COTE D' IVOIRE : ACCUSÉE DE GENOCIDE, Simone GBAGBO FACE AU JUGE D' INSTRUCTION
Madame Simone GABGABO
L’audition sur le fond de Simone Gbagbo doit commencer ce mardi 13 novembre 2012. Ces auditions sur le fond, effectuées après d’une vingtaine de proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, ont commencé le 31 mai dernier. Il ne restait plus que trois personnes à entendre, dont l’amiral Vagba Faussignaux, ex-commandant de la marine ivoirienne, et Simone Bagbo donc, épouse de l'ancien chef de l'Etat. Son audition sur le fond doit se dérouler à Odienné, dans le Nord-Ouest.
Le juge d’instruction Koné Mamadou et Me Rodrigue Dadjé, l’un des avocats de Simone Gbagbo, se trouvent à Odienné depuis ce lundi. L’épouse de l’ex-président ivoirien est l’une des huit personnes déjà inculpées pour génocide.
En février dernier, elle avait été la première à être informée que le crime de génocide avait été ajouté aux autres chefs d’inculpation - crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et crimes économiques.
Les avocats des prévenus concernés par l’accusation de génocide ne veulent pas commenter seulement cet aspect des dossiers qu’ils vont défendre. Ils souhaitent que les procès commencent le plus vite possible ; leurs clients sont détenus depuis plus d’un an et demi.
Selon une source judiciaire, ces auditions sur le fond de Simone Gbagbo et des deux autres détenus proches de l’ex-régime constituent la dernière étape avant l’ouverture des procès, qui devraient débuter dans les tout prochains jours (peut-être même la semaine prochaine).
Selon certains observateurs, le début de ces procès pourrait baisser la tension entre les autorités et l’opposition. Le pouvoir ivoirien est critiqué par certains de ses partenaires, qui lui reprochent d’appliquer une justice de vainqueurs, les pro-Gbagbo étant jusqu’ici les seuls à être poursuivis.
SENEGAL : ENQUÊTE SUR Karim WADE SON PERE Abdoulaye WADE RENTRE PRECIPITAMMENT A DAKAR
Karim WADE
Après un long séjour en France, l’ancien président Abdoulaye Wade a décidé de rentrer plus tôt que prévu pour informer l'opinion de « l'agression » contre son entourage. La Cour de répression de l’enrichissement illicite, mise en place dans le cadre de la traque des biens mal acquis engagée par le nouveau gouvernement, a annoncé récemment l'ouverture d'enquêtes visant sept dignitaires de l'ancien régime, et notamment Karim Wade, le fils de l’ancien président.
Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk
A en croire ses proches, c’est sur l’air du « Vous allez voir ce que vous allez voir » qu’Abdoulaye Wade annonce son retour à Dakar. Selon eux, l’ancien chef d’Etat rentre pour être aux côtés de son fils Karim, qui doit être auditionné par la gendarmerie ce jeudi dans le cadre d’une enquête sur un possible enrichissement illicite.
Cité dans la presse locale, l’ancien président affirme : « C’est à moi que Macky devait s’en prendre, et non à Karim. C’est moi qui ai offert à Karim, avec mes fonds politiques, une partie de sa fortune, comme je l’ai fait pour Macky Sall et tant d’autres… »
Pour Me Amadou Sall, du PDS, ces procédures ne relèvent ni plus ni moins que du « harcèlement et de l’intimidation ». Au terme de « grand déballage », il préfère parler d’« information du public » et annonce des manifestations, qu’elles soient autorisées ou non. « On ne va pas se laisser faire », précise l’ancien ministre de la Justice d’Abdoulaye Wade.
« Ces gesticulations et ces menaces nous laisse dans une indifférence minérale », répond Abou Abel Thiam, le porte-parole du président Macky Sall. « L’Etat va continuer à faire son travail. » Et d’ajouter : « Si des dignitaires de l’ancien régime ont commis des forfaits, ils en rendront compte devant la justice. »
Justice impartiale ou Justice des vainqueurs ?
Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons