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ALGERIE : PRISE D' OTAGE SUR LE SITE GAZIER D' IN AMENAS

 

  

  

 

      

 

 

LES ISLAMISTES ARMÉS PRENNENT EN OTAGE PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES SUR LE SITE GAZIER EN ALGERIE

 

 

Plusieurs centaines d'otages, algériens et étrangers, sont toujours détenus par un groupe islamiste armé, jeudi 17 janvier 2013, sur le site gazier d'In Amenas, dans le centre-est de l'Algérie, près de la frontière libyenne, exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach. 

Les islamistes ont justifié leur attaque par le soutien de l'Algérie à l'intervention française au Mali via l'ouverture de son espace aérien. Dans son communiqué du 16 janvier, la brigade Al-Mouthalimin a réclamé "l'arrêt de l'agression" au Mali.

      

  

MOKHTAR BELMOKHTAR le chef des preneurs d'otages

 

Mokhtar Bel Mokhtar, qui est à la tête de la katiba Al-Mouthalamin, qui a revendiqué la prise d'otages à In Amenas, dans l'est de l'Algérie.

 

QUI EST MOKHTAR  BELMOKHTAR ?

 

Il est l'homme à l'origine de la prise d'otage sur le site gazier d'In Amenas. Mokhtar Belmokhtar, dissident d'Aqmi aujourd'hui à la tête de sa propre brigade, est une personnalité trouble, à la fois terroriste et trafiquant.

 

On l'appelle "le borgne". Mokhtar Belmokhtar, 40 ans, est le cerveau de la prise d'otages de 41 ressortissants occidentaux le 17 janvier 2013, sur un site gazier de BP, dans le sud-est algérien. L'homme, qui aurait perdu un oeil après avoir reçu un éclat d'obus, a intégré le djihad à l'âge de 19 ans. Il connaît la région du Sahel comme sa poche.

 

Parcours. Né en 1972 à Ghardaïa, dans le nord de l'Algérie, Mokhtar Belmokhtar a rejoint les camps d’entraînement d’Al-Qaïda en Afghanistan, en 1991. Année qui marque ses débuts dans le djihad. Il revient en Algérie en 1993, prenant la tête du puissant Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). L'organisation deviendra Aqmi en 2007.

 

Dissident d'Aqmi. Il était l'un des "émirs" les plus influents d'Aqmi dans la région du Sahel, avec Abou Zeid, qui était "son rival direct", explique pour Metro Mathieu Guidère, professeur à l’université de Toulouse Le Mirail et auteur d'Al-Qaïda à la conquête du Maghreb. Mokhtar Belmokhtar y dirigeait sa propre "katiba" - une unité de combattants - au nord du Mali, avant de faire dissidence ou d'être exclu, en décembre dernier. Il a créé sa propre brigade islamiste armée, les "Signataires par le sang", qui revendique la prise d'otage en Algérie.

 

Spécialité. L'enlèvement d'Occidentaux. En 2003, il est impliqué dans le rapt de 23 touristes européens dans le sud de l'Algérie. En 2009, il aurait touché la coquette somme de 9 millions d'euros en échange de la libération de trois otages espagnols. Il serait aussi derrière l'enlèvement de deux jeunes Français au Niger en janvier 2011, tués au cours d’une tentative ratée de libération par l’armée française. Il serait également responsable de la mort de quatre Français en Mauritanie, en 2007.

 

Trafiquant. Mokhtar Belmokhtar est aussi surnommé "Mister Marlboro", en raison de ses activités de contrebande, notamment le trafic de cigarettes. Un commerce illicite qui lui permet de financer ses activités terroristes. "Il est plus conciliant qu'Abou Zeid qui ne veut pas se livrer à des activités anti-islamiques, explique Mathieu Guidère. Mokhtar Belmokhtar touche aussi au trafic de voitures ou de drogue". Condamné plusieurs fois à mort en Algérie, il n'a jamais pu être arrêté

 

 

Le site GAZIER D' IN AMENAS

 

     Image du site gazier de In Amenas, à l'est de l'Algérie, diffusée par BP le 16 janvier.

       

 

 

   

 Comment s'est déroulée l'attaque ?

 

Mercredi 16 janvier 2013, 5 heures du matin : à trois kilomètres de la base, le groupe armé attaque un bus amenant des employés à l'aéroport d'In Amenas. Au moins un Britannique et un Algérien sont alors tués dans l'échange de tirs avec l'escorte, six autres personnes blessées. Les assaillants prennent la fuite avec cinq prisonniers.

Ils se dirigent ensuite vers la "base de vie" du site gazier, à bord de trois véhicules selon le ministère de l'intérieur – des témoins affirment qu'il y en avait davantage. C'est alors qu'ils prennent en otages les employés.

  • Qui sont les preneurs d'otages et quelles sont leurs revendications ?

Un groupe intitulé "les Signataires par le sang" ("La brigade Al-Mouthalimin") a revendiqué la prise d'otages, mercredi 16 janvier. Il est dirigé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne" et récemment parti d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

 

Jeudi matin, les preneurs d'otages ont demandé le retrait de l'armée algérienne qui encercle le complexe pour permettre des négociations, des otages ont également relayé la volonté de leurs ravisseurs sur la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira.

 

Un Britannique, un Irlandais et un Japonais, présentés comme des otages en Algérie, se sont relayés jeudi sur la chaîne quatarie afin de réclamer le retrait des militaires algériens qui encerclent le site gazier où ils sont détenus. Les trois hommes, qui se sont exprimés au téléphone et dont aucune image n'a été montrée, ont tour à tour insisté pour que les militaires cessent les tirs contre leur lieu de détention pour préserver leur vie et favoriser la négociation.

Les otages, dont les propos étaient traduits simultanément en arabe par la télévision satellitaire du Qatar, relayaient la demande d'un des ravisseurs, présenté sous le pseudonyme d'Abou Al-Baraa, qui était intervenu auparavant sur cette même chaîne de télévision. "Nous demandons le retrait de l'armée algérienne pour permettre de lancer des négociations" sur les otages, a dit Abou Al-Baraa.

 

Lire : Qui est la brigade Al-Mouthalimin, qui revendique la prise d'otages en Algérie ?

  • Qui sont les otages ?

Dès leur prise du site gazier, les islamistes ont immédiatement séparé les employés en deux groupes, les Algériens d'un côté (au moins 300), les 41 étrangers de l'autre. Parmi ces derniers figurent des Américains (au nombre de sept selon les preneurs d'otages), des Britanniques, des Norvégiens (treize, selon le premier ministre norvégien), des Japonais, un Irlandais et un Autrichien. Des Malaisiens et des Philippins figureraient également parmi les otages, selon le Français joint par France 24 (lire ci-dessous).

Lire : Nouvelle dimension internationale de la crise malienne

  • Combien y a-t-il de Français ?

L'incertitude règne sur le nombre de Français retenus. Mercredi, le correspondant du quotidien algérien El Watan a évoqué la présence de deux Français parmi les otages. Dans la soirée, la chaîne France 24 a affirmé avoir parlé par téléphone avec un otage français, en précisant ne pas savoir s'il parlait sous la contrainte ou non.

Selon des informations recueillies par Europe 1 jeudi, quatre Français seraient potentiellement retenus en Algérie parmi les otages.

Mais un peu plus tôt, François Hollande avait déclaré mercredi soir n'avoir pas de certitude, tandis que le Quai d'Orsay a activé sa cellule de crise pour procéder à des "vérifications". La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a répété jeudi matin n'avoir aucune confirmation de présence de Français parmi les otages.

Lire : Incertitude sur la présence de Français parmi les otages en Algérie

  • L'armée algérienne peut-elle donner l'assaut ?

Le site gazier d'In Amenas est totalement encerclé par les forces de l'ordre algériennes. Le ministre de l'intérieur, Dahou Ould Kablia, a exclu toute négociation avec les ravisseurs. Les autorités "ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation", a-t-il dit aussitôt après l'attaque.

Mais un assaut est très risqué pour les forces algériennes. Outre le risque d'exécution des otages, les islamistes auraient menacé de faire exploser le site "si les forces armés algériennes ne se retirent pas", rapporte le site Maghreb émergent.

  • Qui exploite ce site gazier ?

 Image du site gazier de In Amenas, à l'est de l'Algérie, diffusée par BP le 16 janvier. | AFP/-

Le site gazier situé à In Amenas, à une centaine de kilomètres de la frontière libyenne et à 1 300 kilomètres d'Alger, est exploité par une joint-venture de l'entreprise algérienne Sonatrach avec les compagnies britannique BP et norvégienne Statoil. Entré en fonctionnement en juin 2006, il exploite quatre gisements situés dans le bassin d'Illizi, dans le sud-est de l'Algérie.

  

Lire nos informations sur le site d'In Amenas.

Le complexe emploie 700 personnes, dont une grande majorité d'Algériens. Une partie d'entre eux est employée par CIS Catering, une société française de restauration, d'hôtellerie et de logistique. Le PDG de CIS Catering, Régis Arnoux, a déclaré mercredi au JDD.fr que "150 de [ses] employés [étaient] retenus".  

 

Source : LE MONDE  

 

La bataille dans le désert , pour la reconquête du Nord du Mali ne sera pas tâche facile.

 

Alger, Mohammed El DJAFAR pour la Voix du Peuple

 

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons 

   

     

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