en place en attestent.
L’actuel ministre de la défense lui a remis, pas plus tard qu’il y a une semaine, une autorisation de quitter le territoire national congolais. Nous détenons le document. D’où vient – il
donc qu’il soit à nouveau interpellé pour l’un des faits précités, pour lesquels il a été absous ?
Quand bien même, la nomination du général MBAOU par le président Pascal LISSOUBA ne serait pas reconnue par le pouvoir
en place, en quoi cela les gêne t – il qu’il se fasse appeler général ? TASSOUA ne se fait-il pas appeler général GIAP ? SASSOU NGUESSO ne s’est – il pas affublé du grade de général
d’armée ? Et, que dire de tous ces caporaux qui ont porté les galons d’officiers pendant la guerre civile et qui ont été confirmés, pour faits de guerre, dans leurs titres, sans avoir
subi le moindre examen militaire, même symbolique ? Pourquoi donc le Colonel Marcel NTSOUROU, qui accomplit ses missions militaires avec honneur et efficacité, à la lecture de ses
dernières appréciations administratives, doit – il reporter à chaque échéance le port de ses galons d’officier général, alors qu’un analphabète comme le prétendant au trône se retrouve
bombardé du grade d’amiral sans avoir jamais mis les pieds sur une corvette ?
En réalité, le régime est aux abois. Le seul tort du généraul Ferdinand MBAOU et du colonel Marcel NTSOUROU est de ne
pas être ressortissants de la bonne ethnie. C’est sur cette base, et uniquement sur celle-ci que se fonde le pouvoir pour attribuer les breloques aux Hommes qui lui jurent fidélité et
pour éliminer du circuit tous ceux qui sont méritants.
Cela étant, l’opinion a déjà tranché la question. Général nommé par Pascal LISSOUBA ou non encore désigné par SASSOU
NGUESSO ne change rien au fait que les officiers Ferdinand MBAOU et Marcel NTSOUROU ont acquis la reconnaissance par l’opinion publique de leurs statuts. Ils figurent sur la liste des
officiers congolais dignes, victimes de l’intolérance d’un régime à bout de souffle.
Ensemble, nous le ferons plier. C’est pourquoi, dans l’attente des instructions du général Ferdinand MBAOU, battons –
nous le rappel des troupes, afin que les coalitions renforcent notre détermination à vaincre l’imposture.
Pour la patrie, nous sommes prêts.
Colonel Paul MABA
Forces armées loyalistes du Congo Brazzaville
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
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